Quand Human Bomb déclarait : « Ceci est une prise d’otages »

LE COURAGE D UN GRAND   PRESIDENT DÉJÀ TRÈS JEUNE .

Quand Human Bomb déclarait : « Ceci est une prise d’otages »

VIDEOS. Il y a 20 ans, un homme ceinturé de dynamite prenait en otage les élèves d’une école maternelle de Neuilly-sur-Seine pendant 46 heures. Retour en images.

Retour sur la spectaculaire prise d’otage d’une classe d’enfants à Neuilly-sur-Seine, il y a 20 ans jour pour jour.

Jeudi 13 mai 1993. Une vingtaine d’enfants âgés de 3 à 4 ans préparent la fête des mères avec leur institutrice dans l’école maternelle Charcot à Neuilly-sur-Seine, banlieue huppée des Hauts-de-Seine et fief du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua. Armé d’un revolver et d’explosifs, un homme au visage masqué par une cagoule fait irruption dans la salle de classe.

« Je ne serai pas pris vivant »

« Ceci est une prise d’otages, évitez la tragédie », prévient le ravisseur dans un texte de 8 pages remis aux autorités. Il a disposé 21 bâtons de dynamite dans la classe et sur lui-même, et réclame 100 millions de francs (15 millions d’euros) et une voiture pour s’enfuir. « Je ne serai pas pris vivant », avertit celui qui signe « HB » pour « Human Bomb ».

Dans la matinée, les policiers du Raid entourent le groupe scolaire. Place Beauveau, une cellule de crise est mise en place. Nicolas Sarkozy, maire de Neuilly, ministre du Budget et bras droit du Premier ministre de cohabitation Edouard Balladur, décide de prendre les choses en main. Il va mener les négociations avec le patron du Raid dès le début d’après-midi, pour tenter de faire libérer les enfants. En fin de journée, 14 élèves ont déjà été relâchés, mais 6 fillettes vont passer la nuit dans la salle de classe avec leur institutrice.

Trois balles dans la tête

Vendredi 14 mai, les négociations s’enlisent. Le preneur d’otages refuse de libérer les derniers enfants. Il n’a pas fermé l’oeil depuis plus de 30 heures et montre des signes de nervosité. « On est en train de préparer mon assassinat », affirme-t-il au procureur.

« HB » demande qu’on ne le « dérange plus jusqu’au matin ». Les forces de l’ordre ont introduit des micros dans la classe, qui confirment que les enfants sont bien traités. Pour l’institutrice et les derniers otages, c’est la deuxième nuit dans l’école.

A l’aube, samedi 15 mai, les hommes du Raid interviennent, profitant d’un moment d’assoupissement du ravisseur. « Human Bomb » est abattu de trois balles dans la tête. Après 46 heures de séquestration, les enfants et leur maîtresse sortent enfin de l’école sains et saufs.

« Mort, je le suis »

« La vie est belle. Le visage de ces 21 gosses qui sont tous sortis en pleine forme, je suis heureux, voilà. » : soulagé,Nicolas Sarkozy commente le dénouement de la prise d’otage. « Ca faisait maintenant près de 18 heures qu’on n’arrivait plus à sortir un enfant (…) Il ne voulait plus rien entendre, on a tout essayé. J’ai été chercher l’argent (…) moi il ne voulait plus me voir, il ne voulait plus me parler, il disait que je l’avais trahi, donc le procureur a négocié. »

L’identité du preneur d’otages ne sera dévoilée qu’après sa mort. Derrière la cagoule de « Human Bomb » (« Bombe humaine », en anglais) se cache Erick Schmitt, informaticien au chômage et dépressif. Ce pied-noir de 42 ans, né en Algérie, avait griffonné sur un papier peu avant de mourir : « Mort je le suis, il fallait l’être, je m’y suis préparé ».

E.B. (avec AFP)                http://tempsreel.nouvelobs.com/video/20130513.OBS8837/quand-human-bomb-declarait-ceci-est-une-prise-d-otages.html

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