Le débarquement en Provence, qui sont ces Africains ?

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Nous sommes aujourd’hui à fêter le débarquement en Provence, 75 ans après Emmanuel Macron lance un appel aux maires pour honorer les héros africains, mais qui sont ces hommes qui ont débarqué sur les côtes Françaises ?

« Je lance aujourd’hui un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies, la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l’Afrique et disent de la France ce qu’elle est profondément : un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage », a lancé le chef de l’État lors de son discours, en présence de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, ainsi que les présidents ivoirien Alassane Ouattara et guinéen Alpha Condé,  à la nécropole nationale de Boulouris, dans le Var, où reposent 464 combattants de la 1ère armée française. Traditionnellement, cet anniversaire est l’occasion de saluer la contribution des soldats des anciennes colonies françaises à la Libération, hommage aux 450.000 soldats qui participèrent à l’opération menée par les forces Américaines et Françaises, parties d’Afrique du Nord, de Corse et d’Italie du Sud. Lire l’article….

Remontons dans l’histoire pour bien comprendre qui sont ces hommes qui ont donné leur vie, à la France. Qui étaient-ils vraiment ? Quel fut leur rôle dans les conflits qui ont émaillé le XXe siècle ?

Le terme « tirailleur » désigne un « combattant doté d’une certaine liberté de manœuvre et qui tire en dehors du rang ». Il s’applique aussi bien aux soldats servant comme fantassins, cavaliers ou artilleurs qu’aux auxiliaires, conducteurs et infirmiers. On les qualifie initialement en fonction de leur région d’origine… L’appellation « tirailleurs coloniaux » est utilisée un temps avant que l’expression « tirailleurs sénégalais » s’impose à tous, le Sénégal étant le premier pays à avoir fourni des soldats.

Un peu d’histoire sur ce corps d’armée, bien souvent on fait l’amalgame avec d’autres corps d’Afrique, comme ceux des tirailleurs d’Afrique du Nord, Algériens et Marocains. Ce corps a été créé en 1857 par Louis Faidherbe, gouverneur du Sénégal sous Napoléon III. Il s’agit alors de formaliser le recrutement local qui existe depuis le XVIIe siècle. En pleine expansion coloniale, la France a besoin de ces soldats pour asseoir ses premiers établissements coloniaux et affermir sa domination sur l’Afrique. Ils sont, au départ, utilisés exclusivement dans le cadre de la conquête coloniale, au sud du Sahara mais aussi au Maroc, en Algérie et à Madagascar.

Les tirailleurs sénégalais ne sont pas nécessairement Sénégalais, ils sont recrutés dans toute l’Afrique noire aussi bien en Afrique de l’Est qu’en Afrique centrale et occidentale. Le terme « sénégalais » leur est donné du fait que le premier régiment de tirailleurs a été créé au Sénégal.

À la fin du XIXe siècle, les tirailleurs sont tous des volontaires. Il faut attendre la Première Guerre mondiale pour que commence un processus de conscription. Les tirailleurs ont combattu durant les deux conflits mondiaux. Après guerre, ils ont également été engagés en Indochine, en Algérie, à Madagascar, dans le Levant (Syrie, Liban) et même durant la bataille de Suez.

Entre 1914 et 1918, 165 229 hommes sont recrutés en Afrique-Occidentale française (AOF), 17 910 en Afrique-Équatoriale française (AEF) et 272 000 au Maghreb. Ils sont présents sur le front de France, aux Dardanelles et sur le front d’Orient (les Balkans), 1 397 800 soldats français morts durant le conflit de la Grande Guerre 14/18.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, au moins 150 000 tirailleurs participent aux combats.

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Y’a t’il eu des cadres parmi, ce corps d’Afrique ? oui, entre 1946 et 1947, une politique d’africanisation des cadres est mise en place. Une école de formation est installée à Fréjus qui instruira de très nombreux officiers, dont beaucoup participeront à l’encadrement des premières armées indépendantes.

Pour faire taire les langue bien pensantes celles qui dramatisent au plus haut point sans regarder, que ces hommes ont versé leur sang et donné leur vie à la nation, une question se pose en ce moment, ceux ci étaient’ils de la chair à canon ???

Selon l’historien Julien Fargettas, les statistiques ne permettent pas d’affirmer que les soldats africains auraient été, plus que d’autres corps, envoyés à la mort. En réalité, la polémique de la « chair à canon » remonte à 1917, quand le député du Sénégal Blaise Diagne accusa le général Mangin d’avoir laissé les troupes noires se faire massacrer lors de la bataille du Chemin des Dames. Durant la Seconde Guerre mondiale, les troupes noires subissent d’importantes pertes, mais essentiellement parce que ce sont des troupes d’élite engagées dans des offensives très difficiles. Après l’attaque du Chemin des Dames, au cours de laquelle sont morts pour rien 29 000 soldats français, (L’offensive est lancée le 16 avril 1917, à 6h. Dès le départ, c’est un échec cuisant. Les hommes sortent des tranchées, montent sur le parapet et sont tout de suite fauchés par les mitrailleuses ennemies qui n’ont pas été atteintes par l’artillerie française. Sur les 15 000 Africains engagés, plus de 7 000 sont morts à la fin des combats dont 1 400 le premier soir) la désillusion est immense chez les poilus. Ils ne supportent plus les sacrifices inutiles et les mensonges de l’état-major. A lire cet excellent article, sur la suite du Chemin des Dames, les mutineries, les exécutions….

C’est une hécatombe, pour tous ces hommes venus pour se battre, surtout rester en vie, erreur de stratégies, élaborées par des grands pensants, des généraux d’une autre ère, qui ont minimisé, les forces et leurs belles promesses (Le général Nivelle, qui n’a pas tenu sa promesse d’arrêter les frais au bout de 48 heures, est limogé le 15 mai 1917 et remplacé par le général Pétain, auréolé par ses succès de l’année précédente à Verdun. Il s’en faut de beaucoup que ce changement ramène la discipline dans les rangs et les mutineries se reproduisent en assez grand nombre jusqu’à la fin du printemps).

Le nouveau commandant en chef s’applique en premier lieu à redresser le moral des troupes. Il sanctionne avec modération les faits d’indiscipline collective, limitant à quelques dizaines le nombre d’exécutions.

L’historien Guy Pedroncini chiffre le nombre de condamnations à 3 500 environ et les exécutions effectives à 60 ou 70. Les autres condamnés voient leur peine commuée en travaux forcés (ils échappent du même coup à la guerre !). L’historien Jean-Baptiste Duroselle évalue à 250 le total des mutineries sur le front français au printemps 1917. Elles auraient impliqué un maximum de 2 000 soldats et se seraient soldées par 27 exécutions pour faits d’indiscipline collective.

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Les mutineries du printemps 1917 sont passées pratiquement inaperçues des contemporains et n’ont suscité l’intérêt des historiens qu’à partir des années 1930.

En 1917, les Américains aussi voient d’un très mauvais œil le fait que des Noirs combattent d’égal à égal avec des Blancs. L’armée américaine, qui pratique la ségrégation, va même faire une demande officielle à la France pour qu’elle cesse d’utiliser des forces noires. Objets d’une propagande raciste et violente de la part des Allemands, les tirailleurs ont été victimes de massacres et d’exactions et ont fait l’objet de terribles expériences scientifiques lors de la Seconde Guerre mondiale. Des médecins allemands auraient pratiqué des recherches sur la tuberculose sur des soldats africains.

Pendant la période nazie, de 1933 à 1945, les Afro-Allemands se comptaient par milliers. Au fil du temps, on leur a interdit d’avoir des relations sexuelles avec les Blancs, ils ont été exclus du système scolaire et de certains types d’emploi, parfois stérilisés, tandis que d’autres ont été conduits dans des camps de concentration. Le terme péjoratif « bâtards rhénans » a été inventé dans les années 1920 pour désigner les 600-800 enfants métis issus de ces relations.

De ce que l’on ne parle pas bien sur, certains vont se noyer dans un goutte d’eau pour mieux étayer leur affres angoissantes et grandissantes de ce dire, non non cela n’a pas existé. Alors que l’antisémitisme occupait une place de premier choix au cœur de l’idéologie nazie, une ligne dans Mein Kampf, le livre publié en 1925 décrivant les convictions politiques du chef du parti Adolf Hitler, établissait un lien entre les Juifs et les Noirs. « C’était et ce sont les Juifs qui amènent les Noirs en Rhénanie », écrit Hitler,  »toujours avec la même pensée secrète et le même but de détruire la race blanche détestée par la bâtardisation qui en résulte ».

Une fois au pouvoir, l’obsession des nazis pour les Juifs et la pureté raciale a progressivement conduit à l’Holocauste, au massacre industrialisé de six millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu’au massacre de Roms, de personnes handicapées et de certains Slaves. En 1935, les lois de Nuremberg qui interdisaient notamment les mariages entre juifs et les autres Allemands, furent adoptées. Celles-ci ont ensuite été modifiées pour inclure les Noirs et les Roms dans la même catégorie que les Juifs. Mais la peur du métissage racial a persisté et en 1937, les enfants rhénans métis, ont fait l’objet d’une stérilisation forcée. L’Allemagne à l’âge des empires coloniaux, et en particulier le génocide des Hereros et des Namas en Namibie, étaient déjà les indicateurs d’un regard négatif sur les Africains. Après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, ils ont été harcelés, humiliés en public et forcés à être apatrides. Il y a eu une certaine résistance. Par exemple, Hilarius Gilges, métisse, était un militant communiste et anti-nazi. Il a été enlevé et assassiné en 1933.

Après l’éclatement de la guerre en 1939, leur situation s’est aggravée. Les personnes vivant dans des relations mixtes pouvaient être la cible de stérilisation, d’emprisonnement, voire de meurtre.

Il existe des preuves qu'au moins deux douzaines d'Allemands noirs se sont retrouvés dans des camps de concentration dans le pays.

 Article à lire…. les Africains en Allemagne 39/45.

Je me suis un peu éloignée du sujet, mais pour que vous chère Lectrice et Lecteur compreniez ce qui se passe vraiment et pourquoi on veut nous faire avaler une pilule qui n’est pas la vérité. Quand on critique la France sur son implication en Afrique, il n’y a pas qu’elle il y a eu aussi les autres, rendre responsable, une génération qui n’a pas connu les Grandes Guerres ce n’est pas juste, pas juste de traiter les autres pour leur dire « oui c’est de votre faute » SOMMES NOUS RESPONSABLES a vitam æternam de ce qu’on fait nos ancêtres ??? non, nous le sommes pas nous pouvons oui regretter ces faits bien sur, on ne peut pas revenir en arrière, c’est sur, et même si on pouvait que ferions nous ? mieux ou pire ?

Image illustrative de l’article 5e régiment de tirailleurs marocains

Je rend ici un hommage plus particulièrement à mon cher Papa, qui avait intégré ce régiment le 5ème RTM, en faisant des recherches je suis tombée sur cet article, je pense que là où il est, il est heureux, cette commémoration faite en l’honneur des Tirailleurs  à Dijon, dommage il est parti cette année là le 7/02/2015,  il était ni Marocain, ni Africain, un homme juste, aimant la liberté, ayant choisi de partir se battre contre le nazisme à 15 ans, maquisard, ensuite il s’est engagé à l’âge de 17ans dans l’Armée de Rhin et Danube, pour ensuite se retrouver en Indochine, (2 séjours) puis le Maroc où il était détaché,  Port-Lyautey, où il a intégré ce régiment, le 5ème RTM.

Le 5° Régiment de Tirailleurs Marocains fut en garnison à Dijon de 1955 à 1965. De nombreux Dijonnais sont d’anciens Tirailleurs Marocains. Du Maroc à Dijon, plusieurs sont passés par l’Indochine en guerre ou par l’Allemagne.

Je rends un grand Hommage à tous ces hommes venus de régions, de pays, de continents différents qui se sont battus pour la liberté. Pour notre liberté.

Et aujourd’hui saurions nous nous battre comme ils se sont battus, contre l’oppresseur, contre ceux qui oppriment les peuples, les citoyens, les humains ?

Donner notre sang, notre vie, donner ce que nous avons de plus cher ?

La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque.

Ce n’est pas l’acceptation du combat.

C’est à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort.

Antoine de Saint Exupéry.

 

Bien à vous.

LaddyMarie

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