Le double handicap de François Fillon

Le double handicap de François Fillon

Le candidat Les Républicains à la présidentielle ne peut plus incarner l’homme du désintéressement, ni se démarquer franchement de Marine Le Pen.

L’affaire Fillon est loin d’être terminée. Trois juges vont enquêter dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire pour « détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recel, trafic d’influence et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». Pourtant, le candidat de la droite est soulagé. Il a gagné du temps, il pourra concourir à l’élection présidentielle sans craindre d’être empêché par la justice, en raison des délais inhérents à la procédure. C’est la stratégie qu’il avait adoptée avec ses avocats, une fois l’effet de sidération passé, lorsque a éclaté l’affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope et de deux de ses enfants dans le cadre de son activité parlementaire. Pas de plan B. Rester candidat jusqu’au bout, coûte que coûte, au prix, si besoin, d’une joute avec le pouvoir judiciaire. Même la mise en examen ne l’aurait pas empêché.

Déjà, ses avocats avaient engagé le fer avec le Parquet national financier, accusé d’avoir outrepassé ses droits en s’autosaisissant après les révélations du Canard enchaîné. Face à la justice, qualifiée de « partiale », lui proclamait vouloir s’en remettre au « seul jugement du suffrage universel ». Cette stratégie de la tension est la même que celle adoptée par Marine Le Pen dans le cadre de l’enquête sur les assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. Sauf que la candidate du Front national, comme toujours, surjoue le bras de fer. Mercredi 22 février, elle a refusé tout bonnement de se rendre à une convocation de la police. Motif invoqué : « Risque d’une instrumentalisation de la justice durant la campagne électorale. »

L’argument choc du duo Bayrou-MacronDans ce dossier aussi flotte un lourd soupçon d’emplois fictifs, mais Marine Le Pen s’emploie, comme François Fillon, à solidifier son électorat en se victimisant tout en soulevant un vrai problème : jusqu’à présent, la justice a toujours observé une trêve durant les campagnes présidentielles, précisément pour ne pas se voir reprocher de faire de la politique. Justice et campagne ne font pas bon ménage, et pourtant il faut bien que probité passe pour lever ce lourd désenchantement autour de la politique.

C’est désormais l’argument-choc du duo Bayrou-Macron, qui prêche la moralisation de la vie politique en pointant cette « drôle de campagne » où deux candidats…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/affaire-penelope-fillon/article/2017/02/25/le-double-handicap-de-francois-fillon_5085485_5070021.html#CzrfeombdOLUTyYV.99

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