Un maire élu du Val d’Oise accusé d’être fiché S

Un maire élu du Val d’Oise accusé d’être fiché S

Abdelaziz Hamida serait un ancien proche de l’islam rigoriste. Il a été élu à Goussainville ce dimanche 28 juin.

Goussainville. 30 000 habitants et un nouveau maire. Rien de bien étonnant jusque-là, après le second tour des municipales. A cela près que le maire élu, Abdelaziz Hamida, est soupçonné d’être fiché S, comme le rapportent nos confrères de Marianne. Avec plus de 38 % des suffrages, il a pourtant battu le maire sortant Alain Louis (gauche) et Elisabeth Hermanville (Les Républicains), elle aussi ancienne édile. Sans étiquette, il est pourtant conseiller municipal depuis 2014.

Mais un article de l’Express datant de septembre 2019 vient semer le trouble sur ses accointances avec l’islam radical. Dedans, il était indiqué précisément : « Hamida avait éveillé l’attention des services de renseignement en raison de ses activités prosélytes et pour compter dans son entourage plusieurs personnes fichées pour radicalisme ». Rapidement, Abdelaziz Hamida avait dénoncé ces écrits comme le soulignait un article du Point « Ecrites au vitriol, ces lignes n’ont d’autre dessein que de me barrer la route aux municipales de mars 2020 en raison de mon origine ».

Changement de mode de vie

Le nouveau maire avait alors porté plainte pour « diffamation » et demandé au ministère de la Justice ainsi qu’à Christophe Castaner que lumière soit faite sur cette affaire et que les prétendues preuves de son fichage S soient « livrées ». Musulman pratiquant, il est devenu une figure de la ville, détenant plusieurs boulangeries et devenant président du club de football de la ville, raconte Marianne. Mais comme l’avançait l’Express, il aurait milité pour la construction de la mosquée Essalam, un lieu réputé proche de l’UOIF, « émanation des Frères Musulmans ». Aussi, il aurait fréquenté le Tabligh, un mouvement fondamentaliste musulman.

Depuis quelques mois, et en vue de cette campagne 2020, Abdelaziz Hamida aurait fait table rase de son passé, « troquant sa djellaba pour un costume », explique Marianne. Sa femme, qui aurait été « la première femme entièrement voilée de la ville à l’époque », l’a également retiré. Ses opposants remettent en question aujourd’hui son entourage et ses possibilités de mener des actions dans la ville. Le procès en diffamation qu’il a intenté contre l’hebdomadaire devrait se tenir en septembre. Mais « il ne se passera rien », indique déjà une source policière à Marianne.

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