Les carnets secrets de François Hollande: «Nouvelles conversations privées»

ON LUI A PAS DIT A CET HOMME QU IL ÉTAIT PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE?  ET PAS  PAYÉ POUR COLPORTER DES BRUITS DE COULOIRS,  COMME UNE VULGAIRE COMMÈRE ?  QUE LES FRANCAIS DONT IL EST L EMPLOYÉ EN ONT RAS LE BOL!!  DE PAYER UN TYPE A RIEN FAIRE,  A PART DÉTRUIRE LA FRANCE, NOS VALEURS, NOS COUTUMES, ET A SE PAVANER  SUR LES PLATEAUX TÉLÉS, DE COMMÉMORATION, EN JAVAS, A BOUFFER A PRENDRE 25 KG , PENDANT QUE LES FRANCAIS SE SERRENT DE PLUS EN PLUS LA CEINTURE;  QUE NOUS EN AVONS MARRE  QU IL LAISSE LA FRANCE SOUMISE A LA RACAILLE ET AUX VIOLENCES !!  HONTE A VOUS FHOLLANDE VOUS AVEZ RABAISSÉE LA FONCTION PRÉSIDENTIELLE AU NIVEAU  DES  CANIVEAUX COMME VOTRE POLITIQUE

Les carnets secrets de François Hollande: «Nouvelles conversations privées»

Question : « Comment définissez-vous Bernard Cazeneuve ? » Réponse : « Ministre à tout faire. » Question : « Et Jean-Yves Le Drian ? » Réponse : «Excellent vendeur. Finira chez Darty. »

Derrière les initiales F.H. se cache un fin observateur de la gauche française, assez introduit dans l’entourage présidentiel pour ne rien ignorer (ou presque) de ce qui se trame dans le bureau du chef de l’Etat. Et qui, pour avoir suivi depuis de longues années François Hollande, est un fin analyste de la psychologie présidentielle.

Il paraît que je les désespère. Eh bien moi, ils me les brisent menues. Ce dîner du mardi soir où j’invite chaque semaine les soit-disant cadors du PS commence à me courir sur le haricot. Mais qui sont ces types qui me doivent tout et qui se permettent de venir m’expliquer la politique et les bonnes manières à la fois ? Mais d’où sortent-ils ces généraux fatigués qui n’ont plus gagné une seule bataille depuis la nuit des temps et qui prennent soudain des mines de chaisières pour me rappeler les devoirs de ma charge ?

Ça fait déjà plusieurs semaines que je n’ai plus qu’une envie : les foutre dehors au plus vite. Cette semaine, on n’est pas allé au-delà du plat principal. Lorsque je suis arrivé, ils buvaient l’apéro dans une ambiance à couper aux couteaux. C’est Le Foll qui a commencé : « Encore bravo pour ton livre ». « Il t’arrive parfois de réfléchir avant de parler aux journalistes »,a poursuivi Barto. Sur le coup, j’ai laissé dire. Autour de la table, Camba sifflotait entre ses dents. Valls me regardait avec des yeux révolvers. Les autres, Le Roux ou Guillaume, tiraient une tête de cocker triste. Quand Le Foll et Barto ont remis ça, je me suis souvenu d’un récent conseil de Dray : « François, apprends à te mettre en colère ». Je pense que ce soir-là, il aurait été fier de moi.

Quand Le Foll a regretté que j’ai pu demander aux footballeurs de muscler leur cerveau, je lui ai rétorqué que ce conseil pouvait aussi s’adresser à certains ministres

Non mais quand même ! Barto qui voudrait que je châtie mon langage ! « Mais ce n’est pas toi, lui ai-je lancé, qui a perdu l’Ile-de-France pour avoir insulté Pécresse en plein meeting ? » Et Le Foll qui voudrait me voir plus altruiste ! « Mais c’est pas toi, lui ai-je balancé, qui au lendemain de mon élection, s’est roulé par terre pour devenir ministre alors que tu n’étais même pas encore député ? » Le ton a vite monté. Quand Barto m’a reproché d’avoir traité les magistrats de lâches, je lui ai dit que sur ce sujet, il en connaissait un rayon. Quand Le Foll a regretté que j’ai pu demander aux footballeurs de muscler leur cerveau, je lui ai rétorqué que ce conseil pouvait aussi s’adresser à certains ministres.

Gigot. Le temps qu’il comprenne, le gigot était arrivé sur la table. On s’est tous plongé dans nos assiettes sans dire un mot de plus, de peur de déclencher une bagarre générale. Vers 21 heures 15, la pendule a sonné. J’en avais marre. Je me suis levé, raide comme la justice (c’est une image, je le précise avant que les magistrats s’indignent) : « Messieurs, bon appétit quand même. Si vous trouvez que la cuisine est meilleure chez Montebourg ou Macron, surtout n’hésitez pas ». J’ai failli à ajouter que s’il le fallait, je ferai désormais campagne seul, avec Julie. C’était un peu exagéré. J’ai bien fait de m’abstenir de pareil propos. Et d’ailleurs, avant de rejoindre mon actrice préférée, je suis remonté dans mon bureau pour prendre un dossier dont je ne voudrais pas qu’il m’explose demain au visage.

Je m’explique. Davet et Lhomme, je le sais pertinemment, c’est une connerie sans non. Mais bon, on ne va pas pleurer sur le lait renversé. N’empêche leur bouquin, venant après celui de Rissouli et André, c’est de la petite bière à côté d’un projet que je mène en secret depuis le début de mon mandat avec une jeune journaliste dont je dirai seulement qu’elle fait les beaux jours d’Inter et de France 2, ce qui signifie, en clair, qu’elle porte sa gauche en sautoir, en toute indépendance, cela va sans dire.

Sans filtres ni commentaires superflus. Tous les deux, nous n’écrivons pas un livre mais nous échangeons des textos. Elle m’écrit, je réponds. Elle me questionne, je réagis. C’est aussi simple que ça. L’exercice est d’une spontanéité rafraîchissante. Il est surtout d’une grande modernité, à tel point que nous avons prévu d’en publier la totalité sur mon compte Facebook, le jour où je me déclarerai candidat. Pas mal, non ? Dans mon esprit, c’est une manière simple et originale que faire revivre mon quinquennat, cette fois-ci sans filtres ni commentaires superflus. Je suis sûr que les geeks qui entourent Brutus – je veux dire Macron – vont être babas de me découvrir encore plus branché que leur idole.

Cela dit, dans le contexte, il faut quand même que je veille à ce que ce projet littéraire ne vienne pas nourrir des polémiques inutiles. J’ai vu ces derniers jours l’effet que pouvaient produire des propos un peu crus ou des notations trop pointues. Dans l’état qui est le mien, je n’ai pas intérêt à secouer davantage le cocotier où se sont réfugiés mes derniers amis et ce qui me reste d’électeurs. Mardi soir, après avoir planté mes convives, j’ai donc voulu vérifier tout cela. Eh bien – comment dire ? -, je n’ai pas été déçu !

« Tweet-tweet. Ça me rappelle un film avec Jacqueline Maillan. Ne suis-je pas la réincarnation de Louis de Funès ? »

Il y avait longtemps que je n’avais pas relu l’ensemble de ces textos. Certains m’ont faire rire. D’autres m’ont fait froid dans le dos et notamment ceux-là qui sont les plus récents. Question : « Que vous inspirent les derniers tweets de Valérie Trierweiler ? » Réponse : « Tweet-tweet. Ça me rappelle un film avec Jacqueline Maillan. Ne suis-je pas la réincarnation de Louis de Funès ? » Question : « Comment définissez-vous Bernard Cazeneuve ? » Réponse : « Ministre à tout faire ». Question : « Et Jean-Yves Le Drian ? » Réponse : «Excellent vendeur. Finira chez Darty. » Question :« Ségolène Royal est-elle à sa place à l’Ecologie ? » Réponse : « Parfois, je me le demande. Comme Notre-Dame-des-Landes, faut-il l’évacuer par la force ? » Question : « A qui pensez-vous comme Premier ministre si vous êtes réélu ? » Réponse : « Rappelez-moi le nom de mon labrador ? »

Franchise. Comme je ne suis pas complètement stupide, j’ai vite mesuré que tout cela était difficilement publiable en l’état. Non pas que je regrette ce que j’ai écrit. Reste que l’époque est ainsi faite que plus personne ne supporte la franchise. La presse se pâme devant les lettres d’amour de Mitterrand. Elle préfère l’eau de rose à l’acide. Les journalistes sont des petits-bourgeois conformistes. Et que dire de ces socialistes devenus les rentiers de leurs illusions perdues ! Dans ce paysage de désolation, je suis le dernier des affranchis.

Plus tard, peut-être, on me comprendra. C’est ce qui me pousse aujourd’hui à m’en faire qu’à ma tête. En même temps, il faut bien reconnaître que l’urgence du moment est d’abord de la sauver. Mardi, juste avant minuit, c’est donc la mort dans l’âme que j’ai adressé un texto – un de plus – à mon interlocutrice. « Toujours ok pour notre projet ? » La réponse a été immédiate : « Of course, Mister Président. » J’ai esquissé un pas de côté : « Vue l’abondance des livres qui sortent actuellement, on pourrait peut-être le repousser un peu ? » Retour dans la seconde : « Un peu ? » Là, j’ai osé : « Après ma réélection, ça aurait encore plus de force, non ? ». C’était hélas prévisible. Léa, pour ne dire ici que son prénom, est alors montée sur ses grands chevaux : « C’est une plaisanterie ? ». J’ai failli lui répondre qu’elle avait, comme moi, le sens du comique de répétition, mais j’ai préféré laissé tomber. A chaque jour suffit sa peine.         http://www.lopinion.fr/edition/politique/carnets-secrets-francois-hollande-nouvelles-conversations-privees-112576?utm_content=bufferdee61&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

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