Coup de froid: un hiver « dramatique » pour l’hébergement des SDF

DRAMATIQUE

LES SOCIALISTES LOGENT AVEC NOTRE ARGENT LES ÉTRANGERS DES PAUVRES FRANCAIS ILS EN ONT RIEN A CIRER  VIRONS LE EN 2017 …………..

Coup de froid: un hiver « dramatique » pour l’hébergement des SDF

L’actuel pic de froid que connaît la France touche en première ligne les sans-abri, déjà fragilisés par la rue. Mais elle frappe aussi les familles précaires qui, par manque de moyens, ne chauffent plus leur logement.

Ce sont les premiers frappés par la chute des températures qui touche la France depuis quelques jours. Alors que 30 départements sont placés en alerte orange jusqu’à ce samedi soir, le Samu social croule sous les demandes d’hébergements d’urgence pour les SDF. Pourtant, a assuré la ministre du Logement Emmanuelle Cosse, dans Le Parisien, 128 000 places d’hébergement sont désormais à disposition, alors qu’on n’en comptait 80 000 au début du quinquennat de François Hollande.

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« Si tous les hivers sont difficiles, celui-là n’est pas plus difficile que les autres », a-t-elle estimé, répondant au directeur général de la Fnars, fédération d’associations de solidarité. Ce dernier avait qualifié mercredi cet hiver comme « l’un des plus difficiles sur le front de l’hébergement ». Si Florent Guegen reconnaît cet effort sur les places d’hébergement, cette réponse du gouvernement trahit « un déni de réalité », assure-t-il à L’Express. Et pour cause, avance-t-il, « sur 45 départements en décembre dernier, 23 557 personnes ont appelé le 115. Parmi elles, 47% n’ont jamais obtenu d’hébergement, soit une personne sur deux« , explique le porte-parole, jugeant ces chiffres « dramatiques ».

De Paris à Strasbourg, une « situation catastrophique »

A Paris et Lyon notamment, beaucoup de SDF restent sur le carreau: « En ce moment, dans la capitale, entre 200 et 300 personnes dorment à la rue, chaque soir, après avoir contacté le Samu social », rapporte Florent Guegen. Du côté de Strasbourg, « la situation est catastrophique », estime auprès de L’Express Monique Maitte de l’association Collectif SDF Alsace. Chaque nuit, environ 500 adultes et 80 enfants restent dehors, faute d’avoir pu obtenir un hébergement d’urgence.

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« Même si c’est difficile toute l’année, un tel changement de température, ça met un vrai coup au moral, poursuit la porte-parole. Or, le moral c’est ce qui vous permet de tenir dans la rue. » D’ailleurs, de nombreux sans-abri sont « découragés », raconte Florent Gueguen. « Beaucoup n’appellent même plus le 115, parce qu’ils considèrent qu’ils sont injoignables ou qu’ils n’auront pas de logement. »

De plus en plus de migrants

« Depuis un an, on rencontre de plus en plus de familles dans les rues de Paris et de jeunes », constate de son côté Ivan Mouton, porte-parole de l’association Action Froid. Parmi ces familles, de nombreux migrants, « encore moins habitués à ce climat très difficile ». Porte de la Chapelle, notamment, « ils dorment à proximité du centre d’accueil », indique le porte-paroleIvan Mouton à L’Express. Inauguré par la mairie de Paris début novembre dernier, le centre humanitaire est quelque peu victime de son succès.

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« La crise est plus dure cette année aussi du fait de la crise migratoire, abonde de son côté Florent Gueguen. Certains n’ont pas obtenu de places dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) et appellent le 115. » Ainsi, en 2016, 40% des appelants au Samu social venaient de l’extérieur de l’Union européenne, indique le directeur général de la Fnars, qui tient à rappeler que « le droit d’hébergement s’applique à tous ».

Distribution de la nourriture aux SDF à Tours, au centre de la France, le 22 décembre 2016.

Distribution de la nourriture aux SDF à Tours, au centre de la France, le 22 décembre 2016.

afp.com/GUILLAUME SOUVANT

Des maraudes plus soutenues

Alors pour parer au froid et à la pénurie d’hébergements d’urgence, des maraudes exceptionnelles ont été mises en place par les associations aux quatre coins de l’Hexagone. En sus d’assurer une présence quotidienne avec la distribution d’une soupe ou une boisson chaude, certains bénévoles organisent des collectes supplémentaires de vêtements et de denrées alimentaires. Ici et là, des gymnases sont également ouverts par les municipalités pour permettre aux sans-abri de retrouver un peu de chaleur, comme à Lyon ou à Strasbourg.

A Bordeaux et à Lille, l’association Action Froid a par exemple distribué des « manteaux duvets » qui, par un astucieux procédé, se transforment en sac de couchage. Créé par l’ONG Femmes de demain, celui-ci « permet à ceux sur le trottoir d’être complètement emmitouflés, s’ils n’ont pas trouvé d’hébergement d’urgence », détaille Ivan Mouton.

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Une protection qui peut paraître dérisoire, mais s’avère plus que nécessaire. « Cela fait plusieurs jours qu’il fait très froid et à force de dormir sur le trottoir, les organismes luttent, s’usent et se fragilisent. Lorsque vous arrivez avec une chute de température comme maintenant, le risque, c’est l’hécatombe », souligne avec gravité le porte-parole de l’association. L’an dernier, selon le collectif Les Morts de la rue, cinq personnes sont mortes d’hypothermie sur un total de 497 décès en 2016.

Avoir froid même chez-soi

Enfin, si l’on pense d’abord aux sans-abri lorsque le mercure chute en négatif, les personnes précaires disposant d’un toit ne sont pas en reste. « On assiste depuis dix ans à une augmentation de la sensation de froid ressentie à domicile. En 1996, 11% des ménages déclaraient avoir froid à leur domicile. Aujourd’hui, ils sont 16% », rapporte à L’Express Manuel Domergue, porte-parole de la Fondation Abbé Pierre. Par manque de moyens, de plus en plus de familles vont se priver de chauffer leur domicile.

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En 2006, ils étaient ainsi 44%, selon l’enquête nationale Logement de l’Insee. « À terme, ça ronge l’organisme à petit feu: on fait des bronchites, on développe de l’asthme, moisissures, etc », décrit Manuel Domergue. Ce samedi après-midi, à 15 heures, l’association Droit au Logement (DAL) appelle d’ailleurs à un rassemblement à Paris, en faveur des sans-logis et des mal logés: « Vague de froid: action ‘on se met au chaud' ».

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