Macron n’existe pas

Macron n’existe pas 

Vu de ma fenêtre. Avec le candidat à la vacuité charmeuse, on aimerait croire en un futur avenant. On sait pourtant que le réel prendra sa revanche sur tant d’insipidité.

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Assaillir Macron avec des arguments, c’est vouloir découper le vent avec un canif. Car Macron n’existe pas ; sa vacuité charmeuse et doucereuse autorise tous les transferts, pour user du patois des psychanalystes. Le macronisme n’est ni une idée, ni un projet, encore moins une vision ; il n’a pas d’ancrage dans une quelconque mémoire. Il découpe une société anonyme en fiches banalement technos et assaisonne son évangélisme banalement bobo avec la moraline “progressiste” d’usage. Le macronisme est un symptôme ; voilà pourquoi il serait vain de lui opposer des raisonnements.

On veut voter Macron pour évacuer le double héritage de Mitterrand (1971, PS) et de Chirac (1977, RPR et suites). On veut voter Macron pour vomir les “ismes” d’antan, catholicisme, communisme, socialisme, libéralisme, gaullisme.

On veut voter Macron parce que Mélenchon, Hamon, Fillon, Marine Le Pen et consorts font de la politique avec des mots qui défi nissent des antagonismes, autant dire des incongruités à l’aune de son unanimisme béat. On veut voter Macron parce qu’on est mal dans ses pompes, mal dans son siècle et le macronisme a cette vertu d’effacer le réel en enluminant le futur avec un cocktail de fantasmes high-tech et de reality-shows à la mode yankee. Le macronisme est le symptôme d’une mise au rebut du passé, individuel et collectif.

On veut voter Macron par fatigue d’être soi et peur d’affronter la complexité d’un héritage. Si le macronisme existait, on le situerait quelque part entre Poujade et Louis-Philippe. Mais les poujadistes ambitionnaient de balancer les “élites” dans la Seine et Macron ne s’y risquerait pas : trop bien mis, trop poli, trop gentil. Quant aux louis-philippards, ils ont osé être factieux en juillet 1830. Macron n’a pas la tripe contestataire, comme en témoigne son cursus d’une linéarité glaciale.

Le macronisme répudie la violence, au même titre que la transcendance : ça fait resurgir les fantômes détestables du passé. Or la violence existe, hic et nunc, et de très nombreux Français la désirent sourdement, bien qu’elle leur inspire de l’épouvante. Le macronisme reflète cette contradiction, pour ne pas dire cette pathologie. On veut voter Macron pour renverser la table et s’offrir le frisson de l’inédit, mais sans casser la vaisselle apprêtée sur cette table pour les banquets de la société du spectacle, orchestrés par des médias dûment macronisés. L’inédit, soit, mais sur le mode de la fiction.

Le macronisme est le placebo douceâtre d’une thérapie que tout un chacun s’administre en croyant s’affranchir de ses tracas intimes. De ses angoisses. De sa conviction douloureuse que tout étant foutu, autant plonger dans la mare, comme Gribouille, pour éviter la pluie.

On veut voter Macron pour lui confier, faute de mieux, les clés d’un destin voué au simulacre. En quoi macronisme rime avec nihilisme. Parce qu’il sera uberisé, pasteurisé, lyophilisé, édulcoré, écologisé, on a envie de croire que le futur macronisé sera avenant. On sait pourtant que son insipidité promet à brève échéance un surcroît de désenchantement.

N’importe, on veut voter Macron pour le plaisir de voir la tronche des recalés, au soir du second tour de la présidentielle. Tous. Ainsi le cocu sera vengé de son infortune, le bossu de son infirmité, le chômeur de sa galère, le salarié brimé par son patron de son humiliation. Le macronisme est une catharsis : en se laissant bercer par sa romance à l’eau de rose, un peuple à la dérive se dédouane de son sentiment d’impuissance et consent à ne plus être qu’un canton cool et sympa de MacWorld administré par Bruxelles. Cool et sympa mais anonyme. Cool et sympa jusqu’au moment où le réel se vengera. Alors s’avérera l’inexistence du macronisme, et l’histoire réglera ses comptes dans la rue, en toute impolitesse.

 https://www.valeursactuelles.com/politique/macron-nexiste-pas-74977
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Un commentaire sur « Macron n’existe pas »

  1. eh oui, ce roquet bobo gaucho va se faire éjecter illico presto . cette gauche caviar pourri jusqu’à l’os qui nous donne des leçons de morale, tous ces bien-pensants qui ont le culot avec leurs casseroles au derrière de nous matraquer fiscalement, et qui sont riches pour la plupart, alors stop à toute cette clique, que Macron aille téter sa mère avant de vouloir diriger le pays. On a assez soupé de Hollande !!!!!!!!!! alors le Macronnisme , on n’en veut pas lui qui s’est mis en disponibilité en tant qu’inspecteur des finances pour travailler à la banque et qui a réintégré ses fonctions comme si rien n’était , Stop la France qui bosse ce n’est pas lui. il ne nous représente pas ce blanc bec qui disposait de 1000 euros étant étudiant. il n’a pas de honte , aujourd’hui certains retraités gagnent à peine 600 euros mensuel, il ferait mieux de la fermer ce type qui prend la Guyane pour une ile, il devrait réviser sa géographie, déjà qu’il a déjà lancé une perle en Algérie. quel idiot ce type.

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