Procès Cahuzac : « On était conscient de l’illégalité », dit l’ex-épouse du ministre

Procès Cahuzac : « On était conscient de l’illégalité », dit l’ex-épouse du ministre

Patricia Cahuzac, elle aussi poursuivie pour fraude fiscale et blanchiment, accable à la barre l’ancien ministre du Budget.

L’ex-épouse de Jérôme Cahuzac, jugée comme l’ancien ministre du Budget pour fraude fiscale et blanchiment, a affirmé lundi au tribunal que le couple de médecins était « conscient de l’illégalité » de ses pratiques fiscales. À la barre, elle se tient droite, les mains jointes, chignon blond, chemisier blanc et jupe noire, son uniforme depuis le début du procès.

Patricia est la seule personne parmi les prévenus à avoir été entendue sous le régime de la garde à vue, précise le président

Elle décrit cette période où sa vie a basculé : dermatologue à la maison, avec trois enfants, elle devient en 1996 spécialiste de l’implant capillaire à la clinique du docteur Pierre Pouteaux, chez qui opère déjà depuis six ans Jérôme Cahuzac. Mais le jeune chirurgien « s’ennuie horriblement », veut se consacrer à la politique et prépare les législatives, qu’il remportera en 1997.

« Mon mari était au courant »

« À la clinique, j’apprends la possibilité de déposer des chèques de patients anglais à l’île de Man. C’est le Dr Pouteaux qui nous donne ses secrets » avant de partir à la retraite, relate-t-elle. Les époux en discutent et décident à leur tour d’envoyer les chèques à l’île de Man, via une société créée en janvier 1997 à Londres (Ellendale), sur un compte ouvert en mars à la Royal Bank of Scotland.

« De même que je savais qu’il y avait un compte en Suisse – sur lequel j’avais procuration –, le compte à Man était pour nous deux, à nos deux noms », dit-elle. Elle ira « environ trois fois pas an » à Londres pour retirer du liquide, « 8 000 à 9 000 euros », souvent le week-end. « Mon mari était au courant puisqu’il fallait bien garder les enfants quand je partais. »

Patricia ex- allait chercher 8 à 9000 €/an en Angleterre à l’occasion de voyages divers. « Jms touché 1 bistouri en dehors de Paris »

En 2007, c’est une femme blessée qui décide d’ouvrir un compte en Suisse, à laBNP, « à l’insu » de son mari : « J’avais découvert que mon mari me mentait. Il n’y avait plus rien de solide dans mon couple. »

La filiale suisse de la banque française lui signifie en 2010 qu’elle est devenuepersona non grata du fait des responsabilités politiques de son mari, qui, cette année-là, devient président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Les avoirs suisses de madame sont alors transférés à la banque genevoise Gonet. En 2011, un second compte est ouvert chez Gonet, pour gérer les avoirs anglais et suisses. Des avoirs estimés globalement à plus de 2,5 millions d’euros, qui ont notamment servi à acheter des appartements aux enfants à Londres.

 http://www.lepoint.fr/justice/proces-cahuzac-on-etait-conscient-de-l-illegalite-dit-l-ex-epouse-du-ministre-12-09-2016-2067880_2386.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1473692321

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