Alain Juppé : l’argument qui tue

Tiens tiens le point qui écrit de tels propos alors qu ils sont pro Juppé étonnant ? ……….

Alain Juppé : l’argument qui tue

Le candidat, s’il est élu, ne fera qu’un seul mandat. C’est ce qui a convaincu Valérie Pecresse, mais cela laisse sceptique Michel Richard.

Abandonnant François Fillon, Valérie Pécresse a donc choisi de soutenir Alain Juppé. Pourquoi pas ? Elle prête à Juppé un atout qu’il est le seul à pouvoir brandir – avantage de son âge : « Il ne fera qu’un seul mandat, s’enthousiasme la patronne de la région Île-de-France. Il va être libéré de la contrainte de plaire, de séduire pour être réélu. Il sera préservé de l’impuissance qui guette tous les présidents obsédés par leur réélection. »

Cet argumentaire paraît aller de soi. Il est en outre très largement partagé par l’opinion. On a trop vu, en effet, des présidents qui s’abstenaient d’agir, ou agissaient pour caresser le peuple dans le sens du poil, dans le seul but d’y gagner une popularité propice à leur réélection. Et tant pis pour l’intérêt du pays !

Mais qui ne voit que cet argument avancé par Mme Pécresse est aussi un formidable et déprimant aveu ? La peur électorale aurait-elle donc tué la volonté politique d’Alain Juppé qu’il ait recours au mandat unique pour la garantir inaliénable ? Aurait-il besoin de cette béquille pour le faire tenir droit dans ses convictions, suppléant un courage qui, sinon, aurait été défaillant ? Ce n’est pas franchement flatteur pour lui.

Péché mignon

C’est, en outre, au-delà de son cas particulier, de très courte vue. Juppé sera donc courageux, soit. Mais à n’être le président que d’un mandat, il sera, à peine élu, un président sortant. Il en aura, on peut le craindre, toutes les faiblesses. Si lui-même n’est pas rééligible, sa majorité parlementaire le sera, elle. Quelle autorité aura-t-il sur elle quand il voudra lui imposer le vote d’une réforme difficile, indispensable à ses yeux, mais suicidaire électoralement aux yeux de cette majorité ? Ne sera-t-il pas d’emblée un canard boîteux comme l’est le président des États-Unis dès le milieu de son second et dernier mandat ? Libre, certes, mais déjà contesté. On parie qu’il ne faudra pas attendre très longtemps après son élection pour que s’engage dans son propre camp la lutte pour sa succession et que les sondages se mettent de la partie, en pousse-au-crime de la compétition.

La France a un péché mignon : être en campagne électorale quasi permanente. Que sera-ce quand le pouvoir de son tout nouveau président se réduira à un seul CDD ?http://www.lepoint.fr/presidentielle/alain-juppe-l-argument-qui-tue-02-11-2016-2080152_3121.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter&link_time=1478102292#xtor=CS1-32-%5BEchobox%5D

2 commentaires sur « Alain Juppé : l’argument qui tue »

  1. encore heureux, il a déjà plus de 70 piges et à la fin il sera pas loin des 80 ans. alors stop il est trop vieux. y en a marre de ces vieux croutons qui veulent diriger notre pays. qu’il passe à la retraite comme tout le monde. On devrait interdire à tous ces gens de se présenter après 70 balais.

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