La « sortie de crise » paraît difficile chez Les Républicains

La « sortie de crise » paraît difficile chez Les Républicains

Alors que le comité politique des Républicains se réunit lundi soir pour examiner la situation, une « sortie de crise » semblait vouloir s’organiser au plus haut niveau.

Face à la détermination de François Fillon, Alain Juppé devait s’exprimer ce lundi matin

François Fillon sur le plateau du 20h de France 2, le 5 mars 2017.

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François Fillon sur le plateau du 20h de France 2, le 5 mars 2017. / C Schousboe/FTV

Le soutien de la base contre la « désertion » des élus : c’est la dernière carte abattue hier par le candidat de la droite pour justifier le maintien de sa candidature. François Fillon compte s’appuyer sur la légitimité de la primaire et du noyau dur des électeurs de droite qui le soutiennent encore – il n’est guère descendu au-dessous des 20 % d’intention de vote dans les sondages – pour légitimer la poursuite de sa campagne.

Des discussions au plus niveau chez Les Républicains

Alors que le comité politique des Républicains doit se réunir ce soir pour « examiner la situation » politique, une sortie de crise semblait s’organiser, au plus haut niveau, entre les différents responsables de la droite. Mais la mobilisation hier des partisans de François Fillon au Trocadéro puis sa détermination au journal de 20 heures de France 2 brouillent les pistes.

À LIRE : François Fillon : « personne ne peut m’empêcher d’être candidat »

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé se seraient parlé samedi soir pour étudier les différentes hypothèses envisageables, ont confirmé leurs entourages à l’AFP. Et avant même le début du rassemblement au Trocadéro à Paris, Christian Estrosi, un fidèle sarkozyste, annonçait qu’il prendrait « dans les heures qui viennent » une « initiative », avec Valérie Pécresse et Xavier Bertrand. Ces trois présidents de région ont annoncé peu après qu’ils envisageaient de rencontrer François Fillon aujourd’hui pour le convaincre d’une « sortierespectueuse ».

« En l’état actuel, les conditions de la victoire, qui exigent l’unité de la droite et du centre, ne sont pas réunies », ont-ils expliqué. Autant d’initiatives destinées à accentuer la pression sur François Fillon pour qu’il accepte de renoncer de lui-même à sa candidature.

Selon François Fillon, son retrait serait « une impasse »

Mais le candidat de la droite s’est refusé à jeter l’éponge et a renvoyé la responsabilité d’un éventuel échec à sa famille politique. « J’ai fait mon examen de conscience, il vous revient de faire le vôtre », a-t-il lancé au Trocadéro aux responsables de la droite et du centre.

Invité au 20 heures de France 2, et regonflé à bloc il s’est fait plus clair en annonçant qu’il ne voyait pas de raison de retirer sa candidature, estimant que son retrait « serait une impasse ». « Toute candidature improvisée conduirait à un échec » a-t-il affirmé. « Je ne suis pas autiste, je ne suis pas jusqu’au-boutiste mais je suis le seul à pouvoir décider » a-t-il insisté.

Une stratégie de défense jugée « populiste »

Depuis mercredi et l’annonce de sa convocation par les juges le 15 mars à des fins de mise en examen, sa position était devenue quasi intenable. Sa défense, consistant à attaquer la justice et à dénoncer « un assassinat politique », est mal passée auprès de ses principaux alliés et soutiens. Officiellement, ils lui reprochent de ne pas avoir tenu son engagement, dans la mesure où il avait dit lui-même qu’il renoncerait à se présenter en cas de mise en examen. Surtout, beaucoup contestaient la dimension « populiste » du rassemblement de soutien au Trocadéro, présenté très maladroitement dans un premier temps comme une manifestation contre les juges.

Petit à petit, la plupart de ses soutiens au sein des Républicains ont donc fait défection. Les proches de Bruno Le Maire, qui avait fait d’une position éthique un des axes de sa campagne pour la primaire, ont été les premiers. Ceux d’Alain Juppé, qui y ont aussitôt vu l’occasion de réactiver l’idée d’un plan B en faveur de leur candidat, n’ont pas tardé à suivre.

Mais c’est le départ des deux piliers de son équipe, son directeur de campagne, Patrick Stefanini, qui avait été l’artisan de sa victoire à la primaire, et son porte-parole, Thierry Solère, qui l’ont laissé terriblement isolé et retranché avec le dernier carré de ses fidèles. « Les élus ? On fera sans eux, les électeurs, eux, ils tiennent bon », a riposté François Fillon lors d’un déplacement jeudi dans le Gard.

Le malaise parmi les soutiens

Restés discrets mais visiblement mal à l’aise, les principaux poids lourds qui continuaient à le soutenir ont cherché dès vendredi à préparer une alternative. Avec à la manœuvre deux de ses principaux soutiens, le président du Sénat, Gérard Larcher, et le secrétaire général des Républicains et ancien président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

C’est eux qui ont convoqué le comité politique de LR après avoir rencontré Nicolas Sarkozy. Restait à trouver une solution consensuelle. Ce qui n’était pas encore assuré hier soir alors qu’Alain Juppé devait faire ce lundi matin une déclaration à la presse.                  http://www.la-croix.com/France/Politique/La-sortie-de-crise-parait-difficile-chez-Les-Republicains-2017-03-05-1200829504?google_editors_picks=true

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