POUR UN ETAT HUMBLE !!!

POUR UN ETAT HUMBLE !!!

Par Eric Brunet

Dans sa grande suffisance, l’État a multiplié les investissements approximatifs : les lignes de TGV Lyon-Turin, Poitiers-Limoges et Bordeaux-Hendaye, le canal Seine-Nord Europe, Iter, le laser mégajoule, le missile M51, équipant nos sous-marins lanceurs d’engins, le nouveau ministère de la Défense à Balard, beaucoup trop grand, le réacteur nucléaire EPR… et bien sûr les carrefours giratoires. Il en existe 30 000 en France, soit six fois plus qu’en Allemagne. Selon le banquier Matthieu Pigasse, cette folie coûterait entre 4 et 6 milliards d’euros par an aux contribuables français. Moins anecdotiques : les dizaines de milliards engloutis dans le renouvellement urbain sous Chirac…

Ces politiques publiques nous ruinent. Après la crise de 2008, Nicolas Sarkozy créa un fonds public d’investissement qui développa 71 “pôles de compétitivité”. Il lança un grand emprunt pour financer les “investissements d’avenir”. Franchement, qui croit encore que les politiques sont les mieux placés pour décider des bonnes stratégies économiques ? Alain Mathieu, de Contribuables associés, s’interroge : « Quel ministre, ancien fonctionnaire pouvait imaginer que des produits jetables très bon marché auraient un avenir dans notre pays ? Et pourtant, Bic est un grand succès mondial. »

Souvenons-nous du carrossier Heuliez dans les Deux-Sèvres. Ségolène Royal promit, en pleine campagne régionale en 2010, de redresser l’entreprise et de lancer la production des voitures électriques. La société, Mia, vit entrer dans son capital la région Poitou-Charentes, fait inédit pour une collectivité. Hélas, le marché de la voiture électrique était moribond. Mia fut liquidée en 2014. Qu’importe, Ségolène Royal créa une société d’économie mixte pour sauver les derniers actifs de l’entreprise. Elle injecta 1 million d’euros, en pure perte. Au total, la région Poitou-Charentes dépensa environ 20 millions d’euros dans la filière de la voiture électrique. En pure perte.

La morgue des politiques ne connaît pas de limites. Autre exemple mis en avant par Alain Mathieu : « Nos hypermarchés ont essaimé dans le monde entier. Nos hommes politiques, sensibles aux plaintes des petits commerçants qui subissaient cette concurrence, ont tout fait pour freiner leur développement. Les lois Royer puis Raffarin ont créé des “commissions d’urbanisme commercial” qui décidaient des permis de construire des hypermarchés. Résultat, les hypermarchés déjà créés ont été protégés de nouveaux concurrents et ont pu accroître leurs marges, ce qui a ouvert des opportunités à de petites surfaces performantes venues d’Allemagne, le “hard-discount” : les Aldi et autres Lidl doivent une partie de leur succès en France à nos hommes politiques. » Nos élus doivent apprendre l’humilité.

http://www.valeursactuelles.com/pour-un-etat-humble-65045

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