150 à 400 000 clandestins rien qu’en Seine-Saint-Denis: le rapport qui interdit de fermer les yeux

150 à 400 000 clandestins rien qu’en Seine-Saint-Denis: le rapport qui interdit de fermer les yeux   

Immigration. Le rapport que deux députés ont consacré au département de Seine-Saint-Denis rend impossible à toute personne sensée de continuer à nier l’ampleur du remplacement de population actuellement à l’œuvre.

Depuis la publication, en janvier 2017, de mon livre Eglise et immigration, le grand malaise (Presses de la Renaissance), j’ai été amené à participer à un grand nombre de débats sur le sujet, dans la presse écrite, à la radio ou à la télévision. Chez mes contradicteurs, un procédé revenait en boucle : nier l’ampleur des phénomènes migratoires dont je soulignais les dangers. Récemment encore, deux honorables hommes d’Église, à l’issue d’un débat courtois, s’étonnaient ainsi : Mais pourquoi diable m’obstinais-je à parler d’immigration de masse ? Après tout, la France avait pris une part assez modeste du récent fardeau de réfugiés issus de la “crise des migrants”, la proportion des étrangers dans la population française reste modeste, et relativement stable, etc. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et ceux qui alertent sur le suicide culturel d’une civilisation qui s’obstine à ne pas s’opposer à l’invasion migratoire qui la menace, ne feraient qu’agiter des fantasmes absolument dénués de fondement.

Jusqu’à 24 % de la population de Seine-Saint-Denis

Face à un tel déni de réalité, le rapport déposé le 31 mai à l’Assemblée par deux députés, et qui continuerait à y dormir dans un tiroir si nos confrères du Figaro ne l’avaient exhumé dans leur édition du 5 juillet, fait figure d’arme de destruction massive. François Cornut-Gentille (LR) et Rodrigue Kokouendo (LREM) se sont penchés sur la situation migratoire en Seine Saint-Denis. Premier constat : « l’État ignore le nombre d’habitants » qui vivent dans le 9-3. À plus forte raison ignore-t-il le nombre d’immigrants clandestins… Extrapolant les chiffres de demandes d’AME (Aide Médicale d’État) et les données des allocations familiales, les auteurs du rapport évaluent leur chiffre entre 150 000 et 400 000, soit entre 9 et 24 % de la population totale du département tel qu’elle est évaluée par l’Insee, qui se monte à 1646 000 habitants. Or, en novembre 2017, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb estimait le nombre de migrants clandestins dans toute la France à… 300 000 !

Si la Seine Saint-Denis « est un sas d’entrée de la France par l’aéroport Roissy-Charles-De-Gaulle », souligne le rapport, et présente à l’évidence une proportion de clandestins exceptionnelle par rapport aux autres départements, les chiffres révélés par les deux députés soulignent avec éclat à quel point le discours officiel sous-estime scandaleusement l’ampleur du phénomène. « La Seine-Saint-Denis, souligne François Cornut-Gentille, est un miroir grossissant des difficultés que l’on trouve sur tout le territoire […] La République refuse de voir les difficultés auxquelles elle est confrontée. »

Un problème de « masse critique »

Or, d’après l’Insee elle-même, à ce chiffre hallucinant de clandestins, il faut ajouter 423 879 personnes de nationalité étrangère en situation régulière. Si on accepte le chiffre médian de 250 000 pour les clandestins, on arrive au chiffre de 673 879 étrangers sur le territoire du 9-3 : ce qui représente plus de 30 % de la population. Il conviendrait évidemment, pour avoir un tableau exact de la situation, d’y ajouter les étrangers naturalisés et les Français nés de parents immigrés : on dépasserait sans doute assez largement les 50 %. Déjà en 2009, les démographes Michèle Tribalat et Bernard Aubry, cités par Malika Sorel dans son essai Décomposition française, notaient qu’en Seine-Saint-Denis, les jeunes de moins de 18 ans originaires du Maghreb représentaient 39,2% du total des jeunes du département, et ceux originaires du reste de l’Afrique 28,4 %. C’était il y a presque dix ans…

Non seulement les chiffres établis par ce rapport, qui paraissent difficilement contestables, devraient interdire à tout jamais tout déni de réel quant à la réalité du remplacement de population qui est à l’œuvre aujourd’hui dans des zones de plus en plus nombreuses du territoire français ; mais ils ruinent également les fictions angéliques sur une possible intégration harmonieuse, à laquelle il suffirait, disent tous les Jean-Louis Borloo et Laurent Joffrin de la Terre, d’allouer davantage de moyens pour la mettre en œuvre avec succès. Car à quoi s’intégrer, quand vous vivez dans une zone géographique aussi large qu’un département où les représentants de la culture d’origine – les Français de souche, pour parler clair ‒ sont devenus minoritaires ? « C’est tout le problème de la masse critique, note l’essayiste anglais David Goodheart : quand quelques groupes minoritaires, en particulier ceux issus de sociétés traditionnelles, deviennent suffisamment importants, il leur devient possible de vivre sans contact avec la société d’accueil. » En Seine-Saint-Denis, ce point est dépassé depuis longtemps.

 https://www.valeursactuelles.com/societe/150-400-000-clandestins-rien-quen-seine-saint-denis-le-rapport-qui-interdit-de-fermer-les-yeux-97081
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