« Fillon imite le populiste Berlusconi » : la presse étrangère sans pitié

TIENT TIENT DIRE QUE CERTAINS LE COMPARENT A NICOLAS SARKOZY ??? GROS LOL VOICI CE QUE LA PRESSE ETRANGERE EN PENSE ………….

« Fillon imite le populiste Berlusconi » : la presse étrangère sans pitié

La presse étrangère s’est emparée depuis le début du Penelopegate. Après le maintien du candidat de la droite à la présidentielle malgré sa très probable mise en examen, elle s’interroge.

Menacé d’une mise en examen, François Fillon a choisi de se maintenir dans la course à l’Elysée. Comme la presse nationale, la presse étrangère s’interroge sur ce maintien. Certains journaux voyant dans ce dernier rebondissement des similitudes avec Donald Trump, Silvio Berlusconi ou encore Margaret Thatcher.

C’est le cas du site italien Blitz, cité par RFI, qui estime que cette « folle campagne présidentielle » rappelle les démêlés judiciaires de l’ancien chef du gouvernement.

« Fillon, qui faisait le moraliste, imite désormais le populiste Berlusconi anti-juges. »

Le journaliste ajoute, ironique, en référence à la même phrase prononcée par François Fillon lui-même le 28 août contre Nicolas Sarkozy : « Qui imaginerait un seul instant le général de Gaulle mis en examen ? »

En Italie toujours, « la Repubblica » assure : « Sa campagne est en train de devenir un cauchemar, avec des protestations et des mouvements de contestation à chacun de ses meetings et à chacune de ses sorties. » Pour « Il Foglio » , dans un article signalé par « Courrier international » :

« On en a la confirmation aujourd’hui, François Fillon est véritablement thatchérien, y compris dans son obstination à vouloir demeurer le candidat de la droite française animé par la conviction d’être du bon côté. »

Un « populiste » à la Trump

Le journal belge « le Soir » voit en Fillon un « populiste » à la « Trump, Le Pen, Wilders, Kaczynski et autres Orban ». « François Fillon en a appelé au peuple pour rendre la justice. Cela fait de lui désormais un homme dangereux pour la démocratie. D’autant que c’est pour régler son sort personnel que cet homme politique a insulté l’Etat de droit, en se plaçant au-dessus des lois et en mettant en cause l’indépendance de la justice française”, écrit le journal.

Du Trump encore pour « Die Welt » qui estime que la conférence de presse de Fillon est le « premier moment à la Trump de la campagne électorale française […] Fillon s’est présenté devant les médias comme un partisan de la théorie du complot ».

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Complotiste, il l’est aussi pour « la Tribune de Genève » estimant que François Fillon « a répondu de la pire manière possible » utilisant « le vocabulaire jusqu’au-boutistes des complotistes les plus inconséquents ».

Comme ses voisins français, le quotidien suisse « le Temps » estime que le maintien de la candidature Fillon est suicidaire. « Le candidat de la droite à la présidentielle française a donc choisi, à 53 jours du premier tour le 23 avril, de tout risquer : son avenir bien sûr mais aussi celui de sa famille politique, et, quelque part, celui de la cohésion républicaine dans une France où les juges et les médias sont désormais devenus des cibles pour les prétendants à la fonction suprême. » Et de lancer :

« La lutte qui s’annonce sera pavée d’explosions dommageables pour la crédibilité des institutions dans une France balayée, comme le reste de l’Europe, par les vents mauvais du populisme antisystème et antimédias. »

L’exception française

Le quotidien s’inquiète également des répercussions sur l’échiquier politique : « François Fillon, s’il perd son pari et échoue aux portes de l’Elysée, va replonger la droite dans des affres de divisions et de règlements de comptes. La recomposition du champ politique prônée par un Emmanuel Macron n’est peut-être pas si éloignée que cela. Et le FN en profitera aussi […] Cette campagne présidentielle française de toutes les péripéties est, plus que jamais, celle de tous les dangers. »

Le « New York Times » s’inquiète du fait que cela puisse profiter à Marine Le Pen. « Dans d’autres pays, écrit France 24 qui reprend l’article, l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de M. Fillon mettrait très probablement un point final à sa campagne pour accéder à la plus haute fonction de l’Etat ».

« Mais en France, les problèmes judiciaires, même sérieux, mettent rarement un terme aux carrières politiques, même si les électeurs semblent faire preuve de moins en moins de tolérance vis-à-vis des malversations financières […] aux sommets du pouvoir, du moins selon les sondages. »

« Le Guardian » se pose la question : « François Fillon a-t-il abattu sa dernière carte ? » Le quotidien britannique souligne selon « Courrier International », qui a repéré l’article, qu’ »en refusant de se retirer et en accusant l’Etat français de tentative d »assassinat politique’ […], Fillon a joué son dernier atout ». Et de conclure :

« Faire campagne sur le terrain est devenu extrêmement difficile pour le candidat, qui semble s’être retranché dans un bunker. »

S.D.    http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170302.OBS6020/fillon-imite-le-populiste-berlusconi-la-presse-etrangere-sans-pitie.html

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