On attend avec impatience la révolte des policiers……

On attend avec impatience la révolte des policiers…

Il y a bien un blues policier.

Tout comme il y a un blues des urgences hospitalières, des pompiers, des instituteurs et professeurs des écoles.

Il y a un blues partout dans les services dits publics.

Concernant les policiers, il nous est mis en avant le nombre de suicides.

On peut compatir, mais le chiffre est tout de même à relativiser : une cinquantaine en 2019 à ce jour, soit sur 9 mois, largement inférieur au nombre de suicides d’agriculteurs qui s’élève à plus de 200 chaque année.

Bien que plus nombreux à passer à l’acte, pourtant les agriculteurs sont beaucoup plus aimés par la population française.

Il faut dire qu’il est humain d’aimer davantage celui qui vous nourrit de lait de chèvre, de pinard et de fruits frais que celui qui vous nourrit de PV pour excès de vitesse ou de coups de matraques.

Si le policier veut remonter dans les sondages, c’est pourtant tout simple, il suffit qu’il modifie sa doctrine d’emploi : au lieu d’emmerder le peuple, il suffirait qu’il mette vraiment sous les verrous les criminels, les assassins, les violeurs, les voleurs, les incivils, les communautaristes qui pourrissent la vie du Gaulois réfractaire.

Tenez, une semaine de nettoyage au karcher dans les banlieues et plus un radar sur les nationales, c’est 20 points assurés dans les sondages.

Il est donc clair que le policier est le seul artisan de son désamour.

Il n’appartient qu’à lui de se rendre aimable, et il est tout à fait normal que la plupart des Français ne s’émeuvent pas plus que cela de son suicide.

Un exemple suffit à illustrer mon propos.

Quand le policier traque, arrête, et plus particulièrement abat du terroriste musulman, il est à l’acmé dans les sondages et dans la rue, même Renaud, le vieil anar anti-flics, va lui cloquer le bizouillou de la réconciliation.

Un autre exemple.

Si le policier, entouré de Gilets jaunes, se mettait à passer les cerceaux au préfet, à ses supérieurs ou à des quidams genre Griveaux ou Castaner, ce serait le grand bond en avant chez les sondeurs, le Gilet jaune applaudirait des quatre mains en se roulant au sol de bonheur.

Un petit rappel historique également.

En 1944, c’est l’insurrection de la Préfecture de police de Paris qui a réussi à reléguer au second plan, dans l’imaginaire collectif, les rafles de Juifs de juillet 1942 et les arrestations de résistants.

Cela démontre qu’un seul acte positif suffit à renverser la perception que l’on a des gens et des choses.

Si donc au lieu de se suicider le policier utilisait son arme différemment, il pourrait probablement être propulsé au hit-parade des professions d’utilité publique préférées des Français, devant les infirmières, les urgentistes et les pompiers.

On peut même raisonnablement penser qu’à Ipsos ou Opinion Way, on serait obligé de revoir l’échelle de Richter du baromètre : plus de 100 % d’avis favorables, ça sent sa junte sud-américaine.

En Afrique, ils ont beau bourrer les urnes, ils n’y arrivent pas, y’a qu’en Corse parfois,  quand les morts se déplacent au bureau de vote, et encore…

Or au lieu de se prendre en main, le policier continue à prendre des ordres auprès de ses supérieurs qui le font plonger dans les sondages.

Avouez qu’il est impossible de compatir si le policier adore se faire haïr, comme on dit, « c’est son choix ».

Moi je veux bien leur donner quelques pistes, aux policiers, pour qu’ils se sentent un peu mieux, mais encore faut-il qu’ils osent s’en emparer.

Régulièrement, quand ça ne va pas trop de la caboche, le ministère de l’Intérieur y va de  sa petite campagne de cellule de soutien psychologique.

Avec des putatifs spécialistes de l’âme du genre de ceux qui hantent les plateaux TV avec leurs yeux de cocker qui y vont de leur petit conseil : «  il faut prendre sur vous, les enfants », ils sont sommés de se soumettre à l’archétype de la mauvaise recommandation délivrée par un mauvais ordre médical établi lui-même soumis à un mauvais ordre politique établi.

Quelle hérésie !!!! C’est tout le contraire qu’il faut faire pour se porter mieux !

Un bon policier qui veut réussir dans la carrière ne devrait jamais prendre sur lui.

Comme le politicien, il devra prendre toujours sur les autres.

Si chacun prenait sur lui on serait vite fait dans un pays de pauvres.

Tandis qu’en prenant sur les autres, c’est au moins une partie de la Nation qui réussit.

Il ne reste plus ensuite qu’à laisser ruisseler comme le préconise une fange frange d’économistes et de politiciens pour que les plus pauvres aient leur part en retour.

Tenez, en paraphrasant un publicitaire célèbre, on peut affirmer qu’un policier qui n’a pas sa Rolex au poignet à moins de 50 ans est un policier qui a raté son plan de carrière.

Il est temps de remédier au blues dans la police.

Déjà, que le policier commence de prendre son destin en main, et qu’il devienne le décideur et l’acteur de sa propre mission nationale en laissant s’épanouir son esprit d’initiative, comme disent tous les managers et DRH des grandes entreprises.

Et en premier lieu, puisque les juges relâchent sans désemparer les voyous que le policier lui défère, que ce dernier passe les cerceaux aux juges laxistes pour complicité de criminalité.

Histoire de faire bouger les lignes.

Je peux le jurer ici, rien que cet acte ferait remonter le policier dans les sondages, et la France entière retrouverait le sourire et l’espoir d’un avenir meilleur.

Tenez, si j’avais drivé les forces de police ces derniers temps, je leur faisais profiter des opportunités inouïes qu’offre régulièrement l’actualité du pays.

Devant les caméras du monde entier, je les envoyais passer des bracelets tout neufs à la préfète pro-pesticide d’Ille-et-Vilaine pour mise en danger de la vie d’autrui, et je les dépêchais délivrer une lettre de cachet aux magistrats de Gap en réquisitionnant les Identitaires comme auxiliaires de police pour accompagner tout ce petit mauvais monde d’une mauvaise magistrature hors des  frontières pour menées antinationales.

Le résultat ??? Un pays en liesse et des brassées de jonquilles devant tous les commissariats de France. Même à Hong Kong ils se seraient écriés « respect » tout en murmurant dans un grand soupir « si on avait les mêmes policiers avec nous à la maison ! ».

Hélas, l’actuel manager est complètement à côté de la plaque, il est incapable de modifier l’image de ses troupes auprès de la population.

Dites-moi, vous connaissez un ministre de l’Intérieur qui me confierait une mission de coaching auprès des forces de l’ordre avec de telles idées à la con ???

Jean d’Acre

https://ripostelaique.com/on-attend-avec-impatience-la-revolte-des-policiers.html

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