Penelope Fillon sous le coup d’une triple mise en examen

Penelope Fillon sous le coup d’une triple mise en examen

L’épouse de l’ex-Premier ministre a été longuement entendue mardi par le parquet financier. Elle est aussi mise en examen pour recel d’escroquerie aggravée.

Contrairement à son époux, cela n’aura rien eu d’une formalité. Alors que François Fillon avait refusé de répondre aux questions des magistrats du parquet national financier (PNF), coupant court à l’audition lors de laquelle sa mise en examen lui avait été signifiée, le 14 mars, Penelope Fillon ne s’est pas murée dans le silence . Convoquée mardi à 9 heures 30, la femme du candidat de la droite à la présidentielle a passé de longues heures à s’expliquer et à satisfaire aux interrogations des juges jusque tard dans la soirée.

Ceux-ci cherchent à établir si l’activité d’assistante parlementaire, rémunérée plus de 900.000 euros brut et qu’elle déclare avoir exercée entre 1986 et 2013, relève de la réalité ou de la fiction. C’est dans cette deuxième hypothèse que les juges se sont placés et qui vaut finalement à Pénélope Fillon de faire l’objet d’une mise en examen pour recel de détournement de fonds publics.

Celle-ci se trouve également mise sous le coup de la même procédure pénale, cette fois à propos de son activité de conseil à la « Revue des deux mondes », payée 5.000 euros brut par mois et pendant vingt mois, notamment lorsqu’elle touchait en même temps son salaire d’assistante parlementaire. Les magistrats du PNF n’ont pas jugé les explications de Pénélope Fillon suffisamment convaincantes pour les dissuader qu’il s’agissait, là encore, d’un emploi fictif. Ce qui lui vaut d’être poursuivie cette fois pour abus de bien sociaux dans le cadre d’une deuxième mise en examen qui n’est pas la dernière.

Sérénité de façade

Car l’épouse de François FIllon l’est également pour recel d’escroquerie aggravée. Les juges soupçonnent la fabrication d’un faux document pour contourner le règlement de l’Assemblée nationale qui interdit de cumuler deux emplois au-delà de 190 heures travaillées par mois. La présomption d’un tel délit , retenue contre elle, a surgi au surlendemain de la mise en examen de François Fillon , suite à une perquisition menée au Palais-Bourbon, entraînant la délivrance d’un réquisitoire supplétif aux juges d’instruction.

Plus loquace face à la justice que son époux, Pénélope Fillon l’est sans doute parce qu’elle est beaucoup plus exposée que lui à ses foudres. Elle n’est pas parlementaire et rien ne peut entraver la procédure qui la vise. François Fillon, s’il est élu président de la République le 7 mai prochain, pourra invoquer son immunité présidentielle pour la stopper. Pas son épouse qu’un éventuel titre de première dame ne protégerait pas. Mardi après-midi, alors que les juges étaient en pleine audition, on s’employait à faire bonne figure dans l’entourage de François Fillon. « Ce n’est pas un sujet », assurait Damien Abad, député LR du Gard et porte-parole du candidat de la droite à l’Elysée. A voir. Mardi, François Fillon a décidé au dernier moment d’annuler une prise de parole qu’il avait programmée en fin d’après-midi dans le cadre de sa campagne devant des start-up.

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/elections/presidentielle-2017/0211924094347-penelope-fillon-sous-le-coup-dune-triple-mise-en-examen-2075866.php#HtRl9EHh7jUzlCG9.99

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