Le RPR se dépoussière du bout des doigts. Pas de limite d’âge pour ses candidats en 1998.

C EST UN VIEUX ARTICLE QUI VAUT LA PEINE D ETRE LU ATTENTIVEMENT

 

 

Quand Juppé avait    suggéré de limiter à 75 ans l’âge des candidats pour les législatives, et à 70 ans pour les régionales et les européennes. Mais c’était sans doute trop pour un mouvement qui compte 10 députés RPR qui auront plus de 75 ans en mars 1998 et 15 qui seront âgés de 70 à 75 ans.

Le RPR se dépoussière du bout des doigts. Pas de limite d’âge pour ses candidats en 1998.

Alain Juppé souhaitait ouvrir le grand chantier de la «modernisation

de la vie publique» et avait écrit en ce sens à tous les partis. Vue du RPR, l’opération ressemble à du sur-place. Après avoir enterré la réforme du mode de scrutin pour les législatives, la commission ad hoc du mouvement gaulliste a renoncé, hier, à imposer une limite d’âge à ses candidats aux élections législatives de 1998. Pour les nouveaux candidats, la barre a été fixée à… 70 ans. Selon le secrétaire général du mouvement, Jean-François Mancel, la commission n’a «pas voulu porter atteinte à des gens compétents» en virant d’office les plus vieux. Elle s’est montrée plus souple pour les régionales, suggérant une limite d’âge pour tous à 70 ans. Mardi, le bureau du groupe RPR s’était pourtant dit «assez d’accord» avec la position d’Alain Juppé, qui avait suggéré de limiter à 75 ans l’âge des candidats pour les législatives, et à 70 ans pour les régionales et les européennes. Mais c’était sans doute trop pour un mouvement qui compte 10 députés RPR qui auront plus de 75 ans en mars 1998 et 15 qui seront âgés de 70 à 75 ans.

Même attentisme sur la question des femmes: le RPR récuse la notion de quota ­ «une notion abaissante pour les femmes», selon Jean-François Mancel ­ et ne veut pas entendre parler de dispositions législatives contraignantes dans l’immédiat. Il préfère s’en remettre au volontarisme des appareils politiques. La commission souhaite donc ­ ce qui était d’ailleurs annoncé depuis longtemps ­ présenter au moins un tiers de femmes en position éligible lors des prochaines régionales. Pour les législatives, les femmes devront se contenter de places de suppléantes. Le secrétaire général du RPR a toutefois concédé que si la discipline interne n’avait pas d’effets suffisants, il faudrait en passer par la voie législative ­ ce qui implique une révision constitutionnelle.

Pour le reste, la commission propose d’empêcher le cumul d’un mandat de parlementaire européen avec celui de parlementaire national (député, sénateur). Il est également suggéré d’en finir avec le cumul de deux mandats locaux importants, et d’instaurer un système de suppléance pour les ministres exerçant des fonctions territoriales. Exemple: le maire de Bordeaux serait remplacé pendant son séjour à Matignon, mais retrouverait sa charge après.

Toutes ces mesures seront soumises au vote du conseil national du RPR, le 5 novembre. Si le parlement du mouvement confirme les conclusions de la commission, son président, Alain Juppé, aura été battu sur au moins trois sujets: la dose de proportionnelle, les quotas de femmes, l’âge limite des candidatures. Le Premier ministre devra compter sur d’autres formations pour envisager la modernisation de la vie publique en profondeur. Tous les partis ont jusqu’à la fin novembre pour rendre leur copie au chef du gouvernement.  http://www.liberation.fr/france-archive/1996/10/24/le-rpr-se-depoussiere-du-bout-des-doigts-pas-de-limite-d-age-pour-ses-candidats-en-1998_186072

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