Le procureur saisi de l’affaire du vol des montres de l’Élysée

Le procureur saisi de l’affaire du vol des montres de l’Élysée

INFO LE POINT.FR. Interrogé depuis 9 mois par le juge Roger Le Loire du pôle financier, l’Élysée a enfin répondu aux réquisitions judiciaires.

C’est désormais officiel, les collaborateurs de François Hollande ne retrouvent plus les deux montres de luxe laissées par Damien Loras, un des conseillers diplomatiques de Nicolas Sarkozy, dans un coffre du Palais au moment de l’alternance en mai 2012. C’est la réponse que Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, a fait parvenir au juge Roger Le Loire, du pôle financier du TGI de Paris, qui enquête sur le « kazakhgate ».

Alerté par l’enquête du Point , alors que l’Élysée n’avait toujours pas répondu à la justice malgré une relance en mai dernier, François Hollande s’est empressé, lundi dernier en fin de journée, de saisir Ariane Amson, sa conseillère justice et ancienne substitut au Parquet national financier – spécialisé dans les affaires politico-financières –, afin qu’elle rédige la missive officielle de l’Élysée à destination du juge financier.

Quand Gaspard Gantzer assurait qu’elles étaient en possession de l’Élysée

Dans le même temps, le cabinet a saisi le procureur de la République François Molins, au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale qui oblige tout fonctionnaire à dénoncer à l’autorité judiciaire un crime ou un délit dont il est le témoin. L’enquête a été confiée au 36 Quai des Orfèvres, le siège de la police judiciaire de Paris.

Depuis novembre 2015, le magistrat réclamait ces toquantes comme preuve de bonne foi de Loras, lequel niait son implication dans l’affaire de corruption présumée liée à la vente d’hélicoptères militaires au Kazakhstan. Certains protagonistes prétendaient que le conseiller diplomatique avait pu faciliter l’accès au bureau de Nicolas Sarkozy à Patokh Chodiev – un homme d’affaires ouzbeko-belge proche du président kazakh – contre deux montres de luxe estimées à 44 000 euros chacune. Entendu à deux reprises cet été, Damien Loras n’a pas été mis en examen.

Pour sa défense, il disposait d’un mail de Gaspard Gantzer, le chef du pôle communication de l’Élysée, qui confirmait la présence des deux modèles sertis en or en mai 2012, lesquels, précisait-il, avaient été transférés de la cellule diplomatique à la salle des cadeaux présidentiels, située dans une annexe de l’Élysée. Interrogé par la presse, le même Gantzer en 2014 affirmait notamment à L’Express que les montres en question étaient bien en possession de l’Élysée. Une illustration de ce que dit François Hollande à propos des journalistes dans le livre Conversations privées avec le président, à savoir qu’« il oriente les journalistes même avec une info bidon ».  http://www.lepoint.fr/politique/le-procureur-saisi-de-l-affaire-du-vol-des-montres-de-l-elysee-06-09-2016-2066334_20.php

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