François Fillon, ce candidat condamné à ressusciter sa campagne chaque semaine

ON AURA BEAU LE SOUTENIR CHANTER SES LOUANGES IL EST FINI …. ET IL S EST TIRÉ UNE BALLE DANS LE PIED TOUT SEUL ……..IL NE SERA JAMAIS AU 1 TOUR .SARKOZY AVAIT UN BOULEVARD DEVANT LUI FILLON A UN MUR  , ET IL ENTRAÎNE LA DROITE DEDANS !!

François Fillon, ce candidat condamné à ressusciter sa campagne chaque semaine

L’équipe du candidat de la droite à la présidentielle estime qu’il a réussi à sortir de la tempête. Pourtant, les paquets de mer sont encore nombreux et François Fillon se retrouve condamné à relancer éternellement une campagne pourrie par le « PenelopeGate »…

« La tempête, c’est quand on en sort qu’on ressent la fatigue. » Ce parlementaire filloniste du premier cercle a les traits tirés. Un mois après les premières révélations sur emplois occupés par Penelope Fillon, le staff du candidat à la présidentielle sort laborieusement la tête de l’eau. Tout en sachant qu’il n’a pas fini de prendre des paquets de mer à la figure. Vendredi, le parquet financier a ouvert une information judiciaire à l’encontre des époux Fillon et un juge d’instruction va se pencher sur le dossier. Les proches du candidat attendent désormais avec fatalisme la prochaine étape : une possible mise en examen de leur champion.

Ainsi va la campagne Fillon. A chaque rebondissement du « PenelopeGate », le voilà obligé de se relancer une énième fois. D’autant que la dynamique ne revient pas. Les sondages réalisés après le ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron donnent le candidat de la droite éliminé dès le premier tour. Alors il tente, encore et toujours, d’allumer des contrefeux. Dimanche, il a écrit un communiqué d’une rare violence pour dénoncer les manifestations qui plombent les meetings de Macron et Le Pen, mais (surtout) les siens. Il y « accuse solennellement le Premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d’un exercice serein de la démocratie » et de laisser se développer « un climat de quasi guerre civile ». Rien que ça. Est-ce pour anticiper de nouveaux remous ? Ce lundi 27 février, François Fillon s’est rendu chez son meilleur ennemi Jean-François Copé à Meaux, avant une visite qui pourrait être mouvementée au Salon de l’agriculture, mercredi à Paris.

C’était l’horreur, on se retrouvait à commenter le Canard enchaîné tous les mercredis matins…

Un porte-parole de François Fillon

« Ça reste totalement jouable », martèle pourtant le patron des sénateurs Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, l’un des rares à n’avoir jamais lâché Fillon dans la tourmente. « On retrouve un peu d’oxygène, on arrive de nouveau à parler du projet », veut croire un porte-parole de la campagne, qui se rappelle les affres des dernières semaines : « C’était l’horreur, on se retrouvait à commenter le Canard enchaîné sur les plateaux tous les mercredis matins. Personne ne voulait y aller ! »

Avec le recul, même les plus fidèles reconnaissent que leur candidat est passé tout près de la guillotine. Ils relatent « les pu-putschs » fomentés en sous-main par les sarkozystes pour avancer leurs pions, nommés François Baroin et Laurent Wauquiez. Et saluent même « la contre-offensive » des juppéistes pour dresser un barrage que Fillon aurait été bien en peine d’établir tout seul. « Ils se sont neutralisés entre eux, ça a tué le plan B », constate un proche. « Maintenant, on sent que les troupes reviennent. »

Autour du candidat, « c’est le bal des faux-culs ! »

De fait, les ténors sont maintenant au garde-à-vous. Il faut dire que l’affaire a contraint Fillon le solitaire à les appeler à la rescousse, bien malgré lui. Les François Baroin, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez et autres « quadras » forment maintenant un « comité de campagne » qui se rassemble deux fois par semaine autour du candidat. Autant de noms qui ont pourtant circulé lorsque le tout-Paris spéculait sur un plan B… ce qui fait s’esclaffer cette autre membre du comité : « C’est le bal des faux-culs ! »Heureusement pour le candidat, tout ce petit monde s’est trouvé un autre objectif : tenter de devenir le prochain Premier ministre. « La guerre des plans B est devenue une guerre pour Matignon. Ce n’est pas plus mal », sourit un filloniste historique.

En revanche, l’enquête judiciaire reste un feuilleton qui pourrira toute la campagne. François Fillon beau marteler qu’il ira « jusqu’au bout », ses proches admettent qu’il ne maîtrise absolument pas ce calendrier. Les fillonistes en sont réduits à ruminer en privé contre « la manipulation » et « le coup monté » dont leur champion serait victime, sans pouvoir en apporter la preuve. « Ça tue le moral, déplore un député LR. Déjà qu’on ne l’avait pas énormément depuis que Fillon est le candidat… Ce n’est pas une bête de campagne comme l’était Sarkozy. »

Il faut pourtant bien la faire, cette fichue campagne. Mais forcément, depuis le « PenelopeGate », tout est devenu plus compliqué. Il faut composer avec les comités d’accueil d’opposants bruyants et le risque d’une altercation. Même si, en fait de risques, François Fillon n’en prend pas tellement, lui qui évite soigneusement les bains de foule depuis un mois. Se privant ainsi de montrer l’image d’un candidat au contact des Français. « Il faut qu’il voie les vraies gens », insiste pourtant l’un de ses lieutenants.

Autre dilemme : sur quel adversaire François Fillon doit-il cogner en priorité, lui qui se retrouve pris en étau entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron ? En meeting, le candidat se défoule régulièrement sur le leader d’En Marche, devenu une véritable obsession pour son camp. Mais en coulisses, plusieurs ténors s’alarment de la dynamique du FN, en tête du premier tour dans toutes les enquêtes. « Macron, la gauche va s’en occuper. Nous, il faut vraiment qu’on attaque plus Le Pen », insiste une élue juppéiste. « Il faut taper davantage sur son programme économique, renchérit un pilier de la campagne. Le discours moral, ça ne marche pas. Culpabiliser les gens, ça fait 30 ans qu’on essaie. » Et de se lamenter de l’indifférence de l’opinion publique aux démêlés judiciaires de la patronne du FN : « Il n’y a rien à faire, on lui passe tout… » François Fillon ne peut pas en dire autant, condamné qu’il est à colmater sans cesse les brèches ouvertes par un séisme dont les répliques ne s’arrêtent pas.

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