Commission d’enquête Covid-19 : l’insupportable baratin de Buzyn !

Commission d’enquête Covid-19 : l’insupportable baratin de Buzyn !

« J’attends avec impatience cette commission d’enquête. J’ai tellement de choses à dire aux Français », avait déclaré Agnès Buzyn déclaré sur LCI. « Pendant toute cette période où j’ai été ministre de la Santé, ma seule et unique préoccupation a été leur santé. », etc.

Et voilà qu’enfin le 30 juin, ce grand soir est arrivé ! De 17 h à 21 h 19 soit 179 minutes… de bobards et d’autosatisfaction !

Insupportable !

Les hologrammes de la Macronie sont vraiment tous conçus sur le même modèle et l’on ne peut dire que ce soit une question de génération car l’ancienne ministre de la Santé aura bientôt soixante ans.

Assise à la même table que la présidente et le rapporteur… elle était accompagnée de Raymond Lemoine, son ancien directeur de cabinet, qui lui glissait des petites fiches et des réponses ou conseils à l’oreille.

Assise à la même table que la présidente et le rapporteur… elle était accompagnée de Raymond Lemoine, son ancien directeur de cabinet, qui lui glissait des petites fiches et des réponses ou conseils à l’oreille.

On sentait une audition très préparée, avec communicants et avocats, et surtout, elle avait droit à un parterre de députés plus que complaisants, dont certains allaient jusqu’à la féliciter… lui permettant de défendre sa rermarquable gestion du début de la crise, sous forme de grand oral à sa gloire et indirectement, à celle de Macron. Et comme lui, elle ose tout !

30 000 morts plus tard, avec une surmortalité à Paris de 34,5 % par rapport à 2019… Agnès Buzyn lança un stupéfiant  « Vous ne pouvez pas dire qu’on n’a pas été réactifs », après nous avoir fait perdre deux mois cruciaux et combien de Français…

« L’anticipation » en France face à l’épidémie de coronavirus a été « sans commune mesure avec les autres pays européens » et « toujours en avance » par rapport aux alertes des organisations internationales, a-telle déclaré, citant des décisions prises avant même que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne déclare l’urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier. En aucun cas, elle n’a sous-estimé le risque. Pour preuve, son inoubliable déclaration du 24 janvier « le risque d’importation est pratiquement nul, le risque de propagation est très faible ».

Comme Salomon, elle a délibérément tout mélangé, dates, précisions, décisions… pour bien embrouiller les esprits et diluer ses diverses responsabilités dans un fatras d’incohérences et de mensonges pénibles et inacceptables.

Elle affirme avoir découvert « dans les archives (qu’elle a) récupérées cette semaine » que la direction générale de la Santé (DGS) avait « réalisé en 2018 » que « beaucoup de choses », dont les masques, étaient périmées. « En 2018, la vigilance que je dois avoir ne porte pas que sur des masques, se justifie-t-elle, mais sur des dizaines de produits, comme des comprimés d’iode en cas d’accident nucléaire. Mon attention s’est portée sur la totalité des stocks stratégiques. »

En 2010, le stock stratégique d’État de masques chirurgicaux s’élevait à 1 milliard, et 700 millions de masques FFP2, avait précisé le 24 juin Didier Houssin, DGS de 2005 à 2011.

Début 2020, ce stock s’était réduit à 117 millions de masques chirurgicaux pour adultes, 40 millions de masques pédiatriques, et plus aucun FFP2.

Et le docteur Buzyn l’ignorait car un ministre de la Santé ne se préoccupe pas de ce genre de détail et qu’elle n’a jamais eu connaissance du rapport de 2018 préconisant l’achat d’un milliard de masques pour la population. C’est ainsi que l’on aura appris que le/la ministre de la Santé ne gouverne pas, c’est son administration. Elle a essayé  de faire porter le chapeau du manque de masques à Santé publique France, dédouanant fort mal Jérôme Salomon… alors que Santé publique France ne fait qu’exécuter les ordres d’achat que le ministère lui donne. En bref, c’est la faute à pas de chance si, quand elle a voulu commander, le 30 janvier, masques, traitements et matériels, la Chine avait fermé ses frontières et n’exportait plus rien. Buzyn semblait même ignorer jusque-là que tout ou presque des produits du stock stratégique y était fabriqué.

« Ce que nous avons mis en place depuis le 10 janvier est sans commune mesure avec les autres pays. », « J’ai tellement de choses à dire aux Français » se résume à « j’ai tout préparé admirablement,  anticipant sans cesse, je n’ai commis aucune erreur : j’ai été formidable. » Elle veut  reconnaissance et applaudissements pour son parcours cent fautes et assassin.

Évidemment, personne ne lui a parlé des jeunes athlètes de l’armée français rentrés de Wuhan en octobre avec des graves pneumonies, que l’on appelait pas encore Covid-19… Secret Défense?

Un parlementaire, moins pleutre que les autres, l’a interrogée sur le très étrange arrêté du 13 janvier 2020, classant l’hydroxychloroquine en substance vénéneuse, ce qui en interdisait la vente libre. Aux dires de madame Buzyn, c’est le 10 janvier qu’elle envoyé une première alerte à tous les professionnels de santé.

Elle n’ignorait donc pas la gravité de ce qui se profilait, comme elle  ne pouvait alors ignorer les travaux du professeur Raoult sur la chloroquine et son efficacité sur des virus proches du Covid-19 et l’utilisation qui s’en faisait en Chine… surtout, elle ne pouvait ignorer les démêles de son époux, Yves Lévy, alors directeur général de l’Inserm, avec le chercheur marseillais. Cette grave décision, passée presque inaperçue, ne fut que le préalable à la guerre que Big Pharma mène à cette molécule peu onéreuse pour en vendre une beaucoup plus chère, laquelle engendra par défaut de soins efficients des milliers de morts, de 20 à 25 000, comme le dénonce le professeur Perronne. Agnès s’en justifia avec une décontraction très malvenue, disant qu’en tant que ministre de la Santé des médicaments dangereux, elle en classait très souvent. Et nul ne la relança sur le sujet.

Elle nous a aussi  offert un panégyrique incongru d’Olivier Véran, fleurant bon la commande d’État.

Heureusement que veille Fabrice Di Visio, l’énergique avocat de C19, un collectif de six cents soignants, qui bataille depuis la mi-mars et vient de déposer une nouvelle plainte contre l’administration avec constitution de partie civile, auprès du doyen des juges d’instruction. Cette saisine lui donnant enfin accès aux pièces qu’il réclame depuis des mois, mettra fin « à la mascarade de la Commission d’enquête », la désignation d’un juge d’instruction interdisant une enquête sur le même sujet.

Mitrophane Crapoussin

 

https://ripostelaique.com/commission-denquete-covid-19-linsupportable-baratin-de-buzyn.html

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