Obama : la guerre dans 8 pays, des forces spéciales dans 133 pays

HEUREUSEMENT QUE CE SERPENT DEGAGE ENFIN ………..LE PIRE DES PRESIDENT DES USA

Obama : la guerre dans 8 pays, des forces spéciales dans 133 pays

Selon le New York Times, aucun président américain n’a fait la guerre aussi longtemps qu’Obama.

Sur cette carte, on peut voir les 8 théâtres d’interventions militaires américaines, plus qu’en 2009 : Afghanistan, Pakistan, Somalie, Yémen, Irak, Syrie, Cameroun, Ouganda.

Pays dans lesquels l'armée américaine est impliquée militairement - ThePrairie.fr !

Obama, c’est aussi 133 pays (70% des pays du monde) dans lesquels sont déployées des forces spéciales, «qui font certes, pour l’essentiel, des missions de formation», écrit la spécialiste de la politique étrangère américaine Maya Kandel sur son blog Froggy Bottom.

Dans cette note pour l’IFRI, elle explique que «Obama a remplacé les déploiements massifs par une ’empreinte légère’ au sol, privilégiant les assassinats ciblés par drones et par opérations spéciales comme celle qui coûta la vie à Oussama Ben Laden en mai 2011». Cette approche est selon elle «moins coûteuse en vies humaines et en dollars, mais se trouve mise en oeuvre dans beaucoup plus de pays». 60% de morts en moins sous Obama par rapport à Bush.

Si on était un peu cynique on pourrait dire qu’au moins, quand des américains étaient au sol, l’opinion américaine savait ce qu’était la guerre et pouvait faire pression sur la Maison-Blanche. Aujourd’hui, il «devient moins nécessaire d’obtenir le soutien de la population».

Obama a en effet réorienté la politique de défense des Etats-Unis, plus influencée par une «opinion publique majoritairement hostile à toute nouvelle aventure militaire majeure» et par des «contraintes financières fortes».

Ci-dessous la première partie d’un article sur le sujet publié initialement sur le blog Froggy Bottom de Maya Kandel :

«Il l’avait promis en 2008, il le répétait après sa réélection : ‘une décennie de guerres prend fin‘. Pourtant, les Etats-Unis sont aujourd’hui impliqués directement dans plus de guerres qu’en 2009. Même en comptant ‘seulement‘ les pays où les militaires américains bombardent directement ou participent au combat eux-mêmes ou en appui à des forces combattantes, les Etats-Unis se trouvent en guerre dans 8 pays (Afghanistan, Pakistan, Somalie, Yémen, Irak, Syrie, Cameroun, Ouganda). Ces chiffres ne prennent pas en compte les forces spéciales (qui font certes, pour l’essentiel, des missions de formation) : en 2014, elles avaient été déployées dans 133 pays au total, soit 70% des pays du monde. Les interventions militaires n’ont donc pas cessé sous Obama, elles sont même plus nombreuses, mais elles sont moins visibles, coûtent moins chères et font moins de morts américains (60% de moins sous Obama que Bush, moins de 2000 contre près de 6000 ; la guerre contre le groupe Etat Islamique a fait 15 morts américains depuis le début de la campagne en septembre 2014).

Ces nouvelles modalités des engagements militaires américains (stratégie indirecte, armes plus discrètes, ‘empreinte légère‘), constitue un aspect majeur de la réorientation de la politique de défense engagée par Obama. Elles ont été déterminées en grande partie sous l’influence de contraintes intérieures caractéristiques de la période actuelle aux États-Unis : une opinion publique majoritairement hostile à toute nouvelle aventure militaire majeure, évolution reflétée au Congrès ; des contraintes financières fortes en raison du niveau de la dette américaine et du déficit budgétaire. Surtout, elles reflètent les préférences personnelles du président Obama et ses priorités, avant tout intérieures (‘nation building at home‘), ainsi que son analyse de l’évolution du contexte international. Elles vont de pair avec le second aspect essentiel de la politique de défense américaine actuelle, la priorité à long terme (à court terme, la priorité demeure la lutte contre le terrorisme) : la volonté de se tourner vers l’avenir c’est-à-dire l’Asie.

Elles illustrent également l’ambition d’Obama de redéfinir le leadership américain, une volonté exprimée très tôt par le candidat démocrate en réaction à la politique de son prédécesseur (et aux dégâts qu’elle avait occasionnés) : un leadership se voulant plus humble et plus discret, comme le dira explicitement le conseiller anonyme du président à l’origine de la formule du ‘leadership from behind‘ à propos de la Libye. Un leadership également ‘plus intelligent‘, en référence au concept de ‘smart power‘ imaginé par le politologue Joseph Nye, visant à retrouver une combinaison plus équilibrée des différents instruments de l’action extérieure, concept largement mis en avant par la nouvelle administration démocrate en 2009 (d’où l’accent mis sur la diplomatie mais aussi sur la politique économique). Enfin, il faut souligner chez Obama la volonté d’aller contre un certain consensus dominant à Washington dans l’establishment de politique étrangère, en l’occurrence le recours à la force comme solution à toute crise, en négligeant la diplomatie ; et la volonté aussi de bousculer les alliances traditionnelles en fonction d’une réévaluation des intérêts américains (voir à cet égard l’article de J. Goldberg dans The Atlantic sur la doctrine Obama).

Nouvelles modalités des interventions militaires

Retrait d’Irak achevé fin 2011, retrait annoncé d’emblée même si précédé d’un surge ‘obligé‘ en Afghanistan : Obama tourne la page des années Bush avec cette réduction visible et rapide de la présence militaire américaine sur les deux principaux théâtres de la guerre contre le terrorisme des années 2000. L’objectif est d’ailleurs érigé en nouveau dogme dans la directive stratégique de défense de 2012 (et confirmée par la QDR 2014), qui annonce la fin des ‘grandes opérations terrestres de stabilisation et de nation building‘.

Tactiques furtives et guerres discrètes

En réalité, si les ruptures sont nombreuses, et pour certaines importantes, les continuités sont également fortes entre Obama et son prédécesseur républicain, à tel point que les experts de la Brookings Institution à Washington diront qu’Obama ‘a été plus efficace que Bush sur l’agenda de Bush’. Avec Obama, l’Amérique renoue avec l’approche indirecte. L’objectif doit permettre de contrebalancer le désengagement militaire des théâtres irakien et afghan, tout en poursuivant les objectifs stratégiques affichés de manière moins visible pour les opinions américaine et mondiale et à moindre coût.»



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