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Près de 2000 mineurs radicalisés en France

INFO LE FIGARO – Selon nos informations, ce chiffre est en très nette augmentation depuis janvier dernier. Voici quelques chiffres sur la radicalisation des adolescents.

Les «lionceaux» embrigadés par l’État islamique semblent se multiplier en France, en dépit des revers militaires de l’organisation terroriste en zone irako-syrienne. Voici un bilan, daté du 15 septembre, porté à la connaissance du Figaro:

● 1954 mineurs signalés comme radicalisés en France

● 121 % de hausse par rapport au recensement de janvier dernier

● 17 adolescents morts sous la bannière de Daech dans les zones de combat en Irak et en Syrie

● 37 mises en examen dans le cadre de procédures judiciaires liées au terrorisme

● Les jeunes filles sont désormais plus nombreuses à être radicalisées que les garçons

«Les mineurs français sont devenus la cible d’une technique dite de “saturation”, décrypte un haut responsable de la lutte antiterroriste. Souvent en situation d’échec scolaire et de rupture familiale liée au divorce des parents, ces jeunes déséquilibrés sont d’abord abordés dans la rue par un copain de copain qui, plein de fausse empathie, leur donne le hashtag de la chaîne cryptée Telegram de sergents recruteurs de Daech installés en Syrie mais aussi en France.» «Une fois en lien sécurisé et sous l’emprise mentale de “gourous” comme Rachid Kassim ou encore Omar Omsen, auteur de nombreuses vidéos de propagande à l’attention des adolescents, ils sont pilonnés par une centaine de messages par jour», témoigne ce spécialiste.

Comment ces adolescents sont-ils recrutés? Pourquoi les jeunes filles sont-elles plus facilement embrigadées? Que va-t-il se passer pour les enfants qui se trouvent sur les zones de combat? Éléments de réponse:

LIRELes mineurs au cœur de la stratégie de Daech

Pour le psychanalyste Patrick Amoyel, fondateur de l’association niçoise Entr’autres, qui aide des familles de jeunes djihadistes et forme des personnels de l’État à la lutte contre la radicalisation, les adolescents sont des cibles de choix.

LIREINTERVIEW – Terrorisme: «L’âge n’est pas une limite au passage à l’acte»

Depuis quelques temps, Daech recrute moins les adolescents via les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook. Découvrez pourquoi:

LIRE – Sur les réseaux sociaux, Daech se fait plus discret         http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/22/01016-20160922ARTFIG00327-pres-de-2000-mineurs-radicalises-en-france.php

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«Homme d’Etat mondial» : le prix obtenu par François Hollande fait mourir de rire la twittosphère

Gros lol cravate de travers , costumes toujours trop longs trop fripés , braguette parfois ouverte , casque sur la tête  se rendant rue du cirque , ah oui il y a de quoi mourir de rire.

«Homme d’Etat mondial» : le prix obtenu par François Hollande fait mourir de rire la twittosphère

Une fondation privée promouvant la paix et la tolérance dans le monde a décerné au président de la République française le prix d’«Homme d’Etat mondial» de l’année 2016… Les internautes s’en sont donnés à cœur joie.

Après notamment Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, c’est François Hollande que «The Appeal of Conscience» – une association œuvrant «au nom de la liberté religieuse et des droits de l’Homme partout dans le monde» – a choisi cette année d’honorer de son prix d’«Homme d’Etat mondial».

Le président français, qui reçoit lundi 19 septembre sa distinction lors d’un dîner officiel à New York, a retenu l’attention de la fondation pour «son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté dans un moment d’attaques terroristes et pour sa contribution à la stabilité et la sécurité mondiales».

La nomination de François Hollande, et les raisons invoquées par l’association pour expliquer son choix, ont laissé perplexes – ou hilares – de très nombreux internautes. Certains usagers de Twitter se sont indignés de voir le bilan du chef d’Etat socialiste salué de la sorte.

Tas de chômeurs, tas de cadavres, tas de migrants…Oui, Hollande mérite mille fois son prix d’homme des tas 2016 !

Homme d’état de l’année mais on donne vraiment tout et n’importe quoi à n’importe qui ! @fhollande a surtout la palme du menteur

D’autres ont surtout trouvé matière à rire de cette remise de prix.

Après « homme d’État de l’année » a été désigné 2016 devant et
Quel phénomène !!

va recevoir le prix: Homme d’État mondial de l’année 😂
Donnez un prix à la personne qui va lui donner pour « la blague de l’année »

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JulienLepers: » Ha oui, ha oui, ha Ouiiiiiiii ! à reçu le prix du meilleur chef d’État 2016 !  »
On a le swag… ou pas ! 😂😂😂

Du côté des politiques, enfin, la description de François Hollande en «Homme d’Etat mondial» a fait s’étrangler le député Les Républicains (LR) Thierry Mariani et a suscité les sarcasmes du président de l’Union Populaire Républicaine (UPR), François Asselineau.

https://francais.rt.com/france/26562-homme-detat-mondial–prix

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Quand la compagne de Fabius avait la mainmise sur le Quai d’Orsay

ET OUI ARTICLE DU 11 AVRIL 2016

Quand la compagne de Fabius avait la mainmise sur le Quai d’Orsay

Dans « La Face cachée du Quai d’Orsay », le journaliste Vincent Jauvert révèle les coulisses du temple de ce qu’il qualifie de « nomenklatura française  ».

Trafics, détournements, tricheries… La Face cachée du Quai d’Orsay, enquête sur un ministère à la dérive regorge de petites histoires et de grands scandales qui se sont joués sous le ministère de Laurent Fabius, aujourd’hui à la tête du Conseil constitutionnel. L’Obs en a publié les bonnes feuilles sur son site internet. Le livre commence par l’histoire d’un scandale étouffé. Au cœur de ce scandale, on retrouve l’ambassadeur de France à Madrid, Bruno Delaye.

Celui-ci est accusé de se faire rémunérer la location de l’ambassade à Madrid. Le détournement de fonds pourrait avoir atteint 91 000 euros. « Pendant des décennies, le Quai d’Orsay a totalement fermé les yeux sur les petits arrangements avec les frais de représentation alloués aux ambassadeurs, qui atteignent aujourd’hui entre 10  000 et 200  000 euros par an », relève le journaliste Vincent Jauvert.

Le choix des nominations

On découvre aussi le rôle particulièrement important joué par Marie-France Marchand-Baylet, la compagne de Laurent Fabius. Si l’on en croit le livre, elle aurait mené à la baguette les attachés de presse du ministre des Affaires étrangères. Elle serait par ailleurs régulièrement intervenue à propos des nominations au sein du ministère de son mari. Ainsi, la nomination d’une diplomate aurait été retoquée… après un rendez-vous conflictuel avec Marie-France Marchand-Baylet. Une simple « mésentente entre femmes », aurait alors tenté de minimiser Laurent Fabius.

C’est elle, également, qui serait à l’origine de la restauration du château oublié de La Celle-Saint-Cloud (résidence officielle des patrons du Quai d’Orsay). La vie au Quai d’Orsay serait d’ailleurs tellement difficile qu’un ambassadeur resté anonyme a déclaré à l’auteur : « Je n’en peux plus du Quai, de sa bureaucratie, de ses ministres fous. Je reste ici le temps de trouver un bon job dans le privé. »

DROIT DE RÉPONSE DE BRUNO DELAYE

Le site Le Point.fr a publié, ce 8 avril, sous le titre « Quand la compagne de Fabius avait la mainmise sur le Quai d’Orsay », un article où l’on prétend que j’aurais détourné des fonds pour une somme atteignant quatre-vingt-onze mille euros, en me faisant rémunérer la location de l’Ambassade de France à Madrid. J’oppose le plus formel démenti à cette accusation qui me fait passer pour un homme malhonnête mêlé à un scandale. Je n’ai jamais détourné le moindre centime de l’argent public que j’ai pu avoir à gérer dans mes fonctions successives au cours des quarante années passées au service de la République. Le blâme auquel il est fait allusion n’est d’aucune manière en rapport avec une quelconque malhonnêteté ni avec un quelconque détournement. Il est la simple conséquence, après enquête, du non-respect de procédures administratives relatives à la mise à disposition des locaux de l’Ambassade au bénéfice d’entreprises françaises. Je n’ai rien à me reprocher sur le plan de l’intégrité et je vous demande de porter cette réponse à la connaissance de vos lecteurs.  http://www.lepoint.fr/politique/quand-madame-fabius-avait-la-mainmise-sur-le-quai-d-orsay-07-04-2016-2030777_20.php#xtor=CS2-239

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Accusé de discrimination, le maire FN de Beaucaire jugé à Nîmes

Accusé de discrimination, le maire FN de Beaucaire jugé à Nîmes

LE SCAN POLITIQUE – Ils reprochent à Julien Sanchez d’avoir pris des «mesures discriminatoires» en interdisant l’ouverture de magasins la nuit. L’élu se défend de tout racisme.

Le Tribunal correctionnel de Nîmes juge ce jeudi le maire Front national de Beaucaire, Julien Sanchez, attaqué pour «mesures discriminatoires» par plusieurs commerçants de sa ville. En juin 2015, en plein Ramadan, l’édile de cette petite ville du Gard (16.000 habitants) avait pris plusieurs arrêtés municipaux imposant la fermeture des commerces la nuit. L’arrêté du 16 juin interdit ainsi «l’exercice professionnel de toutes les épiceries, primeurs, et commerces de distribution de 23 h à 8 h» dans un périmètre délimité du centre-ville». Un autre, en date du 17 juin 2015, interdit «à tous les commerces» de travailler de 23 h à 5 h dans deux rues de la ville.

Six commerçants musulmans ont attaqué ces arrêtés en justice pour «entrave à l’exercice économique par dépositaire de l’autorité publique à raison de l’origine, l’ethnie ou la nationalité». Abdallah Zekri, président de l’Observatoire des actes islamophobes du Conseil français du culte musulman, s’est porté partie civile. «Les mesures prises par ce maire visent à asphyxier l’activité économique de ces commerçants, en raison de leur appartenance à la religion musulmane», affirmait-il dans un communiqué. «Les troubles de voisinage évoqués n’existent pas» assurait pour sa part Khadija Aouaida, l’avocate des plaignants, à Midi Libre, persuadée qu’il s’agit d’un moyen détourné de nuire aux commerces musulmans. «Le fondement de ces arrêtés est nécessairement ailleurs. Ces arrêtés ne visent que des commerçants d’origine maghrébine et de religion musulmane.»

«Je ne vois pas le rapport entre la religion et les nuisances nocturnes»

En janvier dernier, le tribunal avait estimé de pas avoir assez d’éléments tangiblespour trancher et avait mandaté le SRPJ de Montpellier pour enquêter sur la réalité des nuisances sonores. Un complément d’enquête que n’avait pas apprécié Julien Sanchez. Dans une vidéo postée mardi sur les réseaux sociaux, le maire se défend de tout racisme. Dans cette séquence entrecoupée de vues aériennes de la ville, l’élu se pose en défenseur du patrimoine historique de Beaucaire et de la tranquillité de ses habitants. Il dénonce ces «commerçants irrespectueux et leurs clients mal élevés, se croyant peut-être seuls au monde [qui] avaient pris l’habitude de rester dehors, devant les commerces, à beugler jusqu’à 1h ou 2h du matin». Le maire se justifie en arguant que ce ne sont pas seulement les commerces musulmans qui sont concernés «Je ne vois pas le rapport entre la religion et les nuisances nocturnes», assure-t-il. «Cet été, un habitant a donné raison à mes analyses. Excédé par les nuisances répétées du fait de l’ouverture de ces commerces, qui se sentent protégés par la préfecture qui n’envoie jamais personne, cet habitant a tiré sur deux jeunes.», explique l’élu. Ivre, l’homme a blessé ses cibles. Tout en qualifiant cet acte d’«inexcusable», le maire s’en sert pour justifier ses mesures, s’appuyant également sur une pétition qui aurait, selon lui, réuni 2700 signatures d’habitants.

Le tribunal correctionnel statuera à 14h. En attendant, Julien Sanchez aura réussi l’exploit de mettre d’accord Florian Philippot et Robert Ménard qui ont tous deux envoyé un message de soutien sur Twitter à l’accusé.

Refuser les nuisances sonores serait « islamophobe » selon des assocs ? Se rendent-elles compte de l’amalgame qu’elles créent ?…

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Si Ankara franchit la ligne rouge en Syrie, c’est la «guerre mondiale»

Si Ankara franchit la ligne rouge en Syrie, c’est la «guerre mondiale»

L’évolution de l’opération terrestre turque en Syrie augmente le risque d’une troisième guerre mondiale, d’après un expert syrien d’origine turque.

Si les troupes turques franchissent la « ligne rouge » reliant Alep à Idlib au nord de la province syrienne de Lattaquié, elles provoqueront une troisième guerre mondiale, a déclaré à Sputnik Mehmet Yuva, analyste politique syrien et professeur à l’Université de Damas. « La Russie insiste toujours sur le fait que l’armée gouvernementale syrienne doit contrôler la ligne reliant Alep et Idlib au nord de Lattaquié. C’est la ligne rouge pour la Russie. Si les troupes turques franchissent cette ligne, cela risque de changer radicalement la situation dans la région (…) et de provoquer des hostilités entre les forces étrangères en Syrie, ce qui signifie une nouvelle guerre mondiale », a indiqué M. Yuva. © AFP 2016 AHMAD AL-RUBAYE Quelles sont les motivations des USA et de la Turquie en Syrie? L’analyste a rappelé que Moscou ne s’était pas opposé au lancement de l’opération turque « Bouclier de l’Euphrate » en Syrie, mais qu’il était préoccupé par le refus d’Ankara de dialoguer avec les autorités syriennes. « Si Ankara souhaite créer une zone de sécurité à la frontière et (…) neutraliser le groupe État islamique (Daech) dans la région, il doit nouer un dialogue avec les autres acteurs et bien sûr avec le gouvernement syrien. Or la Turquie ne s’est toujours pas montrée prête à établir des contacts avec les autorités syriennes en vue de régler la crise dans le pays. Cela préoccupe sérieusement la Russie et l’Iran qui espéraient qu’Ankara œuvrerait en faveur d’un dialogue direct avec Damas », a ajouté M. Yuva. © FLICKR/ EXPERT INFANTRY En Syrie, la Turquie sauve des soldats d’élite US de Daech L’opération « Bouclier de l’Euphrate » se déroule avec la participation de l’Armée syrienne libre (ASL). « Tout le monde sait ce que représente l’ASL et qui en fait partie. Il y a également eu des informations selon lesquelles le groupe Ahrar al-Sham envisage aussi de rejoindre l’opération. On se demande si la Turquie compte lancer une offensive près d’Alep », a poursuivi l’expert. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a récemment annoncé, lors de la 71e session de l’Assemblée générale de l’Onu à New York, que la Turquie poursuivrait son opération en Syrie.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201609221027880970-turquie-syrie-russie-guerre-mondiale/

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201609221027880970-turquie-syrie-russie-guerre-mondiale/

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Allemagne: Berlin défie Merkel

Allemagne: Berlin défie Merkel

Les bobos se gauchisent et le populo se droitise

Pour une fois, saluons les instituts de sondage : à Berlin, leurs prévisions se sont révélées fiables, à un niveau de précision rarement égalée dans des élections locales, plus difficiles naguère à cerner que les grands scrutins nationaux, en raison de la faible taille de la population concernée (4,4 millions d’habitants et 2,5 millions d’électeurs). À moins de deux points près, le résultat final1 coïncide avec les chiffres des instituts de sondage, une performance remarquable, surtout si l’on considère que l’AfD, (Allianz für Deutschland), le parti dit populiste, participait pour la première fois à ce renouvellement du Sénat de Berlin, parlement du Land englobant le territoire et la population de la capitale de l’Allemagne réunifiée.

Un referendum local anti-Merkel

Pas de surprise, donc, mais une confirmation de la tendance observée lors de toutes les élections régionales et locales qui se sont tenues dans le pays depuis l’été 2015 : les partis de gouvernement, la CDU/CSU et le SPD chutent lourdement, perdant chacun près de entre 6 et 7%de leurs électeurs de 2013, alors que les formations d’opposition de gauche comme de droite, soit se maintiennent à peu près, comme les Verts (- 2,4%), soit progressent, comme Die Linke (+ 3,4%), les libéraux du FDP (+4%) ce qui leur permet de revenir au Sénat, et surtout l’AfD, qui effectue une percée en engrangeant 14,2% des suffrages dès sa première entrée en lice.

Tous les analystes politiques d’outre-Rhin s’accordent pour constater que les considérations locales ont joué un rôle mineur dans ce résultat, et que les électeurs berlinois se sont prononcés en fonction de leur appréciation de la politique menée par la chancelière Angela Merkel et son gouvernement de coalition CDU/SPD au cours de la dernière année, notamment sa politique d’ouverture face à l’afflux de migrants.

Qui aurait pu, en effet, prédire que Berlin, cette métropole du « multi-culti », de la tolérance affichée et revendiquée de toutes les différences, des quartiers branchés où se déploie la « movida » made in Germany, allait prêter une oreille complaisante au discours l’AfD ? Cette anxiété à propos du choc culturel provoqué par l’afflux massif de migrants issus de traditions étrangères à la «  Kultur », ne concernait, disait-on, que les ploucs de la Prusse et de la Saxe profonde, voire des périphéries des métropoles de l’Ouest, mais devait épargner la ville-monde ressuscitée des ses ruines de 1945 et de quatre décennies de mur infranchissable en son sein pour cause de guerre froide.

Et bien non, car on avait oublié, ou pas voulu voir que Berlin n’était pas seulement la métropole hype décrite par ceux qui la fréquentent superficiellement, comme ces jeunes français modèle Erasmus qui font la navette entre la fac et les boites branchées, ou les écrivains à la mode qui y ont établi leur résidence, ou bénéficient réguilèrement de prestations bien payées par les médias et les institutions culturelles d’outre-Rhin…

Insécurité culturelle à Berlin

Il existe aussi encore à Berlin – comme à Paris d’ailleurs – des habitants qui ont le sentiment que leur ville leur échappe, que leurs codes culturels sont malmenés par de nouveaux arrivants qui privatisent au nom des leurs des secteurs entiers de la ville,  ou d’autres qui gentryfient, version bobo, des ancien quartiers populaires, notamment dans l’ancien Berlin-est.

Ceux-là ont été sensibles aux sirènes de l’AfD, et pour certains de Die Linke, dont le bon score, y compris dans la partie ouest de la ville, démontre que ce parti n’est plus seulement le réceptacle des nostalgiques de l’ex RDA, mais séduit une fraction de la jeunesse née après la chute du Mur, donc dépourvue d’une mémoire charnelle des méfaits du socialisme réellement existant.  Pour résumer, le bobo se gauchise, et le populo se droitise. Les partis de gouvernement se maintiennent chez les vieux, les fonctionnaires, les retraités aisés, alors que les partis de contestation progressent chez les jeunes, les professions intellectuelles, les geeks : à Berlin, les Verts sont gauchistes, alors que dans le reste du pays, il ne se gênent pas à s’allier avec la droite.

La principale conséquence pratique de cette élection est la perte de majorité absolue par la coalition sortante, dirigée par le SPD en alliance avec la CDU. Arrivé en tête, le bourgmestre sortant Michael Müller (SPD), doit donc constituer une nouvelle majorité, et a fait savoir qu’il ne souhaitait pas poursuivre sa collaboration avec les chrétiens-démocrates. Cela ne lui laisse comme issue que d’inclure Die Linke dans son gouvernement (ce qui avait déjà été le cas pour son prédécesseur Klaus Wowereit). Le modèle berlinois rose-rouge-vert est-il pour autant la préfiguration d’une alternative de gauche à la coalition actuelle dans la perspective des élections au Bundestag de 2017 ? En aucune façon. Le SPD, jusque là s’est toujours refusé à transplanter sur le plan fédéral des alliances qu’il a noué, pour des raisons pragmatiques, dans les Länder de l’ex-RDA, où die Linke est encore puissant…Cela va obliger son actuel leader, Sigmar Gabriel, à peaufiner une rhétorique acrobatique lors de la prochaine campagne législative, et risque de provoquer des remous internes au SPD à l’image de ce qui se passe au sein du PS français. Il va falloir trouver un équivalent allemands au mot » frondeur »…

Merkel, certes, sort encore un peu plus affaiblie du scrutin berlinois, surtout en raison du caractère symbolique de la situation politique dans la capitale du pays, où sont concentrés la plupart des représentants des médias nationaux et étrangers. Mais n’en est-il pas de même à Paris ou à Londres, où la gauche est aux manettes ?

Alors, elle manœuvre, non sans habileté d’ailleurs. Elle a réussi à calmer la CSU bavaroise en promettant de ne plus employer, à propos de l’intégration des migrants, son slogan «  Wir schaffen das ! » (Nous y arriverons !), en espérant que les incidents de Cologne, ou pire que des attentats djihadistes ne se produiront pas avant les élections législatives. Elle a pris son parti de l’installation de l’AfD à un haut niveau dans le paysage politique allemand. Elle campe donc résolument au centre de l’échiquier politique national, prête à accueillir les Verts, et/ou le FDP au cas ou le SPD lui ferait défaut.  Elle se prépare à mener une lutte sans merci au sein de l’UE pour préserver les intérêts des épargnants allemands, gravement touchés par la politique des taux ridiculement bas imposés à la zone euro par la BCE de Mario Draghi.  Tant pis si cela met ses collègues et partenaires européens, comme Hollande et Renzi dans l’embarras, en torpillant un élément moteur de la croissance au sein de l’UE : l’Allemagne peut surmonter facilement une hausse des taux de crédits, elle a des réserves pour rembourser sa dette souveraine. Si dans les élections régionales, les électeurs allemands peuvent se laisser aller au romantisme (version Herder), la raison du portefeuille devrait faire la différence lorsque le pouvoir fédéral sera en jeu.  http://www.causeur.fr/afd-merkel-allemagne-die-linke-40172.html?utm_source=Sociallymap&utm_medium=Sociallymap&utm_campaign=Sociallymap

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Un traUn tract du gouvernement hongrois soutient que les migrants ont transformé Paris et Londres en zones de non-droit

La Hongrie n’y va pas par quatre chemins. Selon un dépliant distribué par le gouvernement de Viktor Orban, il existerait  900 « zones de non-droit » (les fameuses no-go zone) à population étrangère en Europe, révèle le Washington Post. Dans ces endroits où résident « un nombre important d’immigrés », on retrouverait Londres, Stockholm, Berlin…ou encore Paris et Marseille.

 Dans un texte distribué à des millions d’électeurs hongrois, le gouvernement soutient que les masses immigrées ont transformé plusieurs villes européennes. Par ailleurs, les autorités n’auraient « peu ou pas de contrôle », rapporte ce tract.

La sortie de ce dernier n’a rien d’un hasard. Le gouvernement hongrois organise le 2 octobre prochain un référendum contre la répartition des réfugiés dans l’UE. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, lors d’une émission de la BBC mardi soir a enfoncé le clou. « Ces informations sont basés sur des rapports officiels, communiqués par les polices pays concernés », a-t-il assuré. « Il y a des zones de non-droit en Europe et nous ne voulons pas de zones de non-droit en Hongrie ».

Les réactions officielles à Londres n’ont pas tardé. « Ce tract est manifestement inexact. Il n’y a aucun endroit au Royaume-Uni où les lois du pays ne seraient pas appliquées », a réagi le ministère des Affaires étrangères, alors que l’ambassade britannique à Budapest a également protesté.

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