A droite, le dilemme de l’après 23 avril

PLUS PERSONNE NE CROIT EN LA VICTOIRE DU MENTEUR DE FILLON ………….MAIS DE LA A TENDRE LA MAIN A MACRON GRAVE ERREUR .

A droite, le dilemme  de l’après 23 avril

Selon Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », l’accueil qu’a réservé Christian Estrosi, sarkozyste historique, à Emmanuel Macron, samedi, à Marseille s’apparente au geste subliminal d’un homme qui ne croit plus à la victoire de son camp

CHRONIQUE. La rencontre a fait jaser, et pour cause : Christian Estrosi est un sarkozyste historique, un pilier de la droite dans le Sud-Est. Samedi 1er avril, le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) n’en a pas moins reçu dans son bureau, à Marseille, Emmanuel Macron qui tenait une réunion publique dans la ville et avait sollicité l’entretien. En apprenant la nouvelle, François Fillon a ri comme s’il s’agissait d’un poisson d’avril. Eh bien non, ce n’était pas une blague. Plutôt le geste subliminal d’un homme qui ne croit plus à la victoire de son camp et est train de s’affranchir du clivage gauche-droite, en projetant son histoire locale sur la scène nationale.

Christian Estrosi est l’un des deux présidents de région élus en décembre 2015 contre le Front national après avoir bénéficié du retrait du candidat socialiste. L’expérience l’a visiblement marqué. Dans un livre d’entretiens publié en février et intitulé Il faut tout changer ! (édition Albin Michel, 288 pages, 14,99 euros), l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy juge « le clivage droite-gauche au mieux inopérant, au pire nocif ». Il décrit l’élection présidentielle de 2017 comme un affrontement entre « réformateurs et conservateurs » et la présente comme le rendez-vous de « la dernière chance contre l’extrême droite ».

Présidentielle compromise

Parmi les réformes urgentes à entreprendre, il cite « celles du marché du travail et du dialogue social ainsi que du système de retraites ». On comprend, à le lire, que si Emmanuel Macron se qualifiait au premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 23 avril face à Marine Le Pen, il n’éprouverait aucune difficulté à le rallier, lui qui, le 5 mars, avait demandé à François Fillon, en pleine tourmente judiciaire, de retirer sa candidature.

Christian Estrosi ne représente évidemment pas tous les sarkozystes. La plupart des fidèles de l’ancien…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/03/premier-craquement-a-droite_5104837_4854003.html#JgH1l4mj2SFyIEYX.99

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