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Et maintenant, le viol des vieilles dames !

ORDURES DE RACAILLES ………………….

Et maintenant, le viol des vieilles dames !

L’abandon progressif de l’armature morale qui fonde une société bien portante nous conduit à voir repoussées constamment les limites de l’intolérable.

Au catalogue des paradoxes de notre époque, celui qui suit n’est pas le moindre : on trouve en effet réunis, dans une même société, des idées et des comportements qui, loin d’être faits pour cohabiter, devraient plutôt s’invalider structurellement et s’exclure mécaniquement.

Dans quelques siècles, si par chance nos successeurs ont retrouvé le bon sens que nous avons perdu, leurs historiens qui s’intéresseront à notre monde s’étonneront de voir qu’une société d’êtres humains a existé où les uns, cédant à tous les caprices de l’imagination, se sont mis en tête de ne plus manger un œuf en signe de respect pour la vie sous ses formes animales et végétales, tandis que d’autres ont sans cesse repoussé les limites de l’ignoble et de la barbarie.

Quelle autre époque peut se targuer d’avoir vu un multirécidiviste en liberté abattre de sang-froid, pour un motif dérisoire, un « vegan » sans gluten ?

L’abandon progressif de l’armature morale qui fonde une société bien portante nous conduit à voir repoussées constamment les limites de l’intolérable.

Ultime avatar de la loi du plus fort, version définitive du monstre à visage humain : l’agression, parfois mortelle, souvent sexuelle, des personnes âgées. Réputés sans défense, et éveillant à ce titre notre empathie et notre sollicitude, témoins des temps passés, représentants d’une sagesse forgée par les années, les « vieux » ont été jusqu’à récemment un sanctuaire intouchable et intouché. Dans la nuit du 12 au 13 janvier, dans l’Aisne, puis le mardi 17 du même mois dans l’Eure, deux malheureuses, âgées respectivement de 88 et 72 ans, ont eu, elles, le malheur de croiser la route de ces monstres que le modernisme produit désormais à échelle industrielle dans notre pays. Violées, volées, battues, torturées, et même brûlée pour l’une des deux, elles ont enduré le calvaire qui jette une honte définitive sur notre monde.

L’émotion légitime que cela suscite s’ajoute à l’inquiétude de voir se produire ces ignominies de plus en plus souvent si on ne prend pas la mesure de leurs causes. Au lieu de cela, on décuple les moyens de police et de justice pour tenter de canaliser, de plus en plus vainement, le déferlement d’une violence assumée devenue un moyen d’expression comme un autre. L’étude étiologique des racines du mal a pourtant été faite depuis longtemps par des gens intelligents, hélas connus de quelques initiés seulement. Le philosophe Louis de Bonald (1754-1840), dans un recueil de textes publié en 1819 sous le titre Mélanges, écrivait ceci :

« Vous affaiblissez la foi des peuples aux grands principes de la religion ; il vous faudra multiplier les mesures de surveillance et de répression. Ce que vous épargnez en instruction forte et sévère pour l’enfance, vous le dépenserez un jour en rigueurs pour les hommes faits ; et parce que vous aurez porté la mollesse de Solon dans la morale, vous serez obligé de porter la dureté de Dracon dans la police. »

‌”

En écho, le philosophe Gustave Thibon (1903-2001) confirme que « [la meilleure société] est celle où il y a un maximum de mœurs et un minimum de lois ».                     http://www.bvoltaire.fr/jonathansturel/viol-vieilles-dames,308139

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Primaire à gauche : Cambadélis, capitaine d’un navire à la dérive

Primaire à gauche : Cambadélis, capitaine d’un navire à la dérive

À quelques jours du premier tour de la primaire de la gauche, l’écrivain Philippe Besson a rendu visite au premier secrétaire du PS, rue de Solférino. Entretien avec un capitaine qui navigue entre les icebergs.

Tandis que je m’approche de la rue de Solférino, où j’ai rendez-vous avec lui, je me demande quel homme je vais trouver. Car enfin ce Monsieur Cambadélis est pour le moins intrigant. Voilà un ancien trotskiste arborant désormais des costumes bien coupés, un ex-leader étudiant qui fait aujourd’hui assaut de manières précieuses et de langage désuet. On a beau vieillir, blanchir sous le harnais, gagner de la sagesse avec l’âge, la métamorphose n’en est pas moins spectaculaire. S’il voulait donner du grain à moudre à ceux qui vomissent la gauche embourgeoisée, les révolutionnaires reconvertis en salonnards, il ne s’y prendrait pas autrement.

Mais là ne réside pas son seul paradoxe. En effet, il est le premier secrétaire d’un parti qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans le marasme et pourtant il croit dur comme fer dans les chances socialistes de remporter l’élection présidentielle. Comme s’il sifflotait entre les dents : « Tout va très bien, Madame la marquise », alors qu’il règne sur des décombres. Ou comme s’il faisait jouer l’orchestre alors qu’il se tient sur la passerelle du Titanic.

« JUSQUE-LÀ TOUT VA BIEN ! »

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©SIPA

Le Titanic, m’y voici justement. Je veux dire : le siège du parti socialiste. Les hautes grilles qui ont vu défiler tant de ténors politiques depuis des années sont toujours lourdes et imposantes. L’accès en a été sécurisé. Une fois la cour traversée, j’aperçois en haut des marches un panneau jaune de sécurité : « Attention sol glissant ». Si on avait l’esprit mal tourné, on y verrait un présage. Dans le hall, où je patiente dans l’attente du patron, je remarque, placée là en forme d’hommage, une photo de Mário Soares, l’homme d’État portugais, décédé quelques jours plus tôt. Mais quand les icônes meurent, qui les remplace ? Aux murs, des affiches font appel à des volontaires pour les primaires citoyennes. À croire que les petites mains ne se bousculent pas.

La maison est silencieuse ; le contraire d’une ruche. Il faut dire que les candidats ont installé leur QG ailleurs : avenue de France dans le xiiie pour Manuel Valls (« un QG à l’américaine », précise-t-on), rue du docteur Roux dans le xve pour Montebourg (le désordre y serait la règle), tour Montparnasse pour Benoît Hamon (pour prendre de la hauteur ?) et rue de l’Ouest dans le XIVe pour Vincent Peillon (100 m2 en rez-de-chaussée, pas un local de vainqueur, a priori).

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©Thomas Humery pour Les Echos Week-End

Finalement, je gravis la volée de marches, apercevant les photos en noir et blanc de ceux qui ont dirigé le parti pour être conduit jusqu’à Jean-Christophe Cambadélis. Il se présente en costume sombre, le cheveu parfaitement gominé, l’oeil vif et le sourire en coin, prêt à séduire son interlocuteur. Ma première question est des plus simples : « Comment ça va ? » En s’asseyant dans un des fauteuils rouges de son vaste bureau blanc, il s’esclaffe : « Jusque-là tout va bien ! » En général, la réplique qui suit, c’est : « Le plus dur, ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage… » Il ne la prononce pas, mais il me semble la deviner.

Il embraye aussitôt sur la présidentielle, sans que j’aie rien demandé, convaincu d’avoir deviné le sens implicite de mon interrogation : « Toutes les élections ont un favori et un champion. Pas cette fois-ci. Les favoris sont défaits les uns après les autres et le champion n’est pas perceptible. Il y a un scepticisme citoyen. Les médias jouent leur rôle de loterie, avec des engouements successifs et passagers, c’est Noël au balcon, Pâques au tison. Le match n’est pas plié, tout se jouera dans la dernière ligne droite, il faudra aller la chercher avec les dents, cette élection. » Conviction sincère ou méthode Coué ? Il assure vouloir se méfier des analyses paresseuses.

UNE JEUNESSE TROTSKISTE TURBULENTE

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Jeune, Jean-Christophe Cambadélis aurait aimé être acteur, mais il est tombé très tôt dans le chaudron politique©DELESSARD/NECO/SIPA

L’analyse, justement, elle demeure son « péché mignon ». C’est ce qui lui reste d’abord de son passé trotskiste : « Il est vrai qu’on préférait l’analyse politique à l’action. On cultivait la science du rapport de force. On pratiquait la conceptualisation des combats. » Que subsiste-t-il d’autre de sa jeunesse turbulente ? « L’indignation vis-à-vis de la relégation, de la précarité. » Je lui fais observer que Gérard Filoche, qui a partagé ses combats d’alors, l’a décrit autrement : « Camba était déjà un peu brutal et un peu sectaire et pas démocratique. » Il corrige, sans marquer le moindre sentiment, sans hausser la voix. « Je n’ai jamais reculé. Ça tient à ma carrure, peut-être. Mais pas seulement. Il faut être de marbre et oui, parfois, avoir des formules un peu brutales. L’époque l’était. Par ailleurs, j’ai réunifié toutes les chapelles estudiantines, je ne suis donc pas sectaire, j’ai le goût du rassemblement. Filoche m’en veut parce qu’il ne s’est pas qualifié pour la primaire, mais ce sont ses camarades frondeurs qui n’ont pas voulu de lui. Ils auraient pu lui fournir les signatures nécessaires, ils ne l’ont pas fait. »

À l’écouter, je comprends mieux pourquoi Jean-Christophe Cambadélis a été repéré, en son temps, par Pierre Lambert, patron des trotskistes, pour ses qualités d’orateur et d’organisateur. À l’évidence, elles ne l’ont pas quitté. « Je crois à l’importance du verbe. Je suis un gaucher contrarié. On m’a attaché le bras gauche dans le dos afin que j’écrive de la main droite. J’ai développé une dyslexie et une dysorthographie terribles. Un handicap dans mon rapport au monde. Pour le surmonter, j’ai misé sur la lecture et sur la parole. Et puis j’aurais aimé être acteur. Je disais : « Gérard Philipe ou rien ». J’ai monté une troupe de théâtre. Mais je suis tombé dans le chaudron politique, ça ne s’est pas fait. »

Il admet volontiers également son goût pour l’organisation : « Je ne veux pas me laisser manger par la spontanéité des événements. La politique est un art d’exécution. Il faut être capable de structurer pour agir. » On lui prête une faculté à mettre les bras dans le cambouis, à se salir les mains, à monter des coups. Un parfum de soufre l’accompagne. En a-t-il conscience ? Il me livre l’explication fournie par le communicant Stéphane Fouks qui lui dit : « Tu gagnes toujours. Or on n’aime pas les gens qui gagnent toujours. Ce n’est pas naturel. Il y a forcément quelque maléfice derrière tout ça. »

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Avec Dominique Strauss-Kahn en 2006. Un long compagnonnage politique… ©SIPA

DE SUBTILS JEUX D’APPAREILS

Et les affaires judiciaires ? (il a été condamné pour emploi fictif dans l’affaire Agos en 2000, puis, en 2006, dans l’affaire de la Mnef.) Elles expliquent peut-être aussi cette réputation, non ? Il balaie l’accusation : « Les Français ont compris que ce n’était pas pour m’enrichir. En réalité, les gens autour de Chirac avaient trouvé ce pare-feu pour affaiblir Jospin. » Il n’aurait donc été que le dommage collatéral d’une guerre au sommet de l’État. Il se rappelle néanmoins « une campagne extrêmement violente, des photos horribles en une de « Libération ». Cela ne m’a pas empêché d’être réélu. » Le jugement des électeurs lave de tous les péchés. Il ajoute : « Avant ces condamnations, j’étais insouciant. J’ai mieux compris que la vie politique était féroce. » On l’imagine mal en naïf mais après tout, pourquoi pas ? Il insiste : « J’ai mieux perçu la jalousie, l’inconstance humaine, la couardise. Je suis devenu encore plus prudent. »

Prudent ? L’adjectif a de quoi faire sursauter quand on connaît son long compagnonnage avec DSK. Il savait que ce dernier aimait les femmes, mais ignorait « quelles proportions cela prenait, et qu’il s’agissait d’une addiction. » S’il refuse tout jugement moral, il admet que « la sexualité devient un problème quand elle peut vous être reprochée dans un combat politique. » Du reste, avant son départ au FMI, il a prévenu celui qui s’apprêtait à en prendre la direction : « Je lui ai dit, ça ne peut pas être «Tel est mon bon plaisir ». Il m’a assuré que c’était terminé. Je l’ai cru ».

Cet épisode appartient à un passé révolu. Aujourd’hui, Jean-Christophe Cambadélis est à la tête du parti socialiste. « Pourtant, cela me semblait une perspective inatteignable, assure-t-il. Regardez au mur de ce bureau, je fais face à la photo de Jaurès quand même ! » Il prétend que son accession au poste de premier secrétaire ne lui a pas semblé une revanche, n’a même pas eu le goût d’un accomplissement : « J’ai pris tout de suite la mesure du défi qui m’attendait, des échéances difficiles dont je sortirais éreinté. » Sauf que tenir la boutique ça se résume à se livrer à de subtils jeux d’appareils et à gérer des ego blessés, non ? « Oui, c’est ça aussi, concède-t-il, il y a des rapports de force, des espoirs déçus, mais comme dans toute entreprise humaine, pas plus pas moins. »

L’IMPORTANT : LA PRIMAIRE CITOYENNE

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©Bertrand Guay/AP/SIPA

Il en profite pour réitérer son ambition d’un PS à 500 000 adhérents (contre 120 000 officiels en 2016). L’espoir le ferait-il vivre ? « On va réaliser cet objectif ! Je pense le dépassement du PS, philosophe-t-il. J’ai voulu les primaires dans ce but. C’est fini de toute façon l’époque des partis armés, des militants encartés. On aura des militants voyageurs. » On se demande s’il n’est pas un peu déconnecté des réalités. Il s’en amuse : « Je peux avoir un côté agaçant pour certains parce que je suis inébranlable, parce que je refuse les idées du moment. » Et il se pose aussitôt en défenseur du parti : « Nous n’avons pas de dettes. Nous allons offrir 8 millions à notre candidat pour sa campagne de premier tour, 4 millions de plus pour le second quand d’autres empruntent en Russie. Nous sommes implantés dans tous les cantons, nous dirigeons des départements, des régions. Nous ne sommes pas menacés de mort ! » Il s’agace de l’acharnement médiatique dont il estime la famille socialiste victime pour le balayer tout aussitôt d’un revers de main : « Comme me le disait Mitterrand, quand je lui rendais visite le soir à l’Elysée, il n’y a rien de plus vieux que le journal de la veille. »

Pour l’heure, la grande histoire, bien sûr, c’est la primaire citoyenne. Il escompte que 1,5 à 2 millions de personnes se déplaceront dans les bureaux de vote. Et tacle au passage : « Avant l’été, on nous parlait de 600 000 électeurs seulement. Tout le monde a déjà oublié. Nous, on a travaillé. » On verra. Il ne fera pas connaître sa préférence, mais n’hésite pas à donner son opinion sur chacun des impétrants. Et chaque portrait est presque invariablement un inventaire des qualités qui s’achève par une pichenette :

Benoît Hamon ? « Il est parti de loin, mais il a une offre politique, un appétit, une décontraction. Il mène une campagne dynamique, cohérente. Le vent semble tourner en sa faveur. Il peut convaincre cette gauche du parti qui recueille traditionnellement 30% des suffrages dans nos congrès. Il peut créer la surprise. Mais soyons prudents. Souvenez-vous de Bruno Le Maire à droite. »

Vincent Peillon ? « J’ai beaucoup d’estime et de respect pour lui. Je crois vraiment qu’il y est allé parce que Hollande a renoncé. Mais il souffre d’un manque de notoriété et il est un peu dans l’improvisation. »

Arnaud Montebourg ? « C’est un personnage. Son problème, c’est qu’il a perdu son Graal, l’anti-hollandisme. » Qu’a-t-il pensé des déclarations embarrassées de l’ancien ministre du Redressement productif sur son casier judiciaire ? « Edwy Plenel [directeur du site Mediapart, NDLR] les lui a soutirées. Plenel a lancé une fatwa sur moi depuis longtemps. » Les vieilles querelles ne sont jamais loin.

Et Manuel Valls ? « Avant son départ en campagne, on disait qu’il ne pouvait pas rassembler la gauche parce qu’il avait utilisé le 49-3. Il y renonce et le préjugé perdure, c’est curieux, non ? Le préjugé est plus fort que la proposition, c’est dommage. » On croit comprendre pour qui bat le coeur du premier secrétaire.

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©Thibault Camus/AP/SIPA

« MACRON N’A PAS CETTE CULTURE »

Je lui fais remarquer que l’éparpillement des candidatures au sein de la gauche la condamne à ne pas figurer au second tour. Il s’en désole. Et estime que des discussions devraient s’ouvrir à l’issue de la primaire pour traiter la question de ce trop-plein. Néanmoins, il ne croit guère au retrait d’un ou plusieurs candidats.

Il en profite pour se payer ceux qu’il a traités de « galopins ». « Mélenchon connaît son histoire de la gauche, le mouvement ouvrier, il sait parfaitement ce qu’il fait, il veut casser le PS, nous passer devant pour recomposer la vie politique de ce côté de l’échiquier. Macron n’a pas cette culture, ne parle pas cette langue, il n’a que mépris pour ce que nous représentons, les militants, les responsables locaux, les élus. Il trace sa route. Il n’est pas tellurique. » Façon de dire qu’il est une planète gazeuse, probablement…

Et en face, côté Les républicains ? « Fillon est un honnête homme. Malgré ses châteaux cachés. Je le crois passionné par la France. Mais lui qui a été séguiniste, bonapartiste social, s’est inventé un personnage de conservateur catho pour remporter la primaire de la droite. Et maintenant, il est coincé dans une armure qu’il ne peut plus fendre. » Il y revient : « Donc, cette présidentielle nous réservera des surprises. Elle se joue à l’aveugle. » Mais si la gauche perd, que deviendra le PS ? « Un parti d’opposition. » C’est aussi simple que ça ?

Et lui, Jean-Christophe Cambadélis, a-t-il réfléchi à son avenir, alors qu’on assure que le vainqueur de la primaire voudra récupérer son poste dès l’été prochain ? Il laisse passer quelques secondes, planer un silence puis me lance avec un sourire gourmand : « Je ne suis pas encore parti. » On le croit sur parole.

QUARANTE-CINQ ANS D’APPAREIL

14 août 1951 : Naissance à Neuilly-sur-Seine. Père diamantaire grec, mère employée à la Banque de France.

1969 : Adhésion à l’Alliance des jeunes pour le socialisme (AJS), la structure jeune de l’Organisation communiste internationaliste (OCI), trotskiste.

1977 : Président du syndicat étudiant Unef.

1986 : Rompt avec le PCI et rejoint le parti socialiste.

1988-93 : Député de Paris, réélu sans discontinuer depuis 1997.

1988 : Membre de l’équipe de campagne de François Mitterrand pour sa réélection.

2006 : Condamné à six mois de prison avec sursis dans l’affaire emplois fictifs de la Mutuelle nationale des étudiants de France (Mnef).

15 avril 2014 : Devient premier secrétaire du PS en remplacement de Harlem Désir, entré au gouvernement Valls, puis élu par les militants.

13 avril 2016 : Lance la Belle Alliance populaire, destinée à fédérer la gauche.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/week-end/business-story/enquetes/0211698853068-primaire-lintrigant-monsieur-cambadelis-2058761.php#ipMw7s7mgg0v7lCr.99

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Actualité Société Déradicalisation : l’affaire qui embarrasse l’Intérieur

ENCORE UNE AFFAIRE QUE  LES GAUCHISTES TENTENT DE NOUS CACHER ??

Actualité Société

Déradicalisation : l’affaire qui embarrasse l’Intérieur

Un pensionnaire du premier centre de déradicalisation ouvert en septembre a été interpellé mardi. Il n’aurait jamais dû intégrer la structure, selon « Le Monde ».

Premier couac pour le centre de déradicalisation ouvert en septembre denier sur le domaine de Pontourny à Beaumont-sur-Vernon, en Indre-et-Loire, le premier établissement du genre en France. Un de ses pensionnaires a été interpellé mardi 17 janvier alors qu’il se trouvait en permission de sortie dans le Bas-Rhin, a rapporté le quotidien régional Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Le Monde revient ce vendredi sur les dessous de cette histoire, qui pourrait jeter l’opprobre sur les bonnes intentions du ministère de l’Intérieur en matière de lutte contre le djihadisme.

Mustafa S., 24 ans, a été interpellé avec deux autres hommes lors d’une opération antiterroriste, mardi à Wissembourg. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu se rendre en Syrie en mai 2016, mais leur projet avait avorté à cause d’un contrôle policier à la frontière germano-autrichienne. Mustafa S. est bien connu des services de renseignements. Il faisait partie de la filière de Strasbourg, un groupe de jeunes originaires du Bas-Rhin qui avaient déjà tenté de rallier la zone irako-syrienne entre décembre 2013 et avril 2014. Y figurait notamment Foued Mohamed-Aggad, l’un des terroristes du Bataclan. Mustafa S. n’a jamais rejoint la Syrie, retenu par sa famille, mais il restait étroitement surveillé.

 http://www.lepoint.fr/societe/deradicalisation-l-affaire-qui-embarrasse-l-interieur-20-01-2017-2098907_23.php#xtor=CS2-239
 http://www.lepoint.fr/medias/une-invitee-pro-trump-evincee-du-plateau-de-bfm-tv-21-01-2017-2099068_260.php#xtor=CS2-239
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Caen : Imad et ses amis détroussaient les passants

Caen : Imad et ses amis détroussaient les passants 

Justice. À Caen (Calvados), deux des trois hommes soupçonnés de voler les passants en simulant une ivresse ont été condamnés par la justice, mercredi 18 janvier.

Leur technique était bien rodée. El Hat Said Mammare, 32 ans, Imad Iddine Mebarki, 23 ans, et un complice non idenfié, avaient l’habitude de simuler un état d’ivresse dans le centre-ville de Caen, dans le Calvados, comme l’explique Tendance Ouest. Puis, en abordant les passants et en leur prodiguant des “accolades répétées”, selon le site internet de la radio, ils volaient le contenu des poches de leurs victimes.

Un des malfaiteurs a pu s’enfuir

Filmés par des caméras de vidéosurveillance, les trois larrons ont été vus en action, puis se départageant leur butin avant de jeter un portefeuille dans une poubelle. Si l’un des malfaiteurs a réussi à s’enfuir à l’arrivée de la police, les deux autres ont pu être interpellés. Sur eux, les forces de l’ordre ont retrouvé “plusieurs porte-monnaie, portefeuilles, téléphones portables, un certain nombre de cartes bancaires et un iPhone”, selon le média normand.

Les deux hommes ne se sont finalement pas présentés à l’audience, mercredi 18 janvier, où ils étaient jugés pour vols et recels en réunion. Pour ces deux chefs d’accusation, et malgré leur absence, ils ont été condamnés à six mois de prison ferme chacun. https://www.valeursactuelles.com/faits-divers/caen-imad-et-ses-amis-detroussaient-les-passants-61573

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Alain Minc : « Je vais voter Macron »

Ivan Rioufol ن a retweeté Le JDD

L’imposture , faux candidat anti-système, commence à se dévoiler

Alain Minc : « Je vais voter Macron »

INTERVIEW – Soutien d’Alain Juppé à la primaire de la droite et du centre, Alain Minc votera pour l’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron : « C’est le seul candidat authentiquement européen. » 

Alain Minc soutient Emmanuel Macron. (Sipa)

Votre candidat à la présidentielle, Alain Juppé, a été éliminé. Avez-vous choisi un candidat de remplacement?
Je vais voter Emmanuel Macron. Pour une raison : il est le seul candidat authentiquement européen. Ses meetings sont les seuls où l’on voit des drapeaux européens. Dire qu’Angela Merkel a sauvé l’honneur de l’Europe dans la crise des migrants, c’est extrêmement courageux. Il est partisan d’une construction européenne avec des abandons de souveraineté. François Fillon, comme tous ceux qui ont voté non à Maastricht, est européen, certes, mais il n’y a pas chez lui d’acceptation de la construction d’une réalité supranationale. C’est une immense différence. Et puis, un jeune homme d’État étranger m’a dit récemment : « Si Macron est élu, c’est un coup de tonnerre en Europe. » Si le pays grincheux qu’est la France élit un « roi de France » de 39 ans, l’image de la France changera soudainement.

« Si Juppé avait gagné, il n’y aurait pas de sujet Macron »

Il y a quelques semaines encore, pourtant, vous souteniez Juppé…
Je regretterai toujours le résultat de la primaire. Si Juppé avait gagné, il n’y aurait pas de sujet Macron. Mais Macron a ce que Napoléon exigeait de ses généraux : du talent et de la chance. Le talent, il l’a montré. La chance, il en a tous les jours.

Comment Macron accueille-t-il votre soutien?
Il ne le sait pas encore.

Christine Ollivier et Anna Cabana – Le Journal du Dimanche                           http://www.lejdd.fr/Politique/Alain-Minc-Je-vais-voter-Macron-841450#xtor=CS1-4        

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Natacha Polony : «L’école ne fabrique plus des hommes libres, mais des incultes !»

Natacha Polony : «L’école ne fabrique plus des hommes libres, mais des incultes !»

GRAND ENTRETIEN – Théorie du genre, Vincent Peillon, feuille de route sur l’intégration, Natacha Polony revient sans langue de bois sur les polémiques autour de l’école qui ont émaillé cette semaine.

Polémique autour de la théorie du genre, dérives communautaires, résultat catastrophique au classement Pisa, l’école Française est en crise. Dans votre dernière chronique pour le Figaro, vous écrivez, «l’école n’instruit plus, n’éduque plus, elle rééduque». Qu’entendez-vous par là?

Natacha Polony – Le vieux débat entre instruction et éducation est complexe. Pour les tenants de l’instruction, dont je fais partie, l’école doit transmettre des savoirs universels. C’était le projet de Condorcet qui est le premier à avoir pensé l’école de la République à travers ses cinq mémoires sur l’instruction publique. A l’époque, on parlait bien d’instruction et non d’éducation, cette dernière revenant aux familles. Certes, l’école transmettait aussi des valeurs, mais celles-ci passaient par l’histoire, la littérature, les textes. Et c’est en cela qu’elles étaient émancipatrices puisqu’elles étaient le fruit d’un savoir. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle cet équilibre a été bouleversé. Les savoirs ont peu à peu été abandonnés au profit de ce que les «pédagogistes» appellent le «savoir être». Dans le socle commun de connaissances et de compétences définit par l’Education nationale, les grands textes officiels du savoir sont mis sur le même plan que certaines «compétences» qui relèvent de l’éducation des familles tel que «le savoir vivre ensemble» ou «le savoir respecter autrui». La polémique autour de la théorie du genre, bien qu’elle ait été instrumentalisée par certains extrémistes, illustre la propension de l’école à vouloir concurrencer la vision du monde transmise aux enfants par leurs parents. Il me paraît plus urgent d’apprendre aux élèves à lire, écrire et compter. En tant qu’héritier des Lumières, Condorcet misait sur l’intelligence pour élever les esprits. C’est par là que passe le combat pour l’émancipation et non par un vague catéchisme moralisateur.

La focalisation de l’école sur les questions de société n’est-elle pas justement un moyen de masquer son échec sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux?

Certainement, mais à l’inverse la focalisation sur les questions de société est aussi l’une des causes de la crise actuelle de l’école. En effet, un collégien de troisième d’aujourd’hui cumule deux ans de retard de cours de Français par rapport à un élève des années 1970. La volonté de l’école de tout faire, l’hygiène, l’antiracisme, la sécurité routière, l’éloigne de ses missions originelles. J’ai noté le cas concret d’une classe qui a fait appel à 11 intervenants extérieurs en une semaine. Dans ces conditions, comment dégager du temps pour apprendre aux élèves à lire? Il faut effectuer des choix. Cette focalisation sur les questions de société est aussi une manière de tromper les élèves sur leur niveau réel. Pour ne pas faire de sélection, l’école nivelle par le bas en sacrifiant les savoirs fondamentaux au profit de choix pédagogiques démagogiques et accessoires.

Hormis cette dérive sociétale, quelles sont les causes profondes de cette faillite de l’école de la République?

Il y a deux problèmes qui se conjuguent. Le premier dépend de l’école elle-même. Depuis les années 70, les pédagogies constructivistes, d’après lesquelles c’est l’enfant qui construit lui-même son savoir, ont pris le pouvoir dans l’enseignement. Par exemple en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture, les neurosciences prouvent que la méthode syllabique est plus efficace que les méthodes mixtes ou globales. C’est pourtant ces dernières qui sont privilégiées par la majorité des enseignants. Pour lutter contre l’illettrisme, il faut revenir d’urgence aux méthodes classiques et arrêter de caresser les élèves dans le sens du poil.

Le second problème est le fruit de la société. Les parents qui ont une vision consumériste de l’école se déchargent de leurs responsabilités. Gavés de télévision, les enfants ne sont plus habitués à contrôler leurs pulsions et à obéir. Ils sont donc plus difficiles à gérer pour les professeurs. Comme l’explique Marcel Gauchet, l’évolution de l’individualisme contemporain rend très difficile la transmission. L’école est confrontée à ce délitement du lien républicain.

Avec le rapport puis la feuille de route sur l’intégration, la gauche a relancé le débat sur l’interdiction du voile et plus largement sur le multiculturalisme à l’école. Le risque n’est-il pas de faire de cette dernière l’otage de tous les communautarismes?

La problématique du voile à l’école remonte à 1989 lorsque Lionel Jospin, alors ministre de l’éducation nationale, saisit le Conseil d’Etat après l’exclusion à Creil de deux collégiennes portant le tchador, puis publie une circulaire statuant que les enseignants ont la responsabilité d’accepter ou de refuser le voile en classe, au cas par cas. Or il existait déjà une circulaire, la circulaire Jean Zay du 15 mai 1937 qui rappelait la laïcité de l’enseignement public et demandait aux chefs d’établissements de n’admettre aucune forme de prosélytisme dans les écoles. Il y a donc eu carence de l’État. Le rôle des pouvoirs publics était d’affirmer la validité de cette circulaire et de faire respecter l’esprit et la lettre de la loi de 1905. Cela nous aurait évité de perdre un temps considérable et d’en passer par une nouvelle loi sur la laïcité en 2004. Venir réveiller cette question aujourd’hui est une bêtise effarante qui montre qu’une partie de la gauche a encore la tête farcie d’idées délirantes! Cette gauche-là a renoncé au projet d’intégration allant jusqu’à nier la préexistence du pays d’accueil, à nier son identité. Il n’y a plus d’hôte, plus d’accueilli. Or, une nation ne peut se perpétuer que lorsqu’elle transmet son héritage. Nous avons cessé de transmettre, pas seulement aux étrangers, à tous nos enfants.

Dans une interview accordé à Libération, Vincent Peillon en appelle pourtant à la défense de l’école républicaine… Qu’en dites-vous? Cela va-t-il dans le bon sens?

Vincent Peillon se veut un ministre philosophe et connaisseur de l’histoire de l’école. Mais il se paie de mots et se réfugie derrière les valeurs et les principes pour mieux pratiquer l’ambiguïté. Les grandes déclarations sont pour lui un moyen d’éluder les vraies questions qui sont la refonte du système des mutations, pour que les jeunes professeurs ne soient plus parachutés dans les classes les plus difficiles, et celle des méthodes d’apprentissage. Comme ses prédécesseurs, il préfère se concentrer sur des questions annexes et dérisoires: les rythmes scolaires, les 60 000 postes supplémentaires ou encore la théorie du genre. Pendant ce temps-là, l’école est incapable d’apprendre aux élèves à lire et à écrire. Elle ne fabrique plus des citoyens, plus des hommes libres, mais des incultes qui seront dépendants des discours les plus idiots! Si 80 % d’une classe d’âge va jusqu’au baccalauréat aujourd’hui, l’école est pourtant plus inégalitaire que jamais. Les statistiques sont terribles. Dans les années 60, 14 % des élèves des milieux défavorisés accédaient aux grandes écoles. Ils ne sont plus que 6 % aujourd’hui.http://linkis.com/www.lefigaro.fr/vox/ozgGv