Primaire de la droite : Alain Juppé écartelé dès le 28 novembre

Juppé est nuisible pour la France ….. ne votez jamais pour ce papy svp il sera pire que F Hollande !! en 50 ans de politique tout ce qu il a réussi a faire c est des gréves énormes en 95 et a avoir 2 condamnations et des magouilles et détournements de fonds publics  pour les HLM DE PARIS pour son  fils et lui même .

Primaire de la droite : Alain Juppé écartelé dès le 28 novembre    Nicolas Sarkozy a analysé la principale faiblesse d’Alain Juppé : la fragilité de sa victoire éventuelle le 27 novembre prochain. Que se passera-t-il le lendemain ? Sur quel raccommodage idéologique le maire de Bordeaux va-t-il pouvoir entraîner dans son sillage les sarkozystes battus, les lemairistes déçus et les fillonistes frustrés, soit, avec les pro-Juppé, environ 90 à 95 % du spectre de la droite actuelle ? La question est problématique, et si Sarkozy concentre ses projectiles sur la tête de François Bayrou, c’est qu’il sent que l’alliance du maire du Pau et du maire de Bordeaux peut faire fuir les électeurs de la droite bonapartiste… vers le Front national. Il agite à la fois un spectre – une gouvernance « molle » calée sur le centre – et galvanise ses propres troupes sur la haine anti-Bayrou… Un jeu dangereux. On verra s’il est payant.

En tout cas, Sarkozy tape là où ça fait mal. Alain Juppé, en cas de victoire, se trouvera écartelé entre deux pôles qui apparaissent de plus en plus irréconciliables : la droite dure et les centristes, eux-mêmes divisés entre UDI et MoDem. Comment renouer avec les sarkozystes qui, derrière leur leader, auront prôné avec force l’assimilation des musulmans (et non leur simple intégration), la baisse des impôts immédiate ou encore l’abaissement de la majorité pénale pour les mineurs ? « Débaucher quelques individualités comme Éric Woerth ou Luc Chatel ne suffira pas. Il faudra donner des gages à notre électorat. Son premier geste devra être de couvrir sa droite. Sinon, nos électeurs iront voter FN, met-on en garde dans le premier cercle sarkozyste. Si Juppé gagne la primaire, nous allons aboutir à une situation paradoxale : la France n’aura jamais été aussi radicalement à droite et son candidat sera sur une ligne modérée. La désillusion sera au rendez-vous. »

La boîte de Pandore des investitures

Sur le programme économique, il faudra aussi dénouer des tensions. Comment convaincre les fillonistes que les réformes exigent d’être conduites fermement, mais sans précipitation, quand l’ancien Premier ministre défend, avec ses amis, le projet de « casser la baraque » ? Et surtout, comment gouverner pendant cinq ans, si, comme Juppé le dit lui-même, il entend que sa majorité présidentielle marche sur deux jambes, l’ancien RPR, d’un côté, et l’ancienne UDF reconstituée, de l’autre ? Compte tenu du fait qu’il affronterait probablement Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, Alain Juppé ne néglige pas d’ouvrir sa majorité à toutes les bonnes volontés de la gauche réformiste déçues par François Hollande… Une idée louable, mais qui rend la cohabitation de toutes ces tendances très compliquée.

Pour éviter d’être pieds et poings liés par une majorité parlementaire sarkozyste, Alain Juppé a prévu de revoir les investitures déjà accordées par Sarkozy. On parle d’une remise en cause de 70 à 90 investitures. « C’est une folie ! s’écrie-t-on chez les sarkozystes. Avec l’UDI et le MoDem, il va lui-même se créer une Chambre ingouvernable. Il pense se protéger. Or, il se fragilise. » Jean-Frédéric Poisson, l’un des adversaires de Juppé à la primaire, prédit « l’éclatement des Républicains non pas en deux groupes mais en trois groupes parlementaires ». « Vous aurez les libéraux, l’ancien RPR et les souverainistes, dont je serai », prévient-il. L’usage du 49.3 pour faire passer les réformes difficiles sera-t-il si rare entre 2017 et 2022 ? Alain Juppé se résigne : « Je sais que j’aurai des frondeurs. » Jeudi soir, lors du débat sur la primaire, il s’est montré plus rassurant : « Il est normal que le Premier ministre soit issu de la formation majoritaire, donc LR. […] Je serai élu sur mon projet, et pas sur le projet de François Bayrou. »

« La présence de Sarkozy préserve Juppé »

La popularité du maire de Bordeaux, on l’a assez dit, repose beaucoup sur le rejet que suscite Nicolas Sarkozy. « Il est immunisé de toute critique jusqu’au 27 novembre. Mais après ? » s’interroge François Baroin, pressenti pour Matignon en cas de victoire de Sarkozy. « Quelque part, la présence de Nicolas Sarkozy le préserve encore. » Après, c’est un autre combat qui commencerait. Juppé devrait, en outre, souffrir de la concurrence d’Emmanuel Macron, dont la candidature ne devrait plus tarder (avant la fin novembre, souffle-t-on). L’ancien locataire de Bercy va dérouler des propositions libérales pour certaines (étatistes pour d’autres) qui peuvent séduire un électorat aujourd’hui plutôt filloniste et centriste. Certes, Juppé n’aurait pas à souffrir d’une concurrence de Bayrou, mais il ne faut pas tenir Macron pour quantité négligeable. Il peut affaiblir Juppé dont la principale utilité se sera évanouie avec la disparition de Sarkozy.

Autrement dit, si Juppé ne parvient pas à renouer avec la droite identitaire et se déporte trop sur le centre, il pourrait perdre sur les « deux côtés de l’omelette ». À sa droite, une fuite des électeurs sarkozystes vers Marine Le Pen et, à sa gauche, une fuite des libéraux vers le jeune Macron. Certes, Juppé, plus ancré dans le paysage politique, peut rester devant et franchir tous les obstacles vers l’Élysée. Cependant, l’éclatement idéologique de la France de 2017 conjugué à la montée en puissance du FN rendra sa tâche très difficile. Les réformes qu’il envisage – loin d’être molles économiquement – le rendront forcément très vite impopulaire… Il faudra tenir face à la rue. Pourra-t-il alors s’appuyer sur un « pack » parlementaire soudé ? C’est loin d’être acquis, d’autant qu’en annonçant ne faire qu’un seul mandat à l’Élysée, son autorité sera très vite contestée par ceux qui, dans sa famille politique, aspirent à le remplacer… Jacques Chirac, son mentor, en sait quelque chose. Entre 2002 et 2007, un certain Nicolas Sarkozy fut un ministre assez voyant et turbulent…

                  http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/primaire-de-la-droite-alain-juppe-ecartele-des-le-28-novembre-03-11-2016-2080572_1897.php

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