Manif interdite à Calais : 5 policiers et un photographe blessés dans des heurts

Manif interdite à Calais : 5 policiers et un photographe blessés dans des heurts

a manifestation avait été interdite. Des heurts ont pourtant éclaté samedi aux abords de la «Jungle» de Calais entre des forces de l’ordre et des migrants appuyés par des militants d’ultra-gauche, faisant cinq blessés légers chez les policiers, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais. Un photographe de l’AFP a également été blessé. La situation s’est finalement apaisée vers 19 heures. Bernard Cazeneuve a «condamné avec la plus grande fermeté les violences commises par des activistes».

 

Ces échauffourées sont intervenues alors que la préfecture avait interdit en milieu de semaine une manifestation de soutien aux migrants, prévue samedi et qui devait partir de la «Jungle» pour atteindre le centre de la cité portuaire. Saisi en référé, le tribunal administratif de Lille avait validé cette interdiction vendredi soir.

 

Un photographe de l’AFP blessé

«Vers 15h40, 200 personnes, essentiellement des No borders et des migrants, se sont rassemblés devant les CRS. Comme le rassemblement était interdit, il a été procédé aux sommations d’usage et les CRS ont repoussé les migrants sur la bande des 100 m (qui avait été entièrement démantelée début 2016, NDLR), à l’intérieur même du camp», a expliqué Étienne Desplanques, directeur de cabinet de la préfète du Pas-de-Calais. Des CRS ont ensuite fait usage de gaz lacrymogènes et ont utilisé un engin lanceur d’eau.

 

VIDEO. Heurts près de la Jungle de Calais, des CRS légèrement blessés

 

Au cours de ces heurts, un photographe de l’AFP a été légèrement blessé, atteint par «un caillou gros comme une pomme», a-t-il dit, qui lui a entaillé le cuir chevelu. Son confrère de l’agence Reuters a vu le pare-brise de son véhicule voler en éclats. Ces échauffourées se poursuivaient vers 17h30. Il était impossible d’entrer et de sortir du camp de migrants au niveau de l’accès principal.

 

Un peu plus loin, des manifestants lançaient des projectiles sur des camions empruntant la rocade portuaire, et un véhicule de police a été endommagé, selon ce témoin, qui a entendu des appels radio de policiers demandant des renforts. Sur la zone d’activiités Marcel-Doret, à quelques centaines de mètres de là, des migrants tentaient de débrancher les fils de batteries de plusieurs camions, selon une source policière.

 

Selon un journaliste présent sur place, plusieurs manifestants ont également été blessés. http://www.leparisien.fr/faits-divers/manif-interdite-a-calais-situation-tendue-sur-place-quatre-bus-bloques-01-10-2016-6167283.php

 

 

Plusieurs blessés chez les manifestants dont un bras cassé par un tir tendu

 

 

 

 

manif interdite des migrants et solidaires bloquée par les CRS à l’entrée de la Jungle

 

 

 

Par ailleurs, des bus en direction de Calais ont été bloqués dans l’après-midi. «Quatre bus partis ce matin de la porte de la Chapelle ont fait font l’objet d’un contrôle d’identité sur le péage de Setques. Il s’agit de militants d’ultra-gauche parisiens et de migrants en provenance de Paris», a également confirmé Étienne Desplanques, le directeur de cabinet de la préfète du Pas-de-Calais.

 

Philippe Poutou (NPA) présent dans un bus bloqué

«Le 23 janvier, ce collectif (de la Coalition internationale des sans-papiers et migrants CISPM, ndlr) avait été à l’origine d’une manifestation qui s’était traduite par l’envahissement du port de Calais par un groupe de 200 migrants et par la pénétration d’environ 80 sur le « Spirit of Britain »», a-t-il rappelé Etienne Desplanques.

 

Une porte-parole du CISPM présente dans un des autocars, qui n’a pas souhaité donner son identité, a indiqué que les quatre autocars avaient été bloqués environ deux heures et avaient été contraints de faire demi-tour et de retourner vers Paris.

 

«Vers 16h30, après avoir été bloqué pendant plus de deux heures, on a dû rebrousser chemin et on est escorté par les gendarmes. Nous condamnons cette entrave à la liberté de circulation», a dit cette représentante du collectif. Ce blocage a également été dénoncé par le Nouveau parti anticapitaliste : «Le NPA, présent dans les autocars actuellement bloqués et sur place à Calais avec son candidat à la présidentielle Philippe Poutou, exige l’arrêt de ce blocage mis en oeuvre par le procureur, c’est-à-dire l’État. La solidarité ne peut pas être stoppée !», a-t-il indiqué dans un communiqué diffusé dans l’après-midi.

  Leparisien.fr avec AFP

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