Emmanuel Macron dans la presse régionale: «Moi ou le chaos!»

Il ose ?  après avoir détruit la France  ruinés les classes moyennes appauvris les plus démunis , éborgnés massacrés des gens pacifistes qui se battent pour leurs survie , après avoir vendu la France en pièces détachés aux étrangers , détruit les entreprises françaises ,   oppressé privés de parole des millions de  patriotes en fermant les comptes sur le net !!  censurés matriculés des millions de comptes sur Twitter  ,   nous a bâillonnés   privés de notre liberté d expression  ,   mis en  garde a vue des centaines de gilets jaunes qui ne pensent pas comme lui , il a censuré les médias  qui doivent dire et faire ce qu ‘il veut , car cet arrogant ne supporte aucune critique , et il ose parler de chaos !!  mais la France est en plein chaos  elle est en guerre civile  soumise aux racailles et vous osez encore faire rentrer les terroristes partis tuer décapiter en Irak en leurs donnant des aides ?  au secours  virez moi svp MACRON ou notre pays sera sous peu  sous la Charia … et nos enfants n auront aucun avenir  ….nous sommes plus de 90% des français a ne plus supporter cet arrogant et méprisant chef de Secte .. ( pas d état )

Emmanuel Macron dans la presse régionale: «Moi ou le chaos!»

FIGAROVOX/TRIBUNE – Emmanuel Macron a accordé un entretien à de nombreux titres de la presse régionale. Le communicant Arnaud Benedetti distingue trois étapes dans cette offensive du chef de l’État à quelques jours des élections européennes: élargir son public, désigner l’adversaire puis se poser en unique recours.


Arnaud Benedetti est professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne, et rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Il a publié Le coup de com’ permanent (éd. du Cerf, 2017) dans lequel il détaille les stratégies de communication d’Emmanuel Macron.


Lu et relu, validé et sur-validé, l’entretien donné par le Président de la République à la presse quotidienne régionale avait trois objectifs.

Le premier, évidemment, consistait à s’adresser à cette France des territoires qui depuis 1992 renâcle à Bruxelles et à partir de laquelle le feu des gilets s’est propagé. La cible était en conséquence autant territoriale que sociologique. Elle était aussi générationnelle, puisque le lectorat de cette «PQR» du pays profond est composé de bombreux retraités, malmenés par les deux premières années du mandat, mais potentiellement inquiets devant le chaos qu’aime à lui promettre Emmanuel Macron si jamais la confiance ne lui est pas accordée…

Macron endosse ainsi un messianisme bon chic bon genre, dont le ressort vise à cliver.

C’était bien le deuxième but de cette adresse aux provinces: jouer à nouveau sur la dramatisation, moteur du récit macroniste, qui déroule ainsi sa scénographie manichéenne. Enfermant les Français dans un jeu binaire et sans nuance, sans alternative autre que celle d’un ralliement eschatologique à la promesse d’un bien dont il serait le garant exclusif, le Président de la République opère à nouveau la figure majeure de sa mythologie. Il signifie à lui tout seul l’ordre juste du monde. Il parle la langue de la seule et unique cité possible. Il réactive l’imaginaire du chaos qui vient si l’on ne consent pas à son incarnation de la société. Il est tout à la fois la clef de voûte de l’édifice idéal, et l’architecte performatif d’un monde meilleur qui est aussi à ses yeux «le meilleur des mondes». Macron endosse ainsi un messianisme bon chic bon genre, dont le ressort vise à cliver, «antagoniser» toujours plus le champ politique à des fins de survie électorale. Insufflant une atmosphère anxiogène dont il se prétend le thaumaturge, il réinvente – dernier et récent ingrédient de sa narration – la figure d’une altérité sulfureuse, nouvel archétype de «l’homme au couteau entre les dents» ou du «parti de l’étranger», du grand méchant loup idéologique, «trumpiste» ou «poutinien» qui rôderait muni des pires intentions dans les jardins de la démocratie.

Steve Bannon est de ce point de vue l’opportun visiteur de la macronie en quête de relégitimation électorale. Toute histoire, y compris celle exaltant des paranoïas stratégiques, a néanmoins vocation à offrir un final rédempteur. Le grand débat au cœur de la crise des «gilets jaunes», et à l’épreuve fictionnelle d’une République «en péril», fut la médication réconciliatrice d’un peuple au bord de la «guerre civile». À quelques encablures du scrutin européen, les structures élémentaires du macronisme demeurent identiques.

Le troisième but de ce sermon aux régions est de renouer avec une Pentecôte communicante. On promet, on en appelle ainsi à une grande convention européenne pour refonder, ou renaître, réveiller dans tous les cas les consciences ensommeillées de scepticisme. Ainsi, toujours et recommençant, vont les trois temps du storytellingdes marcheurs: le marketing à travers la recherche d’un public, la désignation du bouc-émissaire pour mieux signaler la menace, l’apothéose par le recours à une communion refondatrice.

 

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/emmanuel-macron-dans-la-presse-regionale-une-valse-a-trois-temps-20190521?fbclid=IwAR0GTLz-aaKslAzlSL_grfaRYgyZCxng7fgfMe5exHY4WSlw3iaELkRn6Eo

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