11 MAR QUAND FRANCE INTER ET THOMAS LEGRAND ÉTRILLENT FILLON

QUAND FRANCE INTER ET THOMAS LEGRAND ÉTRILLENT FILLON

Le 7 mars 2017, le 7/9 de France Inter présenté par Patrick Cohen s’est intéressé au général de Gaulle lors de « l’édito politique » de Thomas Legrand. France Inter et le général de Gaulle ? Une écoute attentive s’imposait.

Car l’objet de la chronique n’est bien sûr pas le Général. Plutôt une charge contre Fillon. « Thomas Legrand vous vous intéressez à l’incessante référence au général de Gaulle par François Fillon ? » (Patrick Cohen). Selon le chroniqueur de France Inter, et du 28 Minutes d’Élisabeth Quin sur Arte, Fillon « a su installer une dramatisation toute gaullienne. C’était gonflé mais ça a marché ». Le candidat de la droite a « cloué le bec aux détracteurs de son camp », en se « drapant dans sa superbe solitude au sommet, en lien avec la multitude de la base ».

Thomas Legrand, méprisant…

« Le Gaullisme c’est, selon le célèbre mot de Malraux, le métro à 5 heures du soir, mais le public du Trocadéro dimanche c’était surtout les stations Auteuil, Neuilly, Passy ». Ricanements de Patrick Cohen. Moment de racisme social ordinaire sur France Inter. Legrand fait référence aux soutiens issus de La Manif Pour Tous. Les mots de Fillon contre les médias et la justice ne passent pas pour Thomas Legrand : le candidat de la droite aurait fait référence à des « élites perverties ». Pas de trace pourtant de cette expression dans sa bouche. Il « singe » le Général, « des militants y ont été sensibles, le peuple c’est beaucoup moins sûr ». Car « le gaullisme sert à toutes les situations de crise, même pour convenance personnelles ». Fin de la présomption d’innocence. Fillon transforme « un ennui judiciaire en menace pour le pays. Fillon traverse une crise qui lui est propre, dont il est le seul responsable et il se défend comme s’il défendait l’honneur et la liberté de la nation. Il confond le 1er mars, date de son appel à manifester contre sa mise en examen, avec le 18 juin 40. Fillon arrive alors à transformer le Penelopegate en péril national. Il décrit la France au bord de la guerre civile à cause d’un nouveau traître de l’intérieur, le socialo-centrisme ».

… justifie son titre de « quintessence du bobo »

Se croire visé par une critique politique, insupportable pour un journaliste de France Inter. Qu’un militant soit piqué, soit. Mais un journaliste de radio publique ? « Les juges, la presse, les socialo-centristes voudraient empêcher Fillon de sauver la France » et son appel au peuple « empruntait » en fait à « toute la vulgate bonapartiste », osant attaquer les « élites multiculturelles » (ce que Thomas Legrand appelle « socialo-centrisme »). Ce militantisme est vite soutenu par un expert en droites menaçantes, Michel Winock, invité d’Alexandra Bensaïd, joker de Léa Salamé  : Fillon a fait un « appel à la rue contre les institutions ».

Souvent jugé tendre, Fillon dont le premier gouvernement comportait des personnalités sulfureuses comme Kouchner, Fadela Amara ou Éric Besson, « danger populiste » ? La réponse est oui. Sur France Inter.             

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