Extraction de détenus vers les tribunaux : de plus en plus de remises en liberté faute d’effectifs

Justice gauchiste de pire en pire ………..

Extraction de détenus vers les tribunaux : de plus en plus de remises en liberté faute d’effectifs

Les agents pénitentiaires sont obligés de refuser certaines extractions de prévenus. Une situation problématique pour les magistrats qui craignent de voir ces prévenus remis en liberté.

Depuis 2001, c’est l’administration pénitentiaire qui est chargée de l’extraction des prévenus vers les tribunaux pour qu’ils soient jugés. Une compétence qui résultait auparavant de la police et de la gendarmerie. Mais depuis cette réforme, qui doit aboutir en 2019, un constat évident se dresse: le nombre de prévenus remis en liberté provisoire faute d’effectifs pour les transférer a augmenté. «Le problème c’est la mission d’extraction. On avait alerté dès 2011 sur le fait que les moyens prévus étaient sous évalués. Plus la réforme progresse, plus il y a des difficultés», explique Céline Parisot, secrétaire générale de l’Union Syndicale des Magistrats (USM).

Le 21 septembre dernier, à Chartres en Eure-et-Loir, cinq personnes qui devaient comparaître devant le tribunal correctionnel ont notamment été remises en liberté provisoire. Elles n’avaient pas pu être transférées devant le tribunal faute de personnels pour le faire. «Il y a des situations complètement absurdes notamment du point de vue de l’organisation. Par exemple, si un prévenu doit être jugé à Bayonne, l’équipe de l’administration elle va partir de Mont-de-Marsan qui se trouve à 100 km, venir à Bayonne puis repartir à Mont-de-Marsan. C’est une vraie perte de temps», déclare Céline Parisot. Les délais de procédure, notamment en terme de détention provisoire, sont par ailleurs très stricts. S’ils sont dépassés, le ou les prévenus sont remis en liberté jusqu’à leur procès prévu pour une date ultérieure.

S’il leur ait quelquefois demandé d’aider à ces transferts, les policiers et gendarmes refuse d’être la cinquième roue du carrosse. «On a une telle surcharge de missions en ce moment, notamment avec l’alerte attentat, qu’il n’est pas possible d’assurer en plus les extractions de prévenus vers les tribunaux. Les conditions de travail sont sûrement très difficiles pour les surveillants pénitentiaires également, mais il faut qu’il y ait un grand plan de recrutement. On en revient toujours au manque de moyen», souligne Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité SGP Police.

Un bilan des extractions commandé

Les magistrats se retrouvent ainsi face à une problématique de taille. «Le principal risque c’est de remettre en liberté des personnes qui sont dangereuses et qui devraient se trouver en prison», confie Céline Parisot. Ils sont parfois obligés de se servir de la visioconférence notamment pour des auditions. Une technique qui pose tout de même certains problèmes techniques. D’abord parce qu’un magistrat ne peut pas juger un prévenu par visioconférence. De plus, les prévenus peuvent refuser de l’utiliser. «Il y a tout de même une certaine hypocrisie de dire que ça va finir par marcher avec l’administration pénitentiaire. Tant qu’il n’y aura pas plus de moyen et une plus grande souplesse, ça ne fonctionnera pas», reprend la syndicaliste.

Un agacement généralisé et une situation critique. Preuve en est ce rapport d’inspection commandé en mai dernier qui doit dresser le bilan des extractions en France et dont les conclusions doivent arriver la semaine prochaine.http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/10/05/01016-20161005ARTFIG00158-extraction-de-detenus-vers-les-tribunaux-de-plus-en-plus-de-remises-en-liberte-faute-d-effectifs.php#xtor=AL-202

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