Les ratés de Big Pharma et si on reparlait du Thalidomide?

Synthétisé par la firme pharmaceutique suisse Ciba en 1953, le Thalidomide est repris par l’entreprise pharmaceutique allemande Grünenthal GmbH en 1954. Les tests cliniques commencèrent immédiatement après la synthèse, et le dépôt de brevet en avril 1954.

Ce médicament représentait un enjeu important : Grünenthal vantait en effet ses vertus anxiolytiques et hypnotiques, à une époque où seuls les barbituriques semblaient remplir ce rôle.

Alors qu’une prise excessive de barbituriques pouvait être létaleGrünenthal affirmait que ce n’était pas le cas du Thalidomide.

Les essais cliniques effectués chez l’homme en 1956 n’ayant démontré aucune toxicité particulière, c’est le 1er octobre 1957 que Grünenthal reçoit en Allemagne l’autorisation de mise sur le marché de ce médicament, et ce, sans prescription médicale.

Grünenthal commercialise le Thalidomide comme hypnotique sous l’appellation Contergan. Très rapidement, le médicament fut mis en circulation dans la plupart des pays occidentaux, sous près de quarante appellations différentes.

Dès 1959, les ventes mondiales dépassaient 90.000 boîtes par mois, hissant Grünenthal au rang des « grands » labos pharmaceutiques mondiaux.

Les premiers couacs apparaissent l’année suivante…

En novembre 1960, Grünenthal mentionne dans les notices d’utilisation le risque de neuropathies périphériques — qu’elle qualifie alors de réversibles — lors d’utilisation prolongée.

En décembre 1960, le British Medical Journal publie un article liant clairement le Thalidomide à des neuropathies périphériques.

Début 1961, un neurologue allemand mentionne des « névrites périphériques sévères et irréversibles causées par le Thalidomide ». Ce qui n’empêche pas Grünenthal, dans ses dépliants publicitaires, de continuer à vanter l’ « innocuité du médicament ».

En août 61, un article de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel fait état de « lésions nerveuses graves causées par le Thalidomide ». En Allemagne, les ventes de Contergan s’effondrent.

Des patients atteints de ces lésions intenteront des procès à la firme Grünenthal.

***

Comme on le sait, les effets délétères du Thalidomide ne s’arrêteront pas là. En septembre 1961, plusieurs articles publiés dans des revues médicales allemandes font état de malformations congénitales liées à la prise de Contergan.

En octobre 1961, le Land de Rhénanie-Westphalie supprime l’autorisation de vente du Contergan , arguant de « risques tératogènes »

En novembre 1961, un généticien de l’université de Hambourg accuse formellement le Thalidomide d’effets tératogènes et associe 130 naissances d’enfants malformés à la prise de ce médicament pendant la grossesse.

Grünenthal annonce alors le retrait du Contergan du marché.

Si le retrait a été quasi-immédiat en Allemagne et en Grande-Bretagne, au Canada et en Espagne en revanche, il sera distribué aux femmes enceintes jusqu’en août 62 ; en Irlande jusqu’en janvier 62 ; au Japon jusqu’en septembre 62. Au printemps 1963, les pharmacies belges se fournissaient encore en Softenon (un alias du Contergan)…

Si le Thalidomide ne fut pas commercialisé aux États-Unis, il fut tout de même administré sous le manteau à quelque 20 000 patientes, occasionnant une dizaine de victimes.

En France, le visa d’exploitation du médicament accordé courant décembre 1961 à un laboratoire national a été immédiatement retiré après que les autorités françaises eurent pris connaissance des effets tératogènes du Thalidomide en Allemagne. Officiellement, ce produit n’a donc fait aucune victime dans notre pays.

Les deux vidéos ci-dessous (en anglais non sous-titrée, mais ce qu’elles montrent se comprend de soi) montrent les ravages du Thalidomide :

https://www.abc.net.au/austory/a-bitter-pill/10875902?fbclid=IwAR1v-Eb7941mkfD__7mBtvZFZz_z4jkJBMxJCklBqlyOZOSVL8ae3_Y4xIU

***

On remarquera qu’en ce qui concerne les « vaccins » anti-covid (le mot « vaccin » est en l’occurrence parfaitement mensonger), le flou le plus complet règne quant à la responsabilité des firmes productrices en cas d’effets délétères sur les vaccinés.

L’infortuné patient pourra-t-il se retourner contre le laboratoire qui a produit le vaccin, contre le praticien de santé (médecin, pharmacien…) qui le lui a injecté, contre le centre de soin (hôpital, clinique, dispensaire…) où il aura reçu une des doses, contre l’Etat qui a autorisé la mise sur le marché dudit vaccin ?

Les assurances accepteront-elles de prendre en charge les soins nécessaires ? En cas de décès, les compagnies d’assurance sur la vie accepteront-elles de verser le capital prévu au bénéficiaire ? La réponse à ces questions est loin d’être évidente.

Le fait que les clauses liant les Etats et les labos producteurs des vaccins soient tenues secrètes par les gouvernements n’est certes pas fait pour rassurer les populations.

On ne peut par ailleurs qu’être sidéré par la légèreté avec laquelle les autorités médicales de la plupart des pays du monde ont pris la décision d’imposer une vaccination de masse à leur population, sachant qu’aucun des vaccins du marché n’a actuellement achevé l’ensemble des phases de développement

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Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni

https://ripostelaique.com/les-rates-de-big-pharma-et-si-on-reparlait-du-thalidomide.html

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