France-10% des électeurs de gauche prêts à voter à la primaire de droite

MOBILISATION GÉNÉRALE TOUS POUR SARKOZY ………….C EST LE LEADER QU IL FAUT POUR LA FRANCE .

France-10% des électeurs de gauche prêts à voter à la primaire de droite

    * Entre 9% et 15% d'intentions de vote 
    * Un vote avant tout "contre" Nicolas Sarkozy 
    * Les candidats à la primaire n'y croient guère 
 
    par Sophie Louet 
    PARIS, 26 septembre (Reuters) - Quelque 10% des électeurs de 
gauche seraient prêts à participer à la primaire de la droite 
pour faire barrage à Nicolas Sarkozy, un mouvement difficilement 
quantifiable qui favoriserait l'ancien Premier ministre Alain 
Juppé. 
    Selon une enquête du Centre de recherches politiques de 
Sciences Po (Cevipof) réalisée par Ipsos-Sopra Steria, sur plus 
de 1.000 personnes certaines d'aller voter au scrutin des 20 et 
27 novembre, 9% se disent proches d'un parti de gauche et 
majoritairement enclines à désigner Alain Juppé. 
    Dans une précédente étude, l'Ifop anticipait la 
participation de 10% à 15% d'électeurs marqués à gauche. 
    "Primaire de droite : 2 euros pour se débarrasser 
définitivement de Sarkozy, c'est pas cher...Allons tous voter!", 
peut-on lire sur le compte Twitter "La Gauche avec Juppé", créé 
pour inviter "tous les électeurs de gauche et du centre à aller 
voter massivement Alain Juppé à la primaire pour éviter un duel 
Sarkozy/Le Pen" à la présidentielle de 2017. 
    Le compte, très actif, comptait 4.127 abonnés lundi à la 
mi-journée. 
    Face à des sondages qui pronostiquent la qualification 
systématique de la présidente du Front national, Marine Le Pen, 
pour le second tour de la présidentielle et face aux scores 
incertains du candidat de gauche au premier tour, les électeurs 
de gauche anticiperaient une forme de front républicain dont 
Alain Juppé serait l'incarnation pour éviter un nouveau 21 avril 
2002, lorsque Jean-Marie Le Pen a accédé au second tour. 
    "On pourrait penser que Nicolas Sarkozy serait un meilleur 
candidat pour laisser une chance à la gauche. Mais ces électeurs 
ne sont pas des cyniques, ils affichent une préférence sincère", 
relève dans Libération le directeur du Cevipof, Martial 
Foucault. 
    Jusqu'à signer la Charte de l'alternance ainsi rédigée : "Je 
partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et 
je m'engage pour l'alternance afin de réussir le redressement de 
la France. 
    Alain Juppé, favori de la primaire depuis son entrée en lice 
en août 2014, est perçu dans les enquêtes d'opinion comme 
"modéré", "rassembleur", plus "consensuel" que son rival Nicolas 
Sarkozy, accusé par la gauche d'une dérive droitière à la Donald 
Trump. 
     
    "ON N'A PAS BESOIN DES ÉLECTEURS DE GAUCHE" 
    "Voter Juppé à la primaire est actuellement la seule 
solution pour éviter de se retrouver avec deux candidats 
populistes à la présidentielle", peut-on lire encore sur le 
compte "La gauche avec Juppé". 
    Selon l'enquête du Cevipof publiée dans Le Monde daté du 27 
septembre, Nicolas Sarkozy se rapproche d'Alain Juppé dans les 
intentions de vote pour le premier tour de la primaire (33% 
contre 37% au maire de Bordeaux) mais reste nettement devancé au 
second (44% contre 56%). 
    Les états-majors des principaux candidats de la primaire se 
montrent circonspects sur l'émergence d'un vote de gauche à la 
primaire et n'envisagent qu'une influence marginale, comme ce 
fut pour le vote présumé de droite lors de la primaire 
socialiste de 2011. 
    "Nicolas Sarkozy est en train de reconstituer une partie de 
l'électorat que nous lui avons pris (...) mais on n'a pas besoin 
des électeurs de gauche pour gagner la primaire", commente 
Gilles Boyer, directeur de campagne d'Alain Juppé. 
    "La stratégie politique qu'il a choisie fait qu'il y a de 
plus en plus de gens qui ne veulent pas qu'il revienne. Si la 
perspective de le voir gagner se précise, ça va mobiliser 
beaucoup de gens pour éviter ça", ajoute-t-il. 
    François Baroin, dont Nicolas Sarkozy a réaffirmé lundi sur 
Europe 1 qu'il en ferait son Premier ministre s'il était élu en 
2017, dit ne pas croire à une mobilisation de l'électorat de 
gauche contre l'ancien président. 
    "J'ai du mal à imaginer des hordes de socialistes, qui 
d'ailleurs ne sont plus si nombreuses, à sortir de leur 
permanence pour aller traficoter un scrutin qui en réalité ne 
les concerne pas", a déclaré le maire de Troyes dimanche sur BFM 
TV. 
    Pour Laurent Bigorgne, directeur de l'Institut Montaigne, ce 
"phénomène marginal" ne pourra peser sur le vote. 
    "Les différents sondeurs (...) nous ont tous dit que ces 
mécanismes de 'squat' d'une primaire par des gens du camp d'en 
face en réalité n'existaient pas", a-t-il expliqué lundi à 
Reuters. 
 
 (Avec Ingrid Melander et Emmanuel Jarry, édité par Yves 
Clarisse) 

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