ISF, Las Vegas, Servier… Les affaires qui embarrassent le candidat Macron

OVERDOSE DES CES SALES AFFAIRES DE LA PART DE CES POLITIQUES RAS LE BOL … VIVEMENT QU ILS  DÉGAGENT ….

ISF, Las Vegas, Servier… Les affaires qui embarrassent le candidat Macron

ISF, délit de favoritisme à Las Vegas, conflit d’intérêt avec les laboratoires Servier… le point sur les affaires qui pèsent sur la campagne du candidat Macron.

L'Obs Publié le 08 mars 2017 à 17h39               

En marche vers la transparence ? Après la démission mardi, pour conflits d’intérêts, d’un conseiller santé d’Emmanuel Macron, qui avait été rémunéré une soixantaine de fois par les laboratoires Servier, « le Canard enchaîné » indique ce mercredi que l’Inspection générale des finances (IGF) s’intéresse à un possible délit de favoritisme concernant l’organisation, sans appel d’offre, d’une soirée en 2016 à Las Vegas, où l’ex-ministre de l’Economie avait rencontré des entrepreneurs français.

Le parquet national financier (PNF) fait savoir ce mercredi après-midi qu’il attend « plus d’informations » pour envisager les « suites éventuelles ».

Favoristisme à Las Vegas ?

Y-a-t-il eu favoritisme à Las Vegas ? L’affaire remonte au 6 janvier 2016, en plein Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas (Etats-Unis), grand-messe mondiale de l’innovation technologique. Alors ministre de l’Economie, Emmanuel Macron y est ovationné par plus de 500 personnalités et dirigeants de start-up français.

Petit hic, révèle ce mercredi « le Canard enchaîné », « cette opération de séduction montée dans l’urgence », et d’un coût de quelque 380.000 euros, « a été confiée au géant Havas par Business France ». Et ce, « sans qu’aucun appel d’offres ait été lancé », souligne l’hebdomadaire satirique.

Selon Bercy, Michel Sapin « a naturellement missionné l’IGF » lorsqu’il a été « informé de ces dysfonctionnements ». D’après l’hebdomadaire, qui reprend les conclusions de l’IGF, Business France ou certains de ses salariés « pourraient être incriminés pour ‘favoritisme' » et Havas France ou ses dirigeants « au titre de la complicité ou du recel ».

Emmanuel Macron, le 6 janvier 2016 au Consumer Electronics Show de Las Vegas. (Robyn Beck/AFP)

Mercredi après-midi, le parquet national financier (PNF) a fait savoir qu’il attendait « plus d’informations » pour envisager « les suites éventuelles ». Le PNF dit « s’être rapproché de l’Inspection générale des finances pour obtenir plus d’informations. Dès que nous aurons plus d’éléments, nous envisagerons avec le parquet de Paris les suites éventuelle à donner ».

Ce qu’en dit Macron. Le candidat d’En Marche ! à la présidentielle a nié mardi soir toute implication dans cette affaire. « Je n’ai pas pris connaissance de cela […] je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un événement sans appel d’offres », a-t-il déclaré, assurant :

« Mon ministère, lorsque j’étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d’offres et des marchés publics. »

Michel Sapin, ajoute : « C’est un dysfonctionnement de Business France. Il lui appartenait, si elle considérait que les délais étaient trop courts, de dire qu’elle ne pouvait pas organiser l’événement selon les règles, ce qui n’a pas été fait. »

Conflit d’intérêts avec Servier ?

Conflit d’intérêts ? Membre de l’équipe santé d’Emmanuel Macron, Jean-Jacques Mourad a démissionné ce mardi matin. En cause, une soixantaine d’interventions rémunérées par le laboratoire Servier, indique « le Monde ».

Un conseiller de Macron démissionne pour ses liens avec les labos Servier

Dans un communiqué de démission, le praticien, par ailleurs frère de Bernard Mourad, proche conseiller d’Emmanuel Macron, écrit :

« Je reconnais ne pas avoir fait état de mes liens avec le laboratoire Servier, ni au moment d’intégrer ce groupe ni au cours de nos travaux. »

Le 4 mars dernier, ce cardiologue avait notamment représenté le candidat d’En Marche ! aux Rencontres de l’officine à Paris. Il s’y était exprimé, publiquement, en son nom, sur son programme en matière de santé. Sur Twitter, le Formindep, association pour une information médicale indépendante, s’était alors insurgé : « Qui parle ? Le porte-parole de Macron ou le speaker de Servier ? »

Et de publier, dans la foulée, la liste de récentes interventions de Jean-Jacques Mourad rémunérées par le groupe pharmaceutique Servier. Au moins 66 interventions sont recensées sur cette base entre janvier 2013 et juin 2016.

« Soit une à deux par mois et plus de 80.000 euros de frais de restaurant et de transport », calcule le quotidien du soir.

Ce qu’en dit Macron. Le candidat n’a pour l’heure pas réagi publiquement à cette démission. Il n’est pas non plus revenu sur sa proposition, annoncée en meeting le 6 janvier à Nevers, de mieux rembourser les médicaments contre l’hypertension artérielle sévère. Petit hic, relève « le Monde »… ces médicaments sont précisément une spécialité des laboratoires Servier. Du côté de la communication du mouvement En Marche !, Sylvain Fort indique :

Sa déclaration de patrimoine

Il ne paye l’ISF que depuis 2013. La fortune personnelle d’Emmanuel Macron soulève bien des questions. Gérant, puis associé-gérant chez Rotschild & Cie entre 2008 et 2012, il n’est soumis à l’impôt sur la fortune (ISF) que depuis 2013, s’étonnent ses détracteurs. Une surprise ravivée à son entrée au gouvernement, par sa déclaration de patrimoine étrangement modeste, pour un ancien banquier d’affaires.

Macron : où sont passés ses millions de la banque Rotschild ?

Au mois de janvier dernier, le chargé de communication Sylvain Fort confirmait à « l’Obs » que ces sommes gagnées chez Rothschild avaient en effet servi à « rembourser des prêts familiaux, mais à ce stade nous entrons dans l’intimité d’un homme qui n’était pas alors ministre. »

Dans une récente interview accordée au « Journal du Dimanche », l’intéressé précise avoir gagné en tout (salaires et bonus compris) 2,8 millions d’euros brut chez Rothschild. Après déduction des charges sociales et impôts, il aurait empoché 1,5 millions d’euros.

Ce qu’en dit Macron. S’il n’a pas payé d’impôt sur la fortune avant 2013, c’est que « pendant les années Rothschild, Emmanuel Macron a adapté son train de vie à ses revenus et il a donc pas mal dépensé », justifie son porte-parole Sylvain Fort auprès du « JDD ». Et d’ajouter :

« Son patrimoine a déjà été passé aux rayons X, mais, s’il reste des zones d’ombre, nous sommes prêts à les éclairer. »

C.C.

 http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170308.OBS6279/isf-las-vegas-servier-les-affaires-qui-embarrassent-le-candidat-macron.html
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