Trahison de Valls : le bal des pleurnicheuses

Trahison de Valls : le bal des pleurnicheuses

Chez les socialistes, les geignasseries redoublent.

Bon ! D’accord ! Manuel Valls a un peu trahi. Il s’était engagé à appuyer le vainqueur de la primaire socialiste, mais soutenir Hamon, le gars qui lui a systématiquement pourri ses trois ans de Matignon, c’était trop ! Pas de ça, Lisette et hop, d’un bond, le voici en train de mamourer son ancien ministre – « L’homme qui en faisait trop », aurait dit Hitchcock. En réalité, ce n’est pas plus grave que les agissements de son patron depuis cinq ans qui, élu pour faire une certaine politique – « Mon ennemi, c’est la finance », « Moi j’aime pas les riches », etc. –, s’est appliqué à faire tout le contraire avec une constance digne d’éloges.

Donc Valls vote Macron… « And the cocu is… – roulements de tambour – Hamon ! »

Pourquoi cocu ? Eh bien ! parce qu’il apparaît limpide aujourd’hui que Macron, qui tenait tant à se faire passer pour le perdreau de l’année, n’est que le programme recyclage des foireux socialistes qui ont conduit le pays à la dèche. Macron, c’est Hollande sans le casque et le scooter. Ce sont les mêmes soutiens et ce sera la même politique. En y regardant bien, on pourrait même y trouver des emplois fictifs (n’est-ce pas, Harlem Désir, dont on n’a nul signe de vie depuis des années ?).

Et, chez les socialistes, les geignasseries redoublent. Montebourg fustige « un homme sans honneur ». Patrick Mennucci tweete : « Tu nous fais honte. » L’obscur Mathieu Hanotin parle d’une « minable tentative de sabotage ».

Tout petit dans son pantalon, le patron du PS se contente d’afficher « sa tristesse de n’avoir pas su convaincre Valls » ; pôv’ chéri, on souffre avec toi. « La démocratie a pris un grand coup », pleurniche le sénateur David Assouline.

Tous ces bons esprits me font vomir. Depuis des mois, on assassine le vainqueur de la primaire de la droite et du centre, François Fillon. Chaque jour apporte son tas de fumier bien frais, bien odorant, et les porteurs sont encartés. Et, comme à Guignol, les socialistes, grands ou petits, connus ou inconnus, se tapent sur les cuisses en hurlant de rire des malheurs de l’homme. Citez-moi un seul nom – je n’en demande pas deux, un seul me suffit –, un seul nom de socialiste qui a dit publiquement : « Pouce, les gars ! La démocratie est en train d’en prendre un grand coup. » Une seule voix s’est exprimée en ce sens : Georgina Dufoix, une grande dame. Mais à part elle, qui n’est plus dans le jeu politique depuis des lustres, personne d’autre, pas le moindre des apparatchiks solfériniens.

Alors, mes agneaux, vos larmes de crocodile, vos souffrances et votre tristesse, vos sentiments de honte, gardez-les pour vous. N’ayez pas l’impudeur, et l’impudence, d’en faire profiter la Terre entière alors que vous ne pleurnichez que sur vos postes, vos avantages, votre boulot qui, tous, vont vous passer sous le nez d’ici à quelques semaines. Les ralliés à Macron trahissent ? Fort bien, c’est dans les habitudes de la maison. Alors, en plus, ne jouez pas les étonnés. L’hypocrisie vous va si bien.

 http://www.bvoltaire.fr/trahison-de-valls-bal-pleurnicheuses/
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