StopCovid sur Smartphone : la CNIL très inquiète de l’application tracking

StopCovid sur Smartphone : la CNIL très inquiète de l’application tracking

J’emploie à dessein le mot anglais tracking à la place de pistage pour éviter toute confusion, car le projet avancé des équipes de Castaner à l’Intérieur est l’un des outils de traque de la population et non une aide à un quelconque dépistage du Coronavirus. Alors que les assassins, criminels et incompétents de l’État-Macron viennent de nous donner une nouvelle preuve de leur incurie, avec une mise à jour de l’attestation dérogatoire sur smartphone (1), la présidente de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a été auditionnée par l’Assemblée nationale.

Comme on le lira infra, Marie-Laure Denis ne s’est pas privée d’exposer le fait que l’adhésion à une telle application ne doit reposer que sur le volontariat et un consentement réellement libre et éclairé. La précision réellement rappelle opportunément une pratique bafouée dans beaucoup de domaines ultrasensibles de la vie quotidienne. Ce n’est pas là la seule remarque formulée par la CNIL.

IMPORTANT : Tous les liens et renvois mentionnés dans cet article constituent des éléments factuels corroborés, à l’appui des opinions et des faits exprimés par l’auteur ici, ainsi que dans tous les articles qu’il signe.

Passés au prisme des sites spécialisés, iGénération et Next INpact, voilà ce qui est sous-tendu 

Sur le générateur d’attestation pour smartphone :

« il souffrait de problèmes majeurs de conception, qui permettaient de créer des attestations invalides et d’accessibilité qui pouvaient poser problème aux personnes porteuses de handicaps. Bonne nouvelle : le Lab du ministère de l’Intérieur travaille à régler ces problèmes. »

« Son fonctionnement purement local était apprécié, mais quelques éléments étaient critiqués. La publication du code source sur GitHub était l’occasion de lister ces problèmes, la question étant de savoir s’ils seraient pris en compte ou non.

Rapidement, l’équipe a répondu que oui. Cela s’est concrétisé hier avec la publication de la version 1.1 du formulaire, puis de la 1.1.1 et la fermeture d’une quinzaine de bugs (24 sont encore ouverts). Un changelog a ainsi été mis en place, ainsi que des remerciements aux différents contributeurs. »

et encore :

« L’accessibilité du formulaire a été améliorée. Les données qui restaient dans le stockage local sont désormais nettoyées après la création de chaque PDF. Lorsque JavaScript est désactivé, le contenu du formulaire n’est plus envoyé au serveur. Le comportement du champ de la date d’anniversaire et son contrôle, ont été revus. »

Intégralité des infos sur : https://www.igen.fr/ailleurs/2020/04/le-ministere-de-linterieur-ameliore-lattestation-de-deplacement-numerique-114239?utm_source=macgnotifier&utm_medium=app-macos&utm_content=lien_article&utm_campaign=siteigen et https://www.nextinpact.com/brief/attestation-numerique-de-deplacement—le-formulaire-passe-en-version-1-1-1-11973.htm

Sur les dangers d’une application StopCovid, Next INpact résume 

« Au 8 avril, la CNIL indique ne pas avoir encore été saisie par le Gouvernement d’un projet finalisé. 

Du coup, « il est délicat (…) de se prononcer ex ante sur un outil dont on ne connaît à ce stade les éventuels contours que de manière abstraite et vague, mais si un dispositif nous était soumis, soyez convaincus que nous le décortiquerions de A à Z ». La présidente de l’autorité s’interroge aussi « sur le pourcentage de la population qui devrait adhérer à ce dispositif pour qu’il ait une réelle efficacité sanitaire ».

« Nous sommes dans une situation tellement exceptionnelle que si un dispositif de ce genre voyait le jour avec des incidences potentiellement aussi exceptionnelles sur les libertés publiques, il devrait être assorti d’un contrôle tout aussi exceptionnel pour s’assurer très concrètement de la destruction, dans un délai très rapide, des données collectées ».

La CNIL a levé le lièvre

« Elle prévient aussi que l’idée de coupler le consentement à l’installation de cette application volontaire avec l’autorisation de sortie exigerait d’analyser « de très près la réalité d’un consentement ».

« Pour que le consentement soit réellement libre, il ne faut pas que le refus du consentement donne lieu à conséquences ». Intégralité des contributions sur : https://www.nextinpact.com/brief/application-stopcovid—la-prudence-de-la-cnil-11981.htm

Les axes de l’audition devant l’Assemblée nationale

Dans le cadre des travaux de contrôle liés à la crise sanitaire, Marie-Laure DENIS, présidente de la CNIL, a été auditionnée par la commission des lois de l’Assemblée nationale le 8 avril 2020.

Au sujet des technologies qui se fondent sur l’analyse de données de localisation des individus, la CNIL a rappelé au cours de l’audition les principaux points suivants :

  • Le cadre juridique que l’Europe et la France se sont donné comporte, en lui-même, les solutions permettant de répondre à la situation ;
  • Si un suivi individualisé des personnes était mis en œuvre, il faudrait d’abord, à droit constant, qu’il soit basé sur le volontariat, avec un consentement réellement libre et éclairé – et le fait de refuser l’application n’aurait aucune conséquence. Ensuite, la CNIL veillerait notamment à ce que ce dispositif soit mis en place pour une durée limitée ;
  • Si un dispositif de suivi des personnes était mis en place de manière obligatoire, alors il nécessiterait une disposition législative et devrait, en tout état de cause, démontrer sa nécessité pour répondre à la crise sanitaire ainsi que sa proportionnalité en tenant compte des mêmes principes de protection de la vie privée, et en étant réellement provisoire ;
  • Quelle que soit la solution retenue :

À lire aussi de toute urgence

https://www.igen.fr/ailleurs/2020/04/coronavirus-apple-et-google-travaillent-ensemble-sur-le-suivi-des-utilisateurs-dios?utm_source=macgnotifier&utm_medium=app-macos&utm_content=lien_article&utm_campaign=siteigen

https://www.igen.fr/ailleurs/2020/04/stopcovid-une-application-de-contact-tracing-dans-les-fourneaux-du-gouvernement

(1) L’attestation dérogatoire sur smartphone est un pion du fichage de masse

Publié le 5 avril 2020  par Jacques Chassaing  :

https://ripostelaique.com/lattestation-derogatoire-sur-smartphone-est-un-pion-du-fichage-de-masse.html 

et

Il faut rétablir la peine de mort pour les criminels d’État

Publié le 9 avril 2020 par Jacques Chassaing 

https://ripostelaique.com/il-faut-retablir-la-peine-de-mort-pour-les-criminels-detat.html 

Jacques CHASSAING

https://ripostelaique.com/stopcovid-sur-smartphone-la-cnil-tres-inquiete-de-lapplication-tracking.html

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