Najat Vallaud-Belkacem, Valls, Ayrault : les désastreuses conséquences des confidences d’Hollande

Avancer que la parution d’Un président ne devrait pas dire ça (éd Stock) a fait beaucoup de vagues relève de l’euphémisme. Pour rappel, dans un pavé de plus de 600 pages, deux journalistes du Monde ont passé cinq ans avec François Hollande et y ont (presque) tout consigné. Si on en croit les confidences du Canard enchaîné du 19 octobre, certains proches ou moins proches du président s’en sont émus.

Le premier à se sentir “humilié”, c’est Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale qui n’a “pas l’envergure”. Suffisamment pour tancer : “Le livre fait beaucoup de dégâts et pas seulement dans le microcosme ! Chaque fois que j’ai rencontré des gens ce week-end, sur les marchés de ma circonscription [la 9e de Seine-Saint-Denis, ndlr], dans un resto ou dans les dîners en ville, ils ne m’ont parlé que de ça.” En privé Barto se lâche un peu plus : “Si je n’ai pas la carrure, qu’il ne me demande plus rien.”

“On ne parle pas comme ça de ses ministres”

Jean-Marc Ayrault, premier Premier ministre, sacrifié en 2014, puis revenu comme le phoenix en 2016 au Quai d’Orsay en prend aussi pour son grade. Comme lorsqu’il a appris que son rôle a été scellé il y a bien longtemps, avant son remplacement par Manuel Valls : “J’ai eu une discussion directe et carrée d’une heure avec Hollande. Il sait ce que je pense. Cela laissera des traces. On ne parle pas comme ça de ses ministres.” Pas sûr qu’Hollande partage l’avis de son ministre, qu’il avait qualifié de “tellement loyal qu’il est inaudible”.

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Enseignement, est une autre victime collatérale du livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme. “Elle est bonne, Najat, très forte en langue de bois (…) ce n’est pas une intellectuelle (…), mais c’est quelqu’un qui en veut…”, avait cru complimenter Hollande. Patatras, l’intéressée, selon le Volatile, n’a retenu que cette dernière mention. Najat Vallaud-Belkacem faisait partie des rares membres du gouvernement à soutenir Hollande en meeting de la Belle Alliance Populaire, au même rang que Stéphane Le Foll ou Marisol Touraine.

“Irresponsable, consternant, indéfendable”, pour Valls

Dans ses conditions, on imagine bien la situation dans laquelle s’est trouvé le chef de l’Etat à l’issu du Conseil des ministres. Entre déni et jusqu’au boutisme, avec un soupçon de masochisme, il s’est permis de déclarer à cet égard, à des des ministres et dirigeants PS : “Il faut lire le livre du début à la fin. Vous verrez qu’il ne se limite pas aux petites phrases qui ont été diffusées dans la presse tout en étant sorties de leur contexte.”

S’il y en a un dont on est sûr qu’il ne lira pas le livre en entier, c’est le Premier ministre d’Hollande, Manuel Valls. En privé, il a déclaré, selon leCanard Enchaîné : “C’est irresponsable, consternant, indéfendable, et cela peut-être cataclysmique. Je ne vois pas, après ça, comment il peut faire campagne ! Cela ressemble à un suicide politique. Il faut maintenant éviter que ce suicide personnel ne devienne collectif.”             http://www.lesinrocks.com/2016/10/news/valaud-belkacem-valls-ayrault-desastreuses-consequences-confidences-dhollande/

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