Français, SDF clermontois, j’ai décidé de dénoncer tout ce que j’ai vu !

Français, SDF clermontois, j’ai décidé de dénoncer tout ce que j’ai vu !

Nous avons reçu ce témoignage d’un SDF, provisoirement hébergé par un ami. Nous le livrons tel quel à nos lecteurs.

Madame, Monsieur.

Je m’appelle Franck Courais. J’ai 51 ans et je n’ai pas fait d’études particulières. En fait, j’ai quitté le lycée à la quatrième afin de fuir le cocon familial devenu beaucoup trop anxiogène pour moi. Je me suis engagé en gendarmerie. Mais comme ça ne me convenait point de jouer au petit soldat, je me suis dirigé vers le métier de détective privé. J’ai travaillé dans une agence, puis je me suis fait tout seul sur le terrain, effectuant une quinzaine de missions, toutes fructueuses. Mais faute de moyens, j’ai décidé d’arrêter, au moment où j’obtenais mon autorisation auprès de la préfecture. Ensuite, j’ai touché un peu à tout, toujours sur le terrain, sans formation, apprenant dès lors très vite, m’adaptant assez vite aux différentes situations : manutentionnaire, cariste, secrétaire, gardien de maison, d’animaux ou d’enfants, serveur, chauffeur particulier, paysagiste, nettoyeur industriel, livreur à scooter, et j’en oublie. Quant à l’écriture, c’est une passion qui remonte à ma plus tendre enfance. Ma mère, ne voulant pas que je fréquente mes autres camarades, m’a alors mis très jeune un bouquin entre les mains. L’écriture allait de pair. J’ai généralement écrit pour moi, mais également pour faire plaisir à mes amis d’alors, correspondant énormément.

Je demeure à Clermont-Ferrand (France). Jusqu’à preuve du contraire, bien évidemment. Encore que ! Car c’est à se le demander, quelquefois. Je dis cela car lorsque l’on déclare que l’on aime et affectionne son pays, on est généralement considéré à l’instar d’un salopard de nationaliste. Ah ! Bref, à l’heure actuelle, je suis SDF. Et ce, depuis bientôt deux ans. Mais un ami de confiance m’héberge pour l’hiver. Ce qui me donne du répit et me permet de recouvrer un peu de dignité.

J’en profite pour effectuer mes démarches, ce qui était absolument impossible et malaisé quand j’étais dehors, totalement seul et démuni. Les difficultés pour retrouver un relogement, sinon une aide quelconque, s’avèrent innommables, invraisemblables, insensées, irrationnelles, surréalistes, ubuesques, et vous l’aurez très certainement aisément compris, épineuses. Dans ce pays, on semble ne privilégier que les seuls « migrants », ou une certaine catégorie de personnes. Personnellement, j’ai été longuement confronté aux Roms, avec intimidations et menaces de mort à l’appui. J’étais alors locataire dans un hôtel, au mois. La direction, en panne de finances, a crié « au secours ! » auprès des services concernés. Et puis, un beau jour, le préfet a réquisitionné les trois quarts de l’établissement. Bonjour le chambardement ! Comme de bien entendu, tout un chacun a droit à sa chance ! Or, il semblerait que la plupart des personnes aient plus de droits et de chances que d’autres !

Au sein de cet hôtel où j’ai donc vécu, durant six ans et trois ans et demi, à supporter les salamalecs des Roms, les ennuis ne se firent guère attendre. La police faisait une descente quasiment tous les jours, les vols et les agressions dans le quartier se succédaient, le voisinage avait la trouille face à ce nouveau Far West et se plaignait légitimement à qui voulait bien volontiers l’écouter. Mais ces pauvres misérables Roms avaient tous les droits, défendus par leurs associations fétiches, ces mêmes Roms en terrain conquis qui ne respectaient jamais personne, et surtout pas eux-mêmes, et dégradaient les lieux, chaque chambre, après chaque passage, étant entièrement à refaire, dont les portes claquaient cent fois par jour, sinon davantage, à qui il ne fallait jamais faire une seule remarque sans être copieusement insulté, malmené, menacé et taxé systématiquement de racisme.

Leurs plaintes étaient rapidement relevées par leurs associations de défense. Ils avaient droit à tous les repas, et chaque piaule rapportait à l’hôtel pas moins de mille euros par mois, une manne financière à peine négligeable pour la direction, qui faisait montre d’un magnifique laxisme et d’une mauvaise foi déconcertante et révoltante. Les clients lambda, qui ne connaissaient pas l’étrange et cocasse cirque qui régnait là, repartaient généralement au bout de cinq minutes, rendant leur clef et exigeant le remboursement. Un client camionneur a même trouvé judicieux de regagner son camion afin d’y achever paisiblement sa nuit, c’est dire !

Il y a eu ce congrès de commissaires de police, et l’hôtel en était rempli. Je n’avais jamais vu l’hôtel aussi calme et sécurisé ! En outre, ces pauvres Roms roulaient dans des automobiles de luxe, telles que des Porsche Cayenne, Peugeot 607 (et oui !!), BMW et autres Mercédès. Certains sortaient de leurs poches des liasses entières de billets de 500 €, et la somme devait bien avoisiner les 3 ou 4 000 €. Mais ce n’est ici qu’un bien maigre détail de cette histoire ! Je sais, ce n’est pas bien ni gentil, et encore bien moins chrétien de dénoncer les malheurs d’autrui ! Autrement dit, ne pas faire à autrui ce que l’on ne souhaite pas que l’on nous fasse !

Où en suis-je donc, dans mon récit ? J’ai tant et tant de choses à dire, à dénoncer, qu’aujourd’hui je n’ai plus qu’une seule envie, qui consiste à exploser ! Dans notre (si) beau pays qu’est la France, ou bien celle qui fut autrefois, bon gré, mal gré, cahin-caha, les vraies valeurs paraissent perdues, étiolées, inversées. Et il ne faut alors rien dire, ne pas se plaindre ! Ne rien revendiquer ! Alors, que faire ? Se faire sauter le caisson ? Cela pourrait être la solution, effectivement ! Or, moi, personnellement, j’existe, et j’aspire normalement et légitimement à vivre, oui-da ! J’espère que vous représentez le renouveau de la Nation tout entière. Sinon, quoi ? La France de l’instant ne respire que le désespoir, la régression, la castration, l’humiliation et la résignation. Le Bien dans son absolu doit nécessairement triompher du Mal, pour tout de bon. C’est fondamental !

Mon message doit vous sembler bien peu optimiste. J’en conviens donc. Pourtant, je m’efforce de l’assumer. Ce que je n’espère pas, toutefois, c’est que ce beau pays qu’est le nôtre, oui, notre bien commun, ne dérive pas définitivement et irrémédiablement sur les plages ensoleillées, enjôleuses, corruptrices et illusoires d’un État absolument digne à tous les points de vues de Cosa Nostra ! Je ne vais pas rédiger ici-même un roman. Surtout si je ne suis jamais lu par quiconque. Mais j’aurais vidé le trop-plein de ma besace, ce qui n’en soulage pas moins. Par conséquent, il y a tant à dire. Et à ne surtout pas dire ! Il n’empêche que j’espère bien vivement que quelqu’un me lira. Et me donnera la réplique (réconfortante, compréhensive, amie, non moins salvatrice et bienveillante).

Pour conclure, j’écoute régulièrement et avec assiduité les chroniques de monsieur Pierre Cassen qu’il diffuse sur YouTube. Et puis, elles sont pleines d’humour et de bonne humeur aussi. Bravo ! Continuez et persévérez.

Dans toute expectative, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.

Franck Courais

https://ripostelaique.com/francais-sdf-clermontois-jai-decide-de-denoncer-tout-ce-que-jai-vu.html

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