Toulouse : l’extrême gauche ne nous fera jamais taire !

Toulouse : l’extrême gauche ne nous fera jamais taire !

Il y a quelques jours, le 12 février dernier, une réunion publique, organisée à Toulouse par une association culturelle locale, « Le Cercle des Batignouls », était violemment attaquée par les antifas locaux. L’occasion pour nous de revenir sur cet événement, et sur l’étrange impunité dont bénéficient les gauchistes toulousains, de plus en plus violents…

Riposte Laïque : Avant d’évoquer vos activités associatives, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Nicolas Boutin : Je m’appelle Nicolas, j’ai bientôt un quart de siècle à mon actif et je fais parti des dirigeants du Cercle des Capitouls en plus de mes activités de journaliste. Je me suis fait connaître grâce à l’un de mes chèques signés pour la location d’une salle. Des chèques qui se sont retrouvés photographiés et diffusés sur les réseaux sociaux par des propriétaires malveillants. C’est la raison pour laquelle je me retrouve à porter la parole de notre association dans la presse.

Avec le Cercle des Capitouls, nous voulons reconquérir le terrain culturel à Toulouse

Riposte Laïque : On a entendu parler de vous, récemment, à l’occasion d’un événement organisé par une association que vous animez, à Toulouse, « Le Cercle des Capitouls ». Pourriez-vous nous expliquer l’histoire de cette association, et ses objectifs ?

Nicolas Boutin : Nous sommes nés en 2016 avec la volonté de reconquérir le terrain culturel et métapolitique à Toulouse. Il existe déjà des structures militantes qui font un très bon travail. Nous, nous souhaitons mettre en avant les initiatives locales de ceux qui veulent monter une entreprise de vêtements fabriqués en France, de ceux qui ne souhaitent pas voir notre langue occitane mourir dans les bras de la gauche. Nos conférences sont des grands rendez-vous mensuels où entre 60 et 200 personnes se réunissent à chaque fois. Mais ce n’est qu’une étape de la constitution d’un réseau transpartisan et de différentes chapelles dans Toulouse. Nous voulons être une force de proposition pour remettre au goût du jour notre art de vivre, notre patrimoine, nos racines, bref, notre identité.

Lors de cette agression, le pire a été évité de peu…

Riposte Laïque : Revenons donc à cette fameuse soirée toulousaine, le mercredi 12 février. Vous organisez une réunion, dans un lieu privé, sur le thème du « courage politique », et vous invitez François Bousquet, responsable de « La nouvelle librairie » à Paris, et Robert Ménard, maire de Béziers. Et les choses se compliquent quelque peu… Expliquez-nous tout cela…

Nicolas Boutin : Tout se passait bien, notre public était au rendez-vous pour accueillir ces deux personnalités faisant preuve chacun de courage dans leur domaine qui est propre. Et puis, peu avant de commencer les débats, une cinquantaine d’antifas sont arrivés devant la salle. Le temps de rassembler notre service d’ordre pour protéger notre public que les hostilités sont lancées. Lancers d’objets en verre, de pétards, de fumigènes, de poubelles et d’éléments de terrasses… On dénombre deux blessés dans nos rangs mais ça aurait pu être pire compte tenu du retour de flamme qui a failli transformer l’un des nôtres en torche humaine et un pétard qui a failli arracher la main à l’un de nos jeunes. Mais quoiqu’il en soit, nous avons tenu notre réunion, devant près de 200 personnes, qui étaient plongées dans le thème de la soirée : le courage.

Je m’étonne de la passivité de la police, durant un quart d’heure…

Riposte Laïque : Comment expliquez-vous que la police ait pu être absente, ce soir-là, et ne soit arrivée que dix minutes après l’attaque des gauchistes ?

Nicolas Boutin : Cela faisait près de trois semaines que nous travaillions avec eux pour un dispositif proportionné aux risques. Nous accueillions quand même un élu en campagne, nous ne pouvions pas passer outre. Il y avait bien quelques policiers en civil autour de leur rassemblement et devant notre salle. Une voiture de la BAC patrouillait mais n’est pas intervenue. Aucun fourgon de CRS ne se trouvait à moins de 10 minutes de notre salle, alors qu’un rassemblement illégal se tenait à quelques encablures d’une conférence annoncée. Les antifas avaient cinq minutes de marche jusqu’à notre salle, leur assaut aura duré près de dix minutes… Soit un quart d’heure de réaction… Volontaire ou pas ? Je ne peux répondre à cette question, mais j’imagine que quelques-uns se seraient réjouis de voir en une de la Dépêche : « Bagarre entre extrêmes ». Notre service d’ordre a été exemplaire par son sang-froid, son sens du dévouement et son courage. Ils ont tenu les issues de la salle sous les projectiles et ont permis de montrer au grand public le vrai visage de l’extrême gauche.

À Toulouse, il y a cinq bandes d’une vingtaine de militants, que tout le monde connaît…

Riposte Laïque : Cela n’est pas la première fois que des choses semblables se produisent. Les autorités interviennent-elles, diligentent-elles des enquêtes ? Ces agresseurs sont-ils connus ? Pensez-vous qu’ils bénéficient d’une impunité totale, et qu’ils sont protégés par le pouvoir, ce qui serait gravissime ?

Nicolas Boutin : Effectivement ce n’est pas la première fois. À Toulouse, il y a cinq petites bandes d’une vingtaine de militants chez les antifas. Ils sont connus, ce sont toujours les mêmes. Les mêmes qui ont attaqué notre conférence avaient déjà perturbé la crèche vivante en décembre dernier. Ils sont aussi parmi les blocs noirs dans les manifestations et ont déjà agressé des personnes parce qu’ils arboraient un drapeau français dans les rassemblements des Gilets jaunes.

Les enquêtes ne mènent pas souvent à grand chose. Je ne suis pas dans les coulisses du parquet pour donner une raison, même si une petite idée me trotte dans la tête. Et de là à parler de protection, je ne saurais pas quoi vous répondre, mais objectivement ils servent le système en place malgré leurs grandes prétentions révolutionnaires. Par contre ce que je peux vous dire, c’est que des colistiers du NPA et des militants de la liste de Nadia Pellefigue (PS-PCF) faisaient partie du groupe prenant à partie Quentin Lamotte (RN) le 9 février dernier et que la personne ayant bousculé la militante de la liste du maire sortant venait de faire la bise à un colistier d’Archipel Citoyen (EELV-Insoumis)… S’il n’y a pas forcément de protection, on peut objectivement parler de connivence. Toulouse est une grande ville mais le milieu de la gauche est petit…

La gauche peut revenir aux manettes de Toulouse, hélas !

Riposte Laïque : Comment réagit la municipalité toulousaine, et son maire, Jean-Luc Moudenc, face à ces multiples agressions ? Et selon vous, Toulouse peut-elle repasser à gauche, le 22 mars prochain ?

Nicolas Boutin : Le maire a un double visage. D’un côté il dénonce les exactions de l’extrême gauche, notamment depuis qu’ils ont récupéré le mouvement des Gilets jaunes, et depuis qu’il est nominativement visé dans les tags et jusqu’à l’agression d’une de ses militantes. Mais de l’autre, il ne supprime pas les subventions aux associations coupables de violence. Je prendrai pour exemple Act up qui touche plusieurs milliers d’euros par an, alors qu’ils ont été condamnés en novembre dernier pour avoir attaqué une salle municipale où se tenait une réunion de la Manif pour tous en 2017. De plus, de nombreux squats pullulent dans la ville, avec des centaines de clandestins hébergés, et relogés par la mairie et le préfet quand ceux-là, trop insalubres, prennent feu.

Concernant une potentielle victoire de la gauche, les sondages donnent Jean-Luc Moudenc (LR-LREM) en tête au premier tour et réélu au second. Mais l’écart s’est resserré. Tout dépendra du maintien ou non du Rassemblement national au second tour. Il peut y avoir une quadrangulaire avec deux listes de gauche, dont celle des écologistes-Insoumis devant le PS-PCF. En cas d’alliance, ils peuvent battre le maire. Et croyez-moi, nous avons déjà goûté à une mairie socialiste entre 2008 et 2014, Pierre Cohen avait alors déclaré : « Tout ce qui est nationaliste, Front National ou autre, je considère que réduire leur présence voire l’éradiquer, c’est important. Il y a deux moyens : par la loi et le rapport de force physique, qui montrent que l’on est très majoritairement contre, mais aussi par le combat idéologique. » Ça vous donne l’ambiance.

La presse locale et nationale renvoie toujours dos à dos les agresseurs et les agressés

Riposte Laïque : Qu’avez-vous pensé du traitement médiatique, local et national, autour de cette agression ?

Nicolas Boutin : Je ne suis plus surpris… Dans les médias locaux, ils n’ont pas hésité à jeter mon nom en pâture en reprenant le communiqué diffamatoire des propriétaires de la salle. Un seul journaliste a pris la peine de m’appeler pour avoir mon point de vue… Sur les incidents, ils mettent sur un pied d’égalité une association qui organise un débat public avec un élu de la République et un journaliste, avec une bande armée qui assiège une salle… Il faut aller dans la presse non soumise au politiquement correct pour trouver des papiers relatant honnêtement l’agression que nous avons subie (Valeurs Actuelles, L’Incorrect, Breizh Info…).

L’extrême-gauche est violente parce qu’elle perd du terrain

Riposte Laïque : Certains amis nous disent qu’il n’est guère raisonnable, dans le climat actuel, d’organiser des réunions publiques à Toulouse, si on n’est pas étiqueté à gauche. Partagez-vous cette approche, et vous résignez-vous à ne plus prendre le moindre risque, après cette soirée qui aurait pu tourner au drame ?

Nicolas Boutin : Des réunions publiques, nous en organisons tous les mois depuis quelques années, parfois en annonçant l’adresse, parfois dans le quartier dit « antifa » et nous n’avons jamais eu de problèmes. L’extrême gauche est violente parce qu’elle perd du terrain. Et si elle en perd, c’est que l’on en gagne. Nous voulons tenir ce défi, nous n’avons pas à nous cacher, nous devons être sur tous les fronts et partout. Toulouse ne sera pas l’exception.

L’extrême gauche ne nous fera jamais taire, et nous allons le montrer bientôt !

Riposte Laïque : Avez-vous d’autres initiatives en vue, prochainement ?

Nicolas Boutin : Bien sûr. Dans les prochaines semaines nous donnerons rendez-vous à tous les sympathisants de la liberté d’expression et tous les insoumis à la doxa de l’extrême gauche pour montrer que personne ne pourra nous faire taire ! Nous souhaitons, d’autre part, investir le terrain culturel local par divers moyens. Nous organisons d’ores et déjà une conférence le 5 mars prochain sur le thème de la tauromachie. Un sujet qui mérite d’être débattu en mettant de côté les passions et les tensions et l’occasion de célébrer la culture du Sud-Ouest autour d’un buffet préparé par nos bénévoles. Nous travaillons également à l’organisation d’une journée des Capitouls aux beaux jours et d’un hommage en novembre au saint patron toulousain. Nous allons également mettre en place des cellules de formations et même un concours de poésie. Nous voulons élever les âmes et l’esprit et permettre à nos sympathisants d’échanger leurs talents entre eux. Le Cercle des Capitouls a encore de beaux jours devant lui, n’en déplaise à certains.

Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelques chose, Nicolas ?

Nicolas Boutin : Vous pouvez retrouver nos activités et une actualité toulousaine libre et indépendante sur infos-toulouse.fr.
Quand certains veulent nous faire taire et nous voir disparaître, nous appelons chacun d’entre vous à nous soutenir en étant présent à nos événements ou à nous aider financièrement dans les futurs frais auxquels nous serons confrontés, via notre cagnotte en ligne :

https://www.lepotsolidaire.fr/pot/o8mczp0i

Propos recueillis par Pierre Cassen

https://ripostelaique.com/toulouse-lextreme-gauche-ne-nous-fera-jamais-taire.html

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