Je refuse de mettre un masque pour aller au marché ou au resto !

Je refuse de mettre un masque pour aller au marché ou au resto !

Décidément, on aura tout vu, dans ce pays, dans la gestion de l’épidémie. Alors que ce gouvernement n’a pas été capable d’équiper les Français de masques, et a raconté qu’ils étaient inutiles, qu’il a refusé de fermer les frontières, d’utiliser le remède du professeur Raoult, voilà à présent, quand la pandémie est terminée, qu’il impose des masques sur certains marchés, et que mardi, pour la réouverture des restaurants, il faudra avoir une muselière sur la truffe ! Ras le bol !

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Un commentaire sur « Je refuse de mettre un masque pour aller au marché ou au resto ! »

  1. Oui, tu es un rebelle, un couillu, un nouveau résistant, un partisan qui entonne « ami entends-tu le vol noir…. » ?. Tu as du te regarder avec admiration dans ta glace après avoir écrit cela !

    Oui, …, sauf si, comme moi, on te lit, depuis ses 73 ans, avec son cancer, son déficit immunitaire pour cause de chimio, ses embolies pulmonaires, son diabète, et 3 ans de combats éprouvants, avec anorexie pendant 4 mois avec sonde nasogastrique (12 heures la nuit, mais qui te pend du nez toute la journée, 40 kg en moins), deux opérations qui ont conduit à la perte de deux bouts de pancréas, la rate et un poumon, le retrait d’un ganglion collé à l’aorte qu’il a fallu nettoyer, dont une opération avec hémorragie avec perte des ¾ de ton sang, cinq cycles de chimio et une radiothérapie par robot, le cyberknife, qui n’ont servi qu’à te permettre de survivre (déjà pas mal, certes !), des radios, scanners, coloscopies, petscan, IRM et tutti quanti, des prélèvements de sang tous les 15 jours, maintenant une piqure tous les jours pour fluidifier ton sang, car on t’a trouvé des embolies pulmonaires, car les poumons subissent les effets du cancer et de la chimio, et puis les diverses consultations, les hospitalisations en urgences, faire appel à ta femme pour ouvrir une bouteille d’eau et ne plus pouvoir l’aider à porter le moindre poids, car tu n’as plus de muscle, avoir mal au cul parce que tu n’as plus de chair, avoir un corps qui, par la douleur, te rappelle à tout instant que tu es malade et que tu va mourir, ce à quoi tu ne pensais jamais il y a trois ans, ne plus avoir plaisir à pisser ou à prendre une douche, à manger et à boire un coup, être dégoutté par les aliments que tu aimais le plus, cracher dès que tu portes une cuillère à la bouche, te réveiller plusieurs fois par nuit, faire des mots croisés ou des sudoku une heure, deux heures, trois heures, jusqu’à ce que la fatigue t’abrutisse et que tu t’endormes lumière allumée pour une heure ou deux, ne plus avoir envie de lire un livre, toi qui lisais tant, et pas plus un document de trois pages, avoir été conduit à vendre ton cabinet, …

    … et puis, parce que tu « en » as encore, te refuser à prendre des médoc pour dormir ou contre la douleur, pour ne pas t’habituer aux opiacés, rire avec ta famille, tes amis, leur remonter le moral, donner l’exemple tout en leur rappelant, en plaisantant sur ta disparition et donc sur toi, que tu risques bientôt de ne plus être là, être simplement fier parce que l’un des spécialistes européen de la carcinose péritonéale t’a dit que « tu trompes les statistiques », en fait la Faculté, puisque tu n’es pas disparu au plus tard en décembre comme il te l’avait prédit !

    Alors oui, Merci à ceux qui ont assez peur pour prendre des précautions et mettre des masques et des distances comme le font ma femme, mes enfants, ma famille, mes amis … pour moi, merci à eux de ne pas fanfaronner.

    Merci à tous ceux qui l’ont fait pour leurs familles, pour leurs anciens et leurs grands malades. Surtout, quand on se souvient de tous ces fanfarons matamores qui se disaient « sachants » dans la sphère médicale, au Gouvernement et chez certains journalistes et observateurs, se moquant des professeurs et médecins qui alertaient. Ils ont conduit à la mort, dans des conditions atroces et en les isolant de leurs familles des dizaines de milliers de « vieux », ce que je ne suis pas, plus jeune par ma Force, que bien des types de 40 et 50 ans, y compris ces bobos et autres qui picolaient aux bord des canaux parisiens.

    En toute cordialité
    Jean-Pierre

    Jean-Pierre RONDEAU
    3 Cour des Coulons
    78810 Feucherolles
    Port. : 06 60 54 62 21
    Dom. 01 30 54 93 98
    adresse courriel perso: jprondeau@orange.fr

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