Évacuation de la «jungle» de Calais : la droite exige des reconduites à la frontière

BRAVO LA DROITE ON EN  A MARRE DE NOUS LAISSER ENVAHIR PAR DES RACAILLES ………..

Évacuation de la «jungle» de Calais : la droite exige des reconduites à la frontière

LE SCAN POLITIQUE – Si le démantèlement du camp apparaît comme inévitable, les responsables de la droite craignent la répartition des migrants sur le territoire et réclament l’expulsion des déboutés du droit d’asile.

Souvent réclamé et régulièrement repoussé par les autorités, le démantèlement du campement de migrants géant de Calais a débuté ce lundi. «L’objectif: que ces migrants partent de ce camp indigne», annonce la ministre du Logement Emmanuelle Cosse sur RTL ce lundi. Une opération difficile concernant 6500 personnes encore présentes, qui viennent s’ajouter aux «6.000 personnes qui ont déjà quitté Calais depuis octobre 2015 pour aller dans un centre d’accueil». Un enjeu d’autorité pour un gouvernement contesté, qui cherche pour autant à ne pas froisser son électorat. «Si les migrants refusent de quitter le camp, il y aura certainement des arrestations», prévient donc la ministre, tout en appelant à mener «la bataille de l’asile en France».

À droite et au FN, la question brûlante de la répartition des migrants évacués sur le territoire et de la reconduite à la frontière des personnes en situation irrégulière est désormais sur toutes les lèvres. «Cosse avoue que le gouvernement répartit sur le territoire des immigrés en situation illégale», s’indigne à ce titre l’ancienne ministre Nadine Morano sur Twitter.

Calais, Cosse avoue que le gouvernement répartit sur le territoire des immigrés en situation illégale. @RTLFrance

«Démantèlement de la jungle de Calais: ou comment transformer 6000 migrants voulant se rendre en Grande-Bretagne en 6000 immigrés de plus en France. Génial», renchérit le député Lionnel Luca sur les réseaux sociaux. Un sentiment visiblement partagé par le secrétaire général du FN Nicolas Bay qui accuse les pouvoirs publics de «déplacer le problème». «La place des clandestins n’est pas dans camps payés par le contribuable, elle est dans les charters», juge-t-il. «Il faut enfin appliquer la loi. Les déboutés du droit d’asile doivent être expulsés», réclame l’élu normand. «La solution», selon lui, n’est pas la répartition, mais «l’expulsion».

«Failles»

Pour Jean-François Copé, interrogé sur Europe 1, ce démantèlement «n’est pas un point d’aboutissement», mais «un point de départ», qui renvoie à «la question du droit d’asile». L’opération trop tardive à ses yeux impose aux autorités d’éclaircir «comment vont être traitées les situations individuelles de chacune de ces personnes qui vivent un drame humain terrible».

« Jungle » de : « Nous avons un devoir absolu de trouver une solution pour chacun des migrants évacués » @jf_cope sur pic.twitter.com/RltZ2SoQzO

Sur RFI, le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti a une petite idée: «Il y a des failles qui font que ce démantèlement ne va rien régler. Je fais le pari que les migrants vont retourner à Calais». «La façon dont le gouvernement s’y prend pour démanteler la jungle de Calais ne réglera pas le problème», juge-t-il, regrettant qu’il «n’y a eu aucune négociation préalable avec la Grande-Bretagne». «Il n’y a pas de sélection entre les vrais demandeurs d’asile et les migrants économiques», déplore Ciotti, qui exige: «Soit ce sont des demandeurs d’asile et ils vont dans des CADA, soit ils vont dans des centres de rétention avant éloignement».

Élu de la région, Gérald Darmanin ne cache pas son soulagement sur France Inter: «Enfin pour le Calaisis et pour la région des Hauts-de-France», se réjouit le maire de Tourcoing et coordinateur de la campagne de Nicolas Sarkozy. «S’ils demandent l’asile en France, ils seront bien accueillis dans nos communes», assure, au sujet des migrants, ce proche de Xavier Bertrand. Mais «on ne peut pas ne pas reconduire à la frontière tous ceux qui sont déboutés du droit d’asile».

Des interrogations sur la solution gouvernementale partagées jusqu’au sein du MoDem. «La concentration d’un grand nombre de réfugiés dans de petits villages pose des questions», regrette François Bayrou sur BFMTV. «L’organisation du déplacement pose des questions. On aurait dû travailler davantage avec les collectivités et les intercommunalités», estime le maire de Pau. «Personne ne peut faire reproche que l’on fasse cette opération. Le scandale c’est que la jungle existait depuis des années», tranche cependant le soutien d’Alain Juppé.    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/10/24/25002-20161024ARTFIG00073-evacuation-de-la-jungle-de-calais-la-droite-exige-des-reconduites-a-la-frontiere.php

 

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