Conférences, château à Solesmes, passion pour les voitures de sport et utilisation des deniers de la République… Les revenus et le patrimoine de François Fillon n’avaient pas éveillé la curiosité, tant l’homme semblait lisse. Et pourtant…

Fillon, le janséniste sarthois qui aimait le luxe

C’est en croisant François Fillon en petite tenue chez Arnys, un prestigieux tailleur de la rue de Sèvres, que cet habitué des beaux quartiers a été saisi d’un doute. Pas vraiment le genre d’endroit où il s’attendait à voir l’apôtre de l’austérité. L’élu de Sablé était en pleine séance d’essayage d’un costume sur mesure.

« C’était il y a une dizaine d’années, je dirais. Aujourd’hui, la boutique a été reprise par Berluti. François Fillon avait plus de moyens que moi : je me contentais du prêt-à-porter, déjà hors de prix ! »

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D’après notre témoin, ces pièces très chics se monnayaient à l’époque dans les 7.000 à 8.000 euros.

« Je m’étais alors demandé : ‘Mais comment fait-il avec son enveloppe de parlementaire ?’ »

Cette image de janséniste sarthois qui colle aux mocassins de François Fillon, ce sénateur de droite n’y a jamais vraiment cru non plus. « On savait tous qu’il avait un petit penchant pour le luxe. Il n’y avait qu’à regarder sa façon de s’habiller : il n’avait que de belles sapes », témoigne ce politique qui l’a côtoyé sans jamais être l’un de ses intimes.

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L’anti-Sarkozy, c’était lui.

Ce goût des beaux habits n’a rien de pénalement répréhensible. Il éclaire sous un nouveau jour la personnalité du candidat de la droite, dont l’image de sobriété a longtemps confiné à l’austérité.

L’anti-Sarkozy, c’était lui. La rigueur, encore lui. L’honnêteté, rien que lui. Autant de valeurs dont il a fait le socle de sa campagne pour emporter la primaire. Un véritable monsieur propre et probe qui n’a jamais manqué une occasion de vanter le bon sens et la simplicité des paysans de l’Ouest, ni de rappeler son attachement aux moines bénédictins de Solesmes, sa commune de la Sarthe, dont la devise, « Prie et travaille », pourrait lui tenir lieu de programme politique.

François Fillon : « Les moines m’ont adopté, si je peux dire »

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Les révélations successives sur les soupçons d’emplois fictifsaccordés à sa femme et à deux de ses enfants sèment le doute. Certains se demandent maintenant si « Mister Nobody » – le surnom dont l’ont affublé ses adversaires – ne cachait pas en son for intérieur un « Docteur Bling-Bling » ? « Au moins, avec Sarkozy, on savait à qui on avait affaire », lance un de ses opposants sarthois.

Pendant ce temps-là, Sarkozy savoure : « C’est du très lourd, il adore… »

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« Château Fillon »

Bien sûr, il y a la fameuse propriété à Solesmes, où la famille Fillonposait au grand complet sur la pelouse verdoyante pour les photographes de « Paris Match » en 2013. L’endroit a toujours suscité beaucoup d’interrogations.

C’est en 1993 que le couple Fillon fait l’acquisition de ce manoir répertorié à l’inventaire du patrimoine culturel du ministère de la Culture. Située à quelques kilomètres du village et protégée par un long mur de pierres, la demeure appartenait depuis plusieurs générations aux Lelièvre, une des grandes familles de la Sarthe, dont l’un des aïeux est le fondateur des fameuses Mutuelles du Mans.

La propriété de Solesmes (Sarthe). 

« Il s’agit d’une maison achetée 400.000 euros », affirme François Fillon, un soir de septembre 2013, sur le plateau du JT de David Pujadas, présentant cette annonce comme une véritable opération de transparence en pleine affaire Cahuzac. « Le terme ‘maison’ nous avait fait doucement sourire », se souvient Rémi Mareau, un élu de l’opposition de gauche à Sablé-sur-Sarthe. François Fillon l’a pourtant réutilisé lors de sa conférence de presse du lundi 6 février.

L’opération survie de Tartuffe Fillon

Le mot semble bien faible pour qualifier cette belle demeure de 1.107 mètres carrés avec dépendances (1.062 mètres carrés), dominant la vallée de la Sarthe, agrémentée d’une tour du XVe siècle et chapelle privée construite au XIXe siècle. Sur les vieilles cartes, la propriété, qui s’étend sur près de 12 hectares et dont le bâtiment principal compterait, selon les informations du « Canard enchaîné », pas moins de quatorze chambres, est même présentée comme le château de Beaucé. « Les guides des bateaux croisières qui passent à proximité l’ont rebaptisée ‘château Fillon’ », raconte un habitant de Sablé. Lorsqu’il tweetait de manière anonyme, l’ancien Premier ministre lui-même s’était choisi un pseudonyme à particule : François de Beaucé. Certains y verront peut-être l’expression d’un désir secret d’anoblissement.

Les Fillon, dans leur propriété en 2007.

Lors de sa conférence de presse, François Fillon a évalué à 750.000 euros la valeur de sa propriété. Une estimation qui semble d’autant plus en dessous du marché que les Fillon semblent s’être beaucoup investis dans le manoir : 300.000 euros ont ainsi été dépensés pour le rénover, comme le montre la déclaration de situation patrimoniale publiée désormais sur le site internet du candidat. « On a commencé les travaux [dès l’achat du bien, NDLR], et ils se poursuivent toujours », racontait en novembre dernier Penelope Fillon, dans une de ses très rares interviews accordées à un hebdomadaire local. En octobre 2014, le couple avait encore souscrit un prêt de 50.000 euros pour réaliser des travaux.

A la recherche de la travailleuse Penelope Fillon dans la Sarthe

Dans les agences immobilières de Sablé, aucun spécialiste n’ose cependant s’aventurer à faire une quelconque estimation de la demeure des Fillon : « Désolé, nous ne connaissons pas le bien », nous a répondu l’un d’eux. « Les prix ont pas mal baissé ces derniers temps », nous a rétorqué un autre. Tout juste consent-on à reconnaître que le paisible village de Solesmes figure parmi les plus recherchés de la région.

Mais une rapide étude des annonces pour des biens similaires sème le doute sur la valeur réelle de la propriété du candidat. Sur le site Immobilier France Ouest, un manoir sarthois du XVe siècle d’une surface de 450 mètres carrés a été vendu 871.000 euros.

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« Tout ce qu’il peut prendre, il le prend ».

« François Fillon est quelqu’un qui a toujours eu peur de manquer d’argent, ce qui est étonnant, vu le milieu dont il vient – père notaire, mère universitaire, commente un de ses amis de jeunesse. Ce comportement, cette accumulation qui relève d’un véritable système ne m’étonne donc pas. » Un autre homme politique, longtemps très proche de François Fillon avant de s’en écarter brutalement, est encore plus dur :

« Nicolas Sarkozy avait coutume de dire à propos de François Fillon : ‘Il est lâche, couard, menteur et cupide.’ Il avait raison. Fillon considère qu’il n’y a pas de petit profit. Tout ce qu’il peut prendre, il le prend. Son argent a été dépensé pour financer son train de vie à Paris. »

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Personne, parmi ces proches, n’a cru un seul instant que François Fillon allait proposer de rembourser les sommes perçues par sa femme (830.000 euros brut entre 1988 et 2013) ou par ses enfants (80.000 euros entre 2005 et 2007) pour éteindre l’incendie médiatique. Des conseillers le lui ont pourtant suggéré… « Tu le connais bien mal ! Il ne remboursera jamais rien », aurait lancé le sénateur sarkozyste Roger Karoutchi, alors que cette hypothèse était évoquée devant lui.

Une semaine de conseil de guerre dans le camp Fillon

Pour arrondir ses fins de mois, François Fillon peut également compter sur 2F Conseil, sa lucrative société de conseil dans les domaines de la finance, des affaires publiques ou encore de l’environnement. Les statuts de l’entreprise ont été déposés au greffe le 7 juin 2012, soit un mois à peine après son départ de Matignon. Et dix jours avant qu’il ne soit élu député de Paris. La date n’a rien d’anodin : la loi interdit aux députés d’avoir en parallèle une activité de conseil. Une disposition à laquelle il est possible d’échapper si la création de la société est antérieure à l’élection. Et peu importe les conflits d’intérêts évidents entre son mandat électif et cette activité de consulting. Les honoraires valent bien quelques entorses à l’éthique.

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Conférencier au Kazakhstan.

Les comptes de 2F Conseil, consultables sur internet, montrent que la société a rapporté à François Fillon un revenu mensuel de près de 20.000 euros entre 2012 et 2016, en plus de ses indemnités de député. Les noms des clients, eux, sont plus difficiles à trouver. « Il ne figure aucun Etat étranger, prévient l’un de ses proches, qui nous assure avoir vu la liste exhaustive des clients de la société. Il n’y a pas la Russie, pas de sociétés russes. On ne voit pas Gazprom, l’Arabie saoudite, pas de sociétés indignes… » Des arguments répétés lundi par le candidat lors de sa conférence de presse.

10 omissions, flous et mensonges de Fillon en conférence de presse

Ce dernier a également assuré que toutes ses conférences données en Russie l’ont été à titre gratuit. D’après nos informations, de grands centres de conférences internationales figurent sur la liste des clients. D’après un spécialiste de ce milieu, François Fillon serait la 7e personnalité française la plus prisée pour ce genre d’événements. Des proches évoquent des conférences au Kazakhstan (rémunérées, celles-ci), qui n’ont jamais été démenties par l’intéressé. Fillon a d’ailleurs adressé au Premier ministre de la dictature une lettre, retrouvée dans un autre dossier judiciaire portant sur l’extradition d’un opposant kazakh, Moukhtar Abliazov, pour le remercier d’une visite. A la main, le Sarthois a ajouté l’en-tête « Cher ami », puis conclu le courrier par un « Amitiés ».

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D’autres noms de pays sont également cités. Le Qatar, où Fillon est venu assister au 13e Forum de Doha en 2013, ou encore l’Arabie saoudite. « On raconte qu’il réclame pour ses conférences le même tarif que Nicolas Sarkozy, s’amuse un familier de ce milieu. Il ne l’obtient pas forcément. »

Sa rivalité avec l’ancien chef de l’Etat l’a même poussé à exiger un à-valoir semblable pour la parution de son livre « Faire » à la rentrée 2015. Après avoir refusé la somme de 60.000 euros offerte par la maison d’édition Plon, le candidat s’est tourné vers Albin Michel, qui aurait augmenté la mise et relevé les pourcentages touchés par l’auteur…

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Moukhtar Abliazov, ancien oligarque qui pourrait être extradé vers la Russie.

Le mystère 2F Conseil.

Côté entreprise, François Fillon a lui-même « outé » certains noms de ses clients : celui de l’assureur Axa, dirigé jusqu’en août dernier par son ami Henri de Castries, ou celui de la société Fimalac, dont le PDG n’est autre que l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière, président de la « Revue des deux mondes » et, à ce titre, employeur de Penelope Fillon au poste mystérieux de « conseiller littéraire ».

Penelope Fillon et la « revue des deux fiches »

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La banque privée Oddo a également compté parmi les clients de 2F Conseil. Jusque-là, seul le nom de René Ricol, l’ex-médiateur national du Crédit et ex-commissaire général à l’Investissement, était connu. Ce dernier nous a confirmé que sa société de conseil financier Ricol Lasteyrie a versé au total 200.000 euros à 2F Conseil :

« Si j’avais pensé un jour que François Fillon parviendrait à être candidat de la droite à l’élection présidentielle, je n’aurais pas travaillé avec sa société car cela jette le doute, la suspicion sur un possible conflit d’intérêts.

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Mais Fillon a véritablement travaillé. Il a fait le job. Tous les ‘seniors advisors’ sont bien payés, mais n’en font pas forcément autant ! Je n’ai rien à cacher. »

Fillon aurait assisté à toutes les réunions stratégiques du groupe. Sauf à la dernière, qui s’est tenue le 30 janvier : il était alors entendu par les policiers de l’Office central de Lutte contre la Corruption et les Infractions financières et fiscales (OCLCIFF). René Ricol, dont la société a abrité un temps le siège de 2F Conseil avant qu’il ne soit domicilié près du Champ-de-Mars, dans l’appartement parisien des Fillon, dit tout ignorer du nom des autres clients de la société. « J’ai longtemps pensé qu’on était les seuls », confie celui qui a été décoré en juillet 2011 grand officier de la Légion d’honneur par Fillon – même si, dit-il, il faisait partie du « quota » de l’Elysée, non de celui de Matignon.

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Auprès des VIP du Bilderberg.

Il faut peut-être chercher du côté du groupe Bilderberg, ce cénacle ultra-fermé et objet de bien des fantasmes qui réunit une trentaine de membres permanents parmi les grands noms de la finance internationale – banquiers, patrons de multinationale, responsables politiques – pour dénicher les derniers clients de François Fillon…

L’ancien Premier ministre les a longtemps fréquentés. Il en avait même reçu certains à Matignon avant son départ. C’est Henri de Castries qui lui a ouvert la porte de ce cercle. A la tête d’une fortune colossale, ce dernier est également le président de Bilderberg. Et il est déjà annoncé comme ministre en cas de victoire de François Fillon.

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François Fillon : la vraie « droite décomplexée », c’est lui

Dans les rangs de ce club très sélect, on peut également croiser l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière. « Ce sont des gens qu’il a approchés, connus, en tant que parlementaire, puis en tant que ministre et Premier ministre », raconte un membre du clan Sarkozy.

« Depuis qu’il a ouvert sa société de conseil, il nage donc constamment dans le conflit d’intérêts. Même avant les révélations du ‘Canard enchaîné’, cela sautait aux yeux. »

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« La course automobile, ce n’est pas gratuit »

Quelques ombres auraient déjà dû, depuis longtemps, ternir la belle image du candidat anti-bling-bling vendue par ses communicants. François Fillon, par exemple, aime les belles voitures, les bolides de course – même s’il ne possède qu’une Toyota et une Peugeot achetées il y a plus de quinze ans.

Tout jeune, il parcourait déjà les circuits comme bénévole. Son frère cadet est devenu président de l’Automobile Club de l’Ouest, une puissante association en charge de l’organisation des 24 Heures du Mans. Lui continue de fréquenter ce milieu, tout en se contentant de petites compétitions comme Le Mans Classic, une compétition de vieilles voitures de collection. « La course automobile, ce n’est pas gratuit », confiait-il ainsi à une journaliste du « JDD » lors d’un déjeuner, il y a deux ans.

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Un de ses proches est Jean Todt, ancien pilote de rallye aujourd’hui à la tête de la Fédération internationale l’Automobile (FIA). Les deux hommes se sont rencontrés il y a dix ans, via des amis communs. Ce dernier a été promu en juillet 2011 grand-croix de la Légion d’honneur sur le quota de l’ex-Premier ministre. Un hasard ? L’aboutissement logique d’un parcours, répliquent ses proches. « Ils ont des liens surtout amicaux », nous répond l’un d’entre eux.

« Je vois Sarkozy tout blême » : quand Fillon vante ses talents de pilote

Mais pas seulement : François Fillon siège au sénat de la FIA depuis avril 2014, un organe consultatif chargé de superviser les finances et les comptes de la fédération.

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Il y a 15 membres dans cette assemblée, des « personnalités qualifiées » dont François Fillon fait partie. Il siège aux côtés d’un prince de Jordanie, du milliardaire mexicain Carlos Slim et Lindsay Owen-Jones, l’ancien PDG de L’Oréal. « Il exerce cette fonction de façon totalement bénévole, nous assure Jean Todt. Le sénat se réunit trois fois par an et seuls des frais dans une certaine limite sont remboursés. »

Pourquoi l’avoir choisi ? « Nous choisissons des personnalités qui peuvent nous apporter des informations, une ‘guidance’ de l’extérieur, poursuit Jean Todt. Il aide notre organisation à prendre des décisions sur la stratégie et valide des choix. » Nous n’en saurons pas plus sur son rôle…. Et la FIA, a-t-elle compté parmi les clients de 2F Conseil ? « Je ne connaissais même pas l’existence de cette société de conseil », répond sèchement l’ex-champion.

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En vacances chez Ferrari.

Cette passion pour l’automobile a permis au candidat d’avoir ses entrées dans les cercles les plus fermés.

A l’été 2012, après la défaite de la droite à la présidentielle, François Fillon était parti se ressourcer sur l’île de Capri aux côtés du richissime Luca di Montezemolo, ancien patron de Ferrari, pour des vacances entre sa villa Caprile et son yacht. Loin de Solesmes, de ses moines et de ses forêts bucoliques.

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A Matignon déjà, le train de vie de l’ex-Premier ministre avait fait grincer des dents. Ce père la rigueur faisait preuve d’une orthodoxie budgétaire très relative concernant ses propres dépenses. Quand ses prédécesseurs s’étaient contentés de 90 mètres carrés, lui, avait préempté un appartement de fonction de 309,72 mètres carrés. Des faits qu’il a toujours contestés.

L’augmentation du nombre de collaborateurs et l’inflation des dépenses de communication de Matignon avaient toutefois été critiquées par le député PS René Dosière et par la Cour des Comptes dans des rapports.

Fillon, du temps de Matignon, utilisait souvent un Falcon de l’Etat
pour ses week-ends sarthois. (ELODIE GRÉGOIRE/REA)

Un autre épisode avait fait à cette époque polémique. Régulièrement, François Fillon empruntait un Falcon 900 de la République pour rentrer chez lui à Solesmes le week-end. Sa voiture officielle le devançait par la route, afin de le récupérer sur le tarmac de l’aéroport d’Angers et le conduire ensuite jusqu’à son manoir. Son cabinet justifiera ce recours à l’avion pour des raisons de sécurité, alors que Sablé n’est qu’à quatre-vingts minutes de Paris par le TGV.

« Quand il était ministre déjà, il revenait le week-end en hélicoptère, lequel se posait sur le terrain de foot de Sablé », ajoute un politique local. Il est loin le temps où on croisait, le dimanche soir, le député avec sa petite valise sur les quais de la gare de Sablé, attendant le train de 19 heures pour Paris.

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Notes de frais salées.

En 2014, son penchant pour le faste ressurgit lors du scandale de l’affaire Bygmalion. Les notes de frais de François Fillon sortent alors dans la presse. On découvre qu’en 2006 et 2007 il a fait payer à son parti ses frais de déplacement exorbitants et difficiles à justifier. Pour se rendre à Madrid, et assister à la convention du parti populaire espagnol, il grimpe dans un Falcon privé, facturé 14.000 euros l’aller-retour. Il réussit à dépenser ensuite 6.400 euros pour aller à Grenoble depuis Paris, avec un stop au Mans au retour. Le jet privé coûte cher. Un permanent du parti se rappelle :

« A cette époque, il avait également un chauffeur à l’UMP, une secrétaire, des bureaux, des notes de frais. Quand je sais qu’à la même période sa femme et ses enfants étaient rémunérés sur son enveloppe parlementaire… »

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Aujourd’hui, ces petits secrets sont exposés au grand jour et menacent celui qui se voyait déjà président de la République. « Il n’y a que ceux qui veulent être surpris qui le sont », soupire un proche de Jean-François Copé, vieil ennemi de François Fillon.

« Les journalistes ont toujours préféré regarder du côté de Sarkozy, qui était ostensiblement bling-bling, ou du côté de Copé, victime idéale. La photo dans la piscine de Takieddine l’a poursuivi partout ! Qui se souvient du voyage de Fillon chez le patron de Ferrari en Italie ? Personne. Mais Fillon n’a pas anticipé le fait que plus on monte en haut du mât, plus on vous regarde les fesses… »

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