Sarkozy, le fiel au fusil

MALGRÉ LES MENSONGES DES MÉDIAS  GAUCHISTES QUI DONNENT UN EX  REPRIS DE JUSTICE DE 72 ANS  VAINQUEUR!!

NOUS SERONS TOUS AVEC MONSIEUR SARKOZY LE SEUL QUI A LES COMPÉTENCES ET LE COURAGE POUR SAUVER LA FRANCE , NICOLAS EST UN LEADERSHIP INTERNATIONAL , RECONNU DES PLUS GRANDS .

Avec constance, Alain Juppé continue sa course en tête à la primaire. Ce qui promet, à quatre semaines de l’échéance, une montée en tension entre candidats et des salves sarkozystes.

Les «bien-pensants» n’ont qu’à bien se tenir : dans un mois, le «peuple de droite» aura parlé. Le 20 novembre, en toute logique, il placera Nicolas Sarkozy en tête du premier tour de la primaire, déjouant les pronostics de cette «élite» qui prétendait lui «voler» sa victoire en fabriquant un pseudo-favori, Alain Juppé. Telle est l’histoire que se racontent les sarkozystes. Alors que tout indique que l’impensable défaite est devenue plus que possible, pour ne pas dire probable, ils proclament que la victoire ne fait aucun doute. Mais leurs énergiques protestations cachent mal une inquiétude grandissante. Car pour gagner, l’ancien chef de l’Etat ne doit pas se contenter d’être devant Juppé le 20 novembre. Il doit surtout le distancer largement pour avoir une chance de résister, au second tour du 27 novembre, à la coalition anti-Sarkozy.

Dégonfler la bulle Juppé

Toutes les conditions sont réunies pour que les quatre dernières semaines de campagne soient sous haute tension. Tandis que les challengers, François Fillon et Bruno Le Maire en tête, dénonceront toujours plus violemment cette élection «cadenassée», les sarkozystes vont durcir leurs attaques contre le favori, candidat du «système» et de«l’immobilisme».

Pour créer la surprise, le camp Sarkozy mise sur la mobilisation du noyau dur, c’est-à-dire sur la majorité des militants LR ou sur les acheteurs des deux livres publiés cette année par Sarkozy (vendus à 197 000 exemplaires pour le premier et à 87 000 pour le second), ce qui revient à peu près au même. Au total, l’ancien chef de l’Etat peut donc compter sur plus de 200 000 inconditionnels. Si chaque membre de cette armée mobilise son entourage, le candidat Sarkozy part à la bataille avec un matelas de près d’un million d’électeurs, soit au moins 30 % des 3 millions d’électeurs attendus. Un million, c’est effectivement le socle identifié par les sondages. Le problème, c’est que ces sondages s’obstinent à placer Juppé en tête, pas loin de 40 %. Une aberration – et une humiliation – pour celui qui croyait que sa seule déclaration de candidature suffirait à aplatir ses concurrents (grâce au fameux blast, maintes fois annoncé et devenu un sujet de moqueries).

D’ici au 20 novembre, Sarkozy fera tout pour mobiliser la vraie droite autour de son noyau dur, tout en dégonflant la bulle Juppé, dopée à l’antisarkozysme primaire. Pour prêcher cette bonne parole, l’ancien chef de l’Etat et ses troupes ont prévu de multiplier les déplacements, dans les fiefs du Nord et de la Côte d’Azur ainsi que dans cette «France des oubliés» où se recrutent les électeurs sensibles aux discours identitaires. Un bataillon de parlementaires et d’élus locaux (François Baroin, Christian Jacob, Luc Chatel, Gérald Darmanin, etc.) animera chaque jour, partout en France, une demi-douzaine de réunions publiques. Le candidat, lui, a prévu une dizaine de meetings. Il était vendredi soir à Toulon, sur un terrain réputé sensible aux sirènes nationalistes. L’occasion d’entonner le grand air de la trahison, puisque le maire de la ville, Hubert Falco, vient de rallier Alain Juppé. Qu’importe ! Comme Chirac en 1995, Sarkozy, héroïque, marche vers la victoire le dos martyrisé par les couteaux des félons.

Les sondages ? «Ils n’ont aucun sens», martèlent Sarkozy et ses orateurs. A les entendre, il serait impossible d’enquêter sur cette primaire inédite tant l’incertitude sur le nombre de votants est grande. «Personne ne connaît les mouvements intimes du corps électoral», expliquait poétiquement François Baroin devant quelques dizaines de sympathisants réunis mercredi soir près de Dijon. Il choisit d’oublier qu’en 2011, les mouvements intimes des électeurs de gauche avaient été assez correctement identifiés par les sondeurs… D’ailleurs, sans craindre de se contredire, les sarkozystes ne rechignent pas à se fonder sur les sondages, finalement pas si nuls, pour faire remarquer que Sarkozy devance Juppé auprès de l’électorat de droite, très largement même, si on ne considère que les seuls sympathisants du parti LR. «On nous annonce Juppé largement vainqueur ? Mais cela défie toutes les lois de la gravité politique ! On nous dit que la France n’a jamais été autant de droite, qu’il serait reproché à Sarkozy de n’avoir pas passé le Karcher et on irait élire un centriste ? Ça ne tient pas la route !» s’emporte Gérald Darmanin, coordonnateur de la campagne de Sarkozy.

Délégitimiser la primaire

S’il s’agit vraiment de désigner le candidat de la droite, le vainqueur ne ferait aucun doute. Interrogé dimanche sur C8, Sarkozy confiait «ne pas croire» que «des hordes de centristes et d’électeurs de gauche»pourraient dénaturer cette élection. Le message est clair et lourd de menace : une victoire de Juppé grâce aux voix de gauche et de centre gauche serait un «hold-up». «Pourquoi on a décidé de faire cette primaire ? Parce qu’on a décidé de demander à nos électeurs d’arbitrer nos luttes fratricides, rappelle François Baroin. Mais si tout le monde vient voter, on ne fait pas de primaire et on attend le premier tour de la présidentielle.»

Outre cette entreprise de délégitimisation de la primaire, les sarkozystes agitent l’épouvantail Bayrou. Succès garanti : le noyau dur voue une même détestation au président du Modem et à François Hollande. «On ne sort pas du socialisme avec l’aide de celui qui nous y a fait entrer.»Ce bon mot de Sarkozy devrait être un must dans ce dernier mois de campagne. Juppé ? «Il est en train de recréer l’UDF», se désole le maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret. En accusant le maire de Bordeaux de vouloir ressusciter Giscard, ou même Lecanuet, les sarkozystes rêvent de détourner du vote Juppé la droite bonapartiste.

Et ce n’est pas tout. Contre l’ex-Premier ministre de Chirac, d’autres coups vont pleuvoir. Sarkozy a donné le «la» mercredi, en Corse, en suggérant que son rival serait partisan «d’accommodements raisonnables» avec l’intégrisme musulman. Interrogé par Libération, un élu prévient sans fard qu’il ne s’interdit pas d’attaquer Juppé sur son âge – «il aura 77 ans en 2022 !» – et sur sa condamnation par le tribunal correctionnel en 2004 pour prise illégale d’intérêts. Déjà, les sarkozystes diffusent à la presse les attendus de ce premier jugement (qui sera contredit en appel) : Juppé aurait «trompé la confiance du peuple souverain».

Sarkozy a fait le serment de ne pas reculer devant ce qu’il appelle «le mur de la pensée unique». Son plus fidèle lieutenant, Brice Hortefeux, laisse, lui, éclater sa colère en évoquant l’iniquité d’un «système médiatique» qui célèbre Patrick Buisson «comme un héros» quand il attaque Sarkozy alors qu’il se «bouchait le nez» quand il travaillait à ses côtés. «Qu’auriez-vous écrit si Nicolas avait dit, comme vient de le faire Juppé, « je les emmerde » à propos de ses détracteurs», confie-t-il àLibération. Incontestablement, l’ex-président mobilise ses partisans. Mais à l’évidence, il mobilise aussi, et plus fortement encore, ceux qui ne veulent plus de lui. Il y a là pour les sarkozystes une injustice incompréhensible. Un mystère dont il sera bien temps, plus tard, de percer les secrets.

Alain Auffray             http://www.liberation.fr/france/2016/10/21/sarkozy-le-fiel-au-fusil_1523575

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