Elle se plaint de leur vacarme, ils reviennent avec des cocktails Molotov

Elle se plaint de leur vacarme, ils reviennent avec des cocktails Molotov

Longtemps réputé pour sa tranquillité et sa convivialité, le quartier thononais du Châtelard est devenu ces dernières années le théâtre d’incivilités et le circuit préféré des amateurs de rodéos en deux-roues.

Lasse du vacarme nocturne, une habitante était allée déposer plainte au commissariat, provoquant une surveillance plus rapprochée de la police sur le quartier.

Étant parvenus à mettre un nom sur celle qu’ils appellent la “balance”, plusieurs jeunes excités allaient, les 4 et 5 novembre 2015, transformer l’avenue des Romains en une zone de non-droit, multipliant les dégradations avec des arbres coupés et dispersés sur la rue, des poubelles et un véhicule incendiés… Des cocktails Molotov, confectionnés à partir d’acide chlorhydrique et d’aluminium, avaient aussi été jetés sur le balcon de celle qui avait osé porter plainte. Rapidement sur les lieux, la police ne pouvait que constater une forte odeur d’acide, sans pouvoir interpeller les auteurs de ces actes de malveillance.

Mais les empreintes génétiques et la lecture de la bande-vidéo du supermarché tout proche, où les deux bouteilles d’acide avaient été dérobées, conduisaient les enquêteurs à mettre un nom sur deux individus fichés, qu’ils interpellaient successivement en décembre 2015 et janvier 2016. Placés en détention provisoire, les deux protagonistes aux casiers judiciaires fournis et en récidive légale ont comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Thonon.

Niant les faits en bloc ou reconnaissant du bout des lèvres leur implication dans ces actes de malveillance, les deux prévenus, Azzedine Haroun Bouyahia, 21 ans et Benjamin Teypaz, 23 ans, qui encouraient jusqu’à sept ans de prison, ont écopé de quatre ans, dont un an avec sursis mise à l’épreuve.

Reconduits en détention à Chambéry et Aiton, ils ont en outre l’interdiction de séjourner à Thonon pendant deux ans après leur sortie de prison.

Partie civile, la victime des violences et atteintes à son intégrité physique obtient un peu plus de 6 000 euros de dommages et intérêts. Victime collatérale, sa voisine percevra quant à elle 2 000 euros au titre du préjudice moral.

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