ET LES MENSONGES COMMENCENT DE PLUS BELLE AVEC LE 1 SINISTRE …… Jean Castex veut régler « à court terme » le dossier des retraites « La crise a aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite. Je souhaite reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux, c’est indispensable », explique le premier ministre.

…… Jean Castex veut régler « à court terme » le dossier des retraites « La crise a aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite. Je souhaite reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux, c’est indispensable », explique le premier ministre. « Des décisions essentielles sont sur la table. L’emploi, évidemment, qui dans le contexte actuel requiert une mobilisation de tous dans le cadre de la nouvelle donne sociale lancée par le président de la République. Le soutien aux soignants et la transformation de notre système de santé dans le cadre du Ségur que je conclurai la semaine prochaine », a-t-il déclaré.
Faute d’accord avec les syndicats avant un remaniement imminent, le gouvernement de son prédécesseur Edouard Philippe avait décidé jeudi de prolonger de quelques jours le Ségur de la santé, alors qu’une enveloppe de 7 milliards d’euros se trouve sur la table pour les salaires des soignants.

« Nouvel agenda social »

« Le plan de relance doit être finalisé. A quoi s’ajoutent les réformes qui étaient dans les tuyaux sur les retraites et sur l’assurance chômage. Et celle de la dépendance qui devra venir ensuite et qui correspond à une nécessité. Tous ces sujets sont directement impactés par la crise, ce qui nécessite de les reprendre dans un cadre concerté et avec une cohérence d’ensemble », a-t-il ajouté.

Interrogé sur les inquiétudes des syndicats concernant les retraites, il a affirmé que « dire qu’on va réexaminer un sujet, ce n’est pas se renier. C’est montrer notre capacité d’adaptation aux nouvelles circonstances, qui sont douloureuses ».

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« Par exemple, la crise a aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite. Je souhaite reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux, c’est indispensable. Arriverons-nous à régler ces dossiers à court terme ? C’est mon souhait », a-t-il dit.

« A minima, nous devrons nous fixer un nouvel agenda social », a-t-il poursuivi, affirmant espérer un « compromis, qui n’est pas une compromission » pour sauver les régimes de protection sociale.

« Je ne crois pas au consensus mou »

Il a défini sa méthode comme « un mélange de volontarisme et d’expérience, avec le souci de rassembler »« Mais attention, je ne crois pas au consensus mou. Le temps est à l’action », a-t-il averti.

Il a dit mettre « les bouchées doubles » avec Emmanuel Macron pour annoncer au plus vite son gouvernement. Répondant aux rumeurs sur une équipe resserrée autour de grands pôles principaux, il a affirmé ne « pas être sûr que des périmètres trop étendus soient forcément la garantie d’une plus grande efficacité ».

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Après la forte percée verte aux municipales, il a répété que l’écologie n’était « pas une option »« C’est une obligation », a-t-il ajouté. Il entend « accélérer » les décisions en listant « avec les acteurs locaux tout ce que l’on peut faire immédiatement » comme la lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau, contre l’artificialisation des terres, pour l’isolement thermique, les toitures photovoltaïques, ou le bien-être animal.

Ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy, Jean Castex, qui vient de rendre sa carte chez Les Républicains, s’est dit « peu attaché aux affaires des partis » mais a estimé « naturel » de s’inscrire « sans ambiguïté » dans la majorité présidentielle, car « celui qui accepte de devenir premier ministre est, par vocation, le chef de la majorité : c’est son devoir de l’animer et de l’associer ».

Face à ses détracteurs qui le voient comme un simple exécutant de la volonté présidentielle, il a souligné qu’il n’entrait « pas dans les intentions du chef de l’Etat de faire de [lui] un subordonné voué aux tâches secondaires ». Et de poursuivre : « Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de collaborateur ».

  • Concertation sur les retraites : pour les syndicats, « ce n’est pas le moment ». La nouvelle phase de discussions voulue par Emmanuel Macron sur les retraites est-elle compromise ? Dans un entretien aux quotidiens régionaux, vendredi 3 juillet, le président a annoncé qu’il demanderait au gouvernement « de réengager (…) dès l’été » une concertation avec les partenaires sociaux sur le « volet des équilibres financiers » des régimes de pension. Avec, à la clé, une possible augmentation de la durée de cotisation, qui semble avoir la préférence du chef de l’Etat. Son initiative est jugée inopportune par les organisations de salariés. « La priorité des priorités, ça doit être l’emploi, a réagi, vendredi sur France Inter, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. On ne va pas se remettre à se foutre sur la gueule sur la question des retraites dans cette période. » Numéro deux de la CGT, Catherine Perret pense qu’il « n’est pas possible que se tienne une réunion pour reprendre la réforme » – un projet qu’elle juge « dangereux ». A ses yeux, il vaudrait mieux que l’exécutif tienne d’abord sa promesse de revalorisation salariale en faveur des enseignants et des soignants : elle contribuerait à « faire rentrer des cotisations ». Pour le leader de FO, Yves Veyrier, les retraites ne constituent « pas le sujet du moment ». Il souligne qu’il y en a bien d’autres à traiter comme les réductions d’effectifs chez Airbus et Air France. François Hommeril, le président de la CFE-CGC, se dit « totalement d’accord » avec M. Veyrier : le pouvoir en place ferait preuve d’« une irresponsabilité grave » s’il relançait maintenant la réflexion sur la situation financière des caisses de retraite. Pour autant, le patron de la centrale des cadres « n’envisage pas de sécher » une éventuelle rencontre fixée par le nouveau premier ministre.

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