Quartier Saint-Michel à Bordeaux : les habitants sont à bout

ET OUI VOILA LA FRANCE QUE JUPPE NOUS PROMET AVEC SON IDENTITÉ HEUREUSE  ON AURA UNE FRANCE SOUMISE AUX RACAILLES ENCORE PIRE QUE SOUS F HOLLANDE JUPPE A DÉGAGER

Quartier Saint-Michel à Bordeaux : les habitants sont à bout

ARTICLE ABONNÉS Des riverains à bout, des commerçants excédés : une pétition circule depuis une semaine pour dénoncer un climat de plus en plus délétère, lié à un trafic de drogues en hausse.

Il y a du rififi à Saint-Michel. Des prostituées rue des Faures. Des dealers qui font leur petit trafic en plein jour. « On en voit prendre de la drogue dure dans la rue », signale un riverain. En août, un règlement de compte au couteau a failli coûter la vie à un homme, sur la place. « Les femmes sont harcelées ici, elles ne veulent plus venir », s’inquiète Amina, commerçante. Pourtant le quartier populaire de Bordeaux porte beau. Tandis qu’une pétition lancée par des riverains circule de porte en porte, personne n’a l’air étonné.

« Des dealers à Saint-Michel, il y en a toujours eu », admet le socialiste Matthieu Rouveyre. « À ce point, jamais ! » Olivier habite rue Gensan, la pétition est partie de là, elle s’adresse à Alain Juppé, maire de Bordeaux et pointe du doigt un bar, sans nom, au 1 et 1 bis de la rue des Pontets. « Un bar qui n’a pas de licence III ou IV affichée. Pas d’issue de secours.

Or, tout part de là. On y picole, on y joue à des jeux d’argent. Il y a du bruit, des types qui pissent devant les portes, qui se piquent et qui fument des joints. Des bagarres, du boucan, jusqu’à pas d’heure. » Olivier voit le manège depuis chez lui, impuissant, comme les autres riverains du quartier. « Ils ne se cachent même pas. Le bar a connu trois fermetures administratives, mais il rouvre aussitôt avec un nouveau locataire. La rue ne nous appartient plus, elle est à eux. »

Le bar El Boqueron, situé rue des Faures à deux pas de ce haut lieu de trafic en paye les pots cassés. Les témoignages d’insécurité et d’incivilité affluent avec le nombre de signataires (il y en avait une centaine hier) de la pétition. Les deux associations de commerçants s’associent à la démarche, qui s’apprêtent à lancer une autre pétition, comme le signalent la pharmacienne Sabine Immer et Driss Ben Haddou, tous deux présidents respectifs.

« On relance régulièrement la mairie, la préfecture puisque c’est la police nationale qui doit intervenir. Mais on nous répond qu’il manque de moyens. Les choses se sont dégradées depuis un an, après l’inauguration des travaux de la place. Pendant les trois ans qu’ont duré les travaux et durant lesquels tous les commerçants et les riverains ont serré les dents, en raison des nuisances, il y avait moins de trafics, de dealers.

Mais après l’inauguration, il y a eu un grand ménage pendant quinze jours à trois semaines. Un car de CRS était présent avec une brigade de chiens, la situation a retrouvé son calme. Depuis, on ne vous parle pas des règlements de compte au couteau, là sous nos fenêtres ! »

Portes défoncées

Olivier, Driss, Sabine, Laurent, Emmanuelle, Shari, Nathalie… expriment tous la même colère. « On se sent abandonnés. Pourquoi la police ne vient pas sur place ? » ou « Au nom de l’alibi de la mixité, on accepte à Saint-Michel ce qui serait inadmissible à Caudéran ou dans le quartier du Triangle, il y a un laisser-faire. »

« À certaines heures, vers 17 heures, quand mon fils sort du collège, on se croirait à la gare d’Amsterdam. Nos gamins sont confrontés à ça, des gens qui leur proposent de la drogue à ciel ouvert. » Sandra ajoute : « Traverser Saint-Michel quand t’es une fille, c’est se faire alpaguer, avec des réflexions déplacées surtout si t’es en jupe. »

Tous, y compris les commerçants parlent de portes d’immeubles défoncées à coups de pieds, où se trament les plus gros échanges de drogues dures. Olivier en a vu deux qui se préparaient un rail de coke sur le rebord d’une fenêtre et ajoute : « Une voisine elle, au lavomotic, s’est trouvée face à un autre qui s’en faisait une sur une machine à laver. On n’ose plus sortir tard le soir ! »

Les choses se sont dégradées depuis un an, après l’inauguration des travaux de la placehttp://www.sudouest.fr/2016/10/17/quartier-saint-michel-on-se-sent-abandonnes-les-elus-se-disent-concernes-2537506-2780.php

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