Pour Hollande, la famille, c’est l’ennemi !

holfam
La tempête souffle et l’esquif gouvernemental est désemparé. Si l’on passe en revue les décisions prises et les actions entreprises jusqu’à leur terme, le seul fil conducteur qui subsiste, c’est une attitude systématiquement hostile à la famille. La curieuse situation du « couple » élyséen qui installe dans les faits ce qui n’a, au plan politique, aucun degré de légitimité, affiche le même mépris pour la famille traditionnelle.

L’hypocrisie de François Mitterrand était, à cet égard, un hommage du vice à la vertu. Si quelqu’un invoque l’évolution des modes pour justifier l’étrangeté actuelle, on pourra répondre que la mode d’une prétendue « première dame » peut aussi se démoder. Quand on veut résumer le bilan de 18 mois de pouvoir et chercher une réforme d’importance, là encore, on tombe sur le mariage unisexe, lequel est une absurdité anthropologique qui intéresse peu de monde, mais donne aux adversaires de la famille traditionnelle la joie incommensurable d’en détruire le fondement.

La brutalité de la répression des opposants sous la responsabilité de Manuel Valls, comparée à la force déployée dans d’autres occasions, trahissait bien la morgue du pouvoir à l’encontre des défenseurs de la famille. On peut encore souligner l’arrogance du ministre de l’Éducation nationale qui prétend donner pour mission à celle-ci « d’arracher l’enfant au déterminisme familial », en inscrivant, par exemple, dans les programmes les préjugés idéologiques chers aux socialistes comme la « théorie du genre » et autres fadaises.

Mais parmi les improvisations fiscales apparemment ciblées sur les « riches », et souvent l’objet de reculades spectaculaires, une ligne antifamiliale se dessine sur laquelle le pouvoir ne revient qu’avec réticence. La France avait mis en place en 1945 une politique familiale innovante et exemplaire qui n’avait jamais été remise en cause et pouvait être invoquée pour expliquer l’exception démographique française. Sa philosophie reposait sur l’idée que cette politique n’était pas inscrite dans un souci de redistribution sociale, mais était résolument familialiste et nataliste, et jouissait à ce titre de l’autonomie.

Il n’aurait pas été absurde qu’elle bénéficiât d’une préférence nationale et fût financée par la solidarité des impôts, plutôt que par les charges pesant sur le travail. Ce second point était l’objet de la TVA sociale abandonnée, comme par hasard, par la majorité de gauche. En revanche, cette dernière détricote assez méthodiquement la spécificité de la politique familiale. L’idée constamment évoquée par nos gouvernants d’exclure de son bénéfice les ménages situés au-dessus d’un certain seuil, soit pour boucher les trous du budget, soit pour aider les plus modestes, est une trahison de l’esprit de cette politique qui voulait qu’un enfant en plus, dans un ménage disposant d’un certain niveau de ressources, ne le pénalise pas, par rapport à un foyer comparable par ses revenus mais ayant moins d’enfants à charge.

Le déficit de 2,5 milliards de la branche famille est fictif. Les comptes devraient se rééquilibrer mécaniquement entre 2016 et 2019. C’est la ponction créée arbitrairement par l’État pour financer par le biais de la CNAF les majorations de retraite des parents de trois enfants et plus qui l’a creusé. En revanche, l’abaissement du plafond du quotient familial de 2.000 à 1.500 euros va toucher 13 % des foyers fiscaux, soit 1.300.000 ménages qui appartiennent essentiellement aux classes moyennes. La suppression de l’avantage fiscal lié aux frais de scolarité a été abandonnée de justesse à l’Assemblée par une majorité aux abois et paniquée par l’impopularité gouvernementale. Certes, les mesures inscrites dans le budget pour l’année 2014 sont en deçà du plan en quatre points annoncé par le Premier ministre au printemps dernier : quotient familial, prestation d’accueil du jeune enfant, congé parental et frais de scolarité, mais la cohérence était pour une fois présente et consistait dans une réintégration de la politique familiale dans la politique sociale.

Ce gouvernement est clairement, par son idéologie, un adversaire de la famille et de la liberté qu’elle abrite.

 cet article est de 2 ou ans ans passés mais a lire   http://www.bvoltaire.fr/christianvanneste/pour-hollande-la-famille-cest-lennemi,39852

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.