450 radicalisés sortant de prison d’ici fin 2019 : un risque majeur pour la société française ?

GOUVERNEMENT DE COLLABOS ASSASSINS  , VOUS NOUS METTEZ EN DANGER !!

BANDES D INCAPABLES, ET MINABLES MACRONISTES ,PAR VOTRE LAXISME VOUS METTEZ LA VIE DES FRANCAIS EN DANGER EN MORT , LES COUPABLE DE CES ATTENTATS C EST VOUS !

450 radicalisés sortant de prison d’ici fin 2019 : un risque majeur pour la société française ?

Le garde des Sceaux Nicole Belloubet a fait savoir que d’ici fin 2019, 450 détenus condamnés pour terrorisme, quitteraient leurs établissements carcéraux. Chems Akrouf, expert en renseignement, décrypte pour RT les défis soulevés par cette annonce.

Après la peur des «revenants», voilà celle de «ceux sortant de prison». On découvre avec stupeur que 450 détenus condamnés pour terrorisme vont sortir d’ici fin 2019. C’est ce qu’a annoncé la ministre de la justice Nicole Belloubet.

Pourquoi a-t-on si peur ?

Dans les faits, les prisonniers qui vont sortir auront tous purgé leurs peines. Mais on court le risque, majeur, de voir sortir des gens qui ne sont pas du tout repentis, voire qui risquent de s’être endurcis lors de leur séjour en prison. Cette mise en garde vient du procureur de la République de Paris. «Avant 2016, on ne criminalisait pas parce qu’on avait pas tout à fait pris conscience du danger de Daesh», précise-t-il.

Comment la justice et les services de sécurité vont-ils faire face à ce problème ?  Anticipant ces sorties de prison, le parquet de Paris demande à l’administration pénitentiaire leurs dates 18 mois à l’avance pour «saisir les juges d’application des peines et éviter les sorties sèches [sans aménagement de peine]», tout en insistant sur le fait qu’il va être nécessaire de mettre en place «un suivi beaucoup plus approfondi et attentif en détention par le renseignement pénitentiaire pour évaluer au mieux les profils de dangerosité.»

Sur l’expertise judiciaire, rien de nouveau : la justice n’a pas ouvert de nouveau poste pour bénéficier de l’expertise de profileurs et d’experts en terrorisme islamiste. Il est toujours fait appel aux mêmes psychologues qui n’ont aucune expertise dans le domaine de la radicalisation.

La (seule) bonne nouvelle est qu’ils seront tous inscrits sur le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes (FIJAIT) créé par la loi du 24 juillet 2015 relative au renseignement et par le décret du 29 décembre 2015. Placé sous l’autorité du ministère de la Justice, ce fichier a pour vocation de faciliter l’identification des personnes et de prévenir le renouvellement des infractions à caractère terroriste. Le FIJAIT peut être, en partie, consulté par de nombreuses entités : les autorités judiciaires, les services du renseignement, certains services administratifs mais aussi les maires et présidents des collectivités territoriales. Les informations qui y sont recensées (état civil, adresses successives, déplacements transfrontaliers, nature de l’infraction…) sont conservées vingt ans s’il s’agit d’une personne majeure, dix ans s’il s’agit d’un mineur.

Dans ce contexte, le gouvernement tente de dédramatiser, d’occuper les médias avec des déclarations rassurantes. «L’entrée en prison et la sortie de détention ne constituent plus une rupture», a ainsi assuré à l’AFP le ministère de l’Intérieur qui précise : «Tous les services sont avertis d’une éventuelle sortie, même temporaire, de prison pour poursuivre le suivi, mettre en place une surveillance ou prendre une mesure d’éloignement du territoire.» De son côté, le Premier ministre Edouard Philippe a promis le 6 juin un «suivi effectif» et «sans naïveté».

Ne faudrait-il pas astreindre ces individus à un suivi plus spécifique ? Evidemment, il n’existe pas de solution miracle. Mais comment réagira la population si l’un de ces individus, une fois sorti, commet une attaque terroriste ? Qui en assumera la responsabilité ? Non, ces déclarations rassurantes ne correspondent pas à la réalité du terrain. En off beaucoup d’agents en charge de la lutte antiterroriste disent que c’est mission impossible. Déjà débordés par le 25 000 personnes fichées dans le FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste), les effectifs actuels des services de renseignements ne seront pas en mesure de garantir un suivi permanent des individus qui doivent sortir.

La stratégie de lutte contre le terrorisme du gouvernement va devoir se doter de nouvelles méthodes. Reste à savoir si elles n’ont pas encore été dévoilées ou si elles n’ont même pas encore été élaborées.

Lire aussi : A Fleury-Mérogis, la maison d’arrêt des femmes peine à gérer ses détenues djihadistes

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

 

 https://francais.rt.com/opinions/51468-450-radicalises-sortant-prison-2019-rusque-majeur-societe-france
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