Dupont-Aignan assure qu’un patron de presse, soutien de Fillon, lui a demandé de se retirer

Dupont-Aignan assure qu’un patron de presse, soutien de Fillon, lui a demandé de se retirer

Le candidat Debout la France a affirmé jeudi soir que Serge Dassault lui avait envoyé des SMS lui demandant de se retirer de la présidentielle.

VIDEONicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France, a affirmé jeudi soir que Serge Dassault, soutien de François Fillon, lui avait demandé de se retirer de la présidentielle, en échange d’une levée de « censure » dans le quotidien Le Figaro qu’il possède.

« J’ai parlé de pressions insupportables pour m’inciter à renoncer à ma candidature parce que je devrais renoncer à mes convictions (…). Est-ce que je peux vous lire ce que m’a envoyé un grand patron de presse français industriel au service d’un candidat ? », a lancé le député de l’Essonne lors de l’émission « Quinze minutes pour convaincre » sur France 2. Nicolas Dupont-Aignan a indiqué que c’est Serge Dassault qu’il accuse d’être l’auteur de ces SMS. Sur France 2, il a lu ces SMS. « ‘Le boycott de mon journal n’est que la conséquence' », a-t-il commencé à citer, commentant : « Je me plaignais du boycott de son journal », avant de poursuivre la lecture « …de ton attitude contre Fillon et ce n’est pas en restant dans ton coin que tu y arriveras mais en étant dans une équipe gouvernementale ».

Nicolas Dupont-Aignan a commenté à nouveau : « la carotte », avant de reprendre la lecture du SMS : « ‘Il vaut mieux manger une soupe que du pain rassis' ». Et le candidat de poursuivre : « J’ai répondu ‘je suis scandalisé que tu assumes ce boycott’, il a répondu ‘ça n’arrivera plus quand tu soutiendras Fillon‘, j’ai répondu ‘c’est de la censure’, il a répondu ‘si tu changes d’avis, il n’y aura plus de censure je vous le promets’. J’en ai assez de cette démocratie d’opérette! ».

Le maire de Yerres (Essonne) avait auparavant critiqué les « médias détenus par des puissances d’argent, les inégalités de temps de parole », lui qui avait quitté le plateau de TF1 en mars pour dénoncer sa non-invitation lors d’un débat à cinq candidats. « Est-ce que vous croyez qu’Emmanuel Macron aurait eu toutes ces couvertures de magazine pendant des mois s’il ne servait pas des intérêts ? Tous les Français ont compris qu’il y avait un candidat chouchou ! », a-t-il encore accusé.

 http://www.europe1.fr/politique/dupont-aignan-assure-quun-patron-de-presse-soutien-de-fillon-lui-a-demande-de-se-retirer-3306731#xtor=CS1-16
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Sur les Champs-Elysées, un attentat soulève un vent de panique

Sur les Champs-Elysées, un attentat soulève un vent de panique

« Les gens couraient, se bousculaient et se cognaient aux tables »: cette femme de 39 ans dînait tranquillement jeudi soir dans une brasserie des Champs-Elysées à Paris quand un attentat jihadiste a créé la panique sur la plus célèbre avenue du monde.

Personne ne comprenait ce qui se passait, « surtout les touristes étrangers », raconte-t-elle à l’AFP, encore secouée. Dehors, les lumières des boutiques de luxe ont continué à briller mais les trottoirs se sont vidés d’un coup, laissant place à une forêt de gyrophares et au ballet d’un hélicoptère en survol.

A trois jours du premier tour d’une élection présidentielle placée sous haute surveillance en raison de la menace jihadiste, un policier a été tué et deux autres grièvement blessés par les coups de feu tirés par un assaillant qui a ensuite été abattu par les forces de l’ordre. Une touriste a aussi été légèrement blessée par un éclat.

L’attentat a été revendiqué dans un communiqué par l’organisation jihadiste Etat Islamique (EI).

La jeune femme, qui préfère ne pas donner son nom, terminait son repas quand la terreur a saisi la salle. « Les serveurs nous ont sommés de partir et d’évacuer par l’arrière du restaurant, mais il n’y avait pas de sortie, donc on a dû se planquer dans l’arrière-cour ».

« Quelqu’un a dit: +ça a canardé, j’ai cru que j’allais y passer+. Les serveurs ont éteint les lumières », puis les pompiers sont arrivés pour aider les clients à quitter les lieux.

La moitié haute de l’avenue, vers l’Arc de Triomphe, a été désertée.

Des dizaines de voitures et de cars de police couvraient la chaussée de cette avenue, qui est au même titre que la tour Eiffel, située non loin de là, l’emblème de Paris, passage obligé des touristes mais aussi lieu de fête et de rassemblement populaire. Forces de l’ordre, pompiers et autres secouristes, la sillonnaient en va-et-vient nerveux.

Après la panique de la fusillade, quand touristes et badauds ont pris leurs jambes à leur cou, fuyant vers les rues adjacentes, le calme est revenu. Mais l’ambiance restait tendue, et des stations de métro étaient toujours fermées.

– Réfugiés dans un cinéma –

Beaucoup se sont aussi réfugiés dans les brasseries, boutiques et cinémas de l’avenue, le long de ses larges trottoirs bordés d’arbres. Au cinéma Lincoln, « des gens sont dans le cinéma, je ne peux pas vous dire combien, mais ils ne peuvent pas sortir, par précaution », confirme à l’AFP un employé à la caisse.

Mehdi, un quadragénaire consultant en communication, était attablé dans un restaurant tout proche quand la fusillade a éclaté. « J’ai entendu des tirs, je suis allé voir ce que c’était, j’ai vu des gens à terre, au moins deux corps, et des gens qui couraient partout, qui criaient. J’ai eu peur, je suis parti, j’ai même pas payé mon addition! », dit-il à l’AFP.

Le salon de thé Ladurée, sur l’avenue, s’est transformé rapidement en QG de crise, accueillant notamment le ministre de l’Intérieur Matthias Fekl et la maire de Paris Anne Hidalgo, arrivés en convoi protégé et entourés de près par plusieurs hommes munis d’armes automatiques.

Sur la place de l’Etoile, des militaires se tiennent derrière le cordon de sécurité qui bloque l’accès à l’avenue.

Des touristes incrédules tentent de comprendre ce qui se passe. Maud et Wilfried Deneau, venus de Nantes, dans l’ouest de la France, avec leurs fils de 13 et 15 ans, sont dépités. « Paris, c’est toujours comme ça maintenant. On ne veut pas avoir peur, alors on est venus leur montrer l’Arc de Triomphe… ».

Isabel, une touriste australienne de 34 ans, est contrariée, elle ne peut plus accéder à son logement loué dans une rue adjacente: « Je veux rentrer chez moi ».

Source: http://www.infos.fr/sur-les-champs-elysees-un-attentat-souleve-un-vent-de-panique-204113.html#ixzz4er8ti5P5

Source: http://www.infos.fr/sur-les-champs-elysees-un-attentat-souleve-un-vent-de-panique-204113.html#ixzz4er8kV8BQ

La curieuse théorie qui veut faire croire que François Fillon a été « blanchi »

La curieuse théorie qui veut faire croire que François Fillon a été « blanchi »

Un argumentaire qui circule largement en ligne affirme que François Fillon ne serait plus inquiété par les affaires. Une théorie fumeuse.

Explications

« Fillon blanchi ! Mais les médias n’en parlent pas. » Le blog LeScrutateur.com a publié le 11 avril un étrange article qui tente de faire croire, analyse juridique à l’appui, que le candidat Les Républicains (LR) n’est plus inquiété par les affaires. Une théorie partagée environ 20 000 fois sur Facebook, et relayée par plusieurs chaînes d’e-mails et dans les commentaires de nombreux sites Internet d’information. Avec des arguments qui défient l’entendement, alors que l’intéressé et son épouse restent tous les deux mis en examen. Explications.

1. Un communiqué d’un avocat qui date de février

CE QUE DIT LA RUMEUR

La première partie de l’article reprend un « communiqué de M. Jean-Paul Garraud, avocat général près de la Cour d’appel de Poitiers ». Il s’agit effectivement d’un vrai texte, mais il faut d’emblée préciser que le magistrat en question est aussi un homme politique, qui fut député UMP de Gironde de 2002 à 2012 et mène actuellement campagne pour les législatives en tant que candidat LR.

L’article du blog LeScrutateur.com reproduit mot pour mot un communiqué diffusé par Jean-Paul Garraud le 24 février sur son compte Facebook. Il y estime que le fait que « l’ouverture d’information est faite contre X » est « un point très important » signifiant « qu’il n’y a ni charge, ni indice grave ou concordant contre [François Fillon] à l’issue d’une enquête rondement menée. »

POURQUOI C’EST FAUX

Il est exact d’affirmer, comme l’a fait Jean-Paul Garraud, que le Parquet national financier a ouvert le 24 février une « information judiciaire contre personnes non dénommées » dans l’affaire Fillon. Mais ce fait permettait simplement au juge d’étendre les poursuites si d’autres mis en cause étaient découverts. Il ne s’agissait en aucun cas d’un aveu en creux que les éléments à charge contre le candidat seraient particulièrement ténus.

La preuve ? François Fillon a été mis en examen moins d’un mois plus tard, le 14 mars, pour « détournement de fonds public », « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de bien sociaux », et « manquements aux obligations de déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique ». Penelope Fillon et Marc Joulaud ont également été mis en examen par la suite.

Le candidat LR est évidemment toujours présumé innocent, n’ayant pas été jugé. Le fait qu’il ait été mis en examen témoigne néanmoins qu’il existe des « indices graves ou concordants » de sa participation aux infractions en question, n’en déplaise à Jean-Paul Garraud.

2. Les emplois fictifs présumés restent au cœur du dossier

CE QUE DIT LA RUMEUR

La deuxième partie de l’article du blog LeScrutateur.com est un condensé de plusieurs argumentaires qui ont également circulé en ligne ces dernières semaines. On y lit notamment cette affirmation, catégorique :

« L’accusation d’emploi fictif n’a pas été retenue par le Parquet national financier, or c’est celle-là qui “plombait” le plus l’accusation contre Fillon. »

POURQUOI C’EST TROMPEUR

En effet, on ne trouve pas de mention « d’emploi fictif » dans la liste des motifs de mise en examen de François Fillon. L’explication est simple : cette notion en elle-même n’existe pas dans le Code pénal. En revanche, la question de savoir si le travail fourni par Penelope Fillon comme assistante parlementaire et à La Revue des deux mondes était réel reste bien au cœur du dossier, en témoigne le fait que le candidat à la présidentielle reste poursuivi pour :

  • « Détournement de fonds publics » et « complicité et recel de détournements de fonds publics » : ces qualificatifs concernent l’emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire. Si l’emploi de Mme Fillon s’avère réel, aucun fonds public (par sa rémunération) n’aura été détourné. En revanche, s’il est avéré que la rémunération n’a pas correspondu à un travail réel à la hauteur de celle-ci et que M. Fillon a abusé de sa position pour favoriser sa femme, l’article 432-15 du Code pénal dispose qu’il encourt dix ans d’emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu’à 1 million d’euros – voire plus selon le montant total des sommes frauduleusement versées.
  • « Complicité et recel d’abus de bien sociaux » : ici, ce sont les activités de Penelope Fillon à La Revue des deux mondes qui sont visées. Le recel consiste, selon la loi, à bénéficier en connaissance de cause du produit d’un crime ou d’un délit.

En résumé, rien ne permet d’affirmer que François Fillon ne serait plus poursuivi à cause des emplois présumés fictifs de sa femme. L’intéressé en a d’ailleurs lui-même conscience, puisqu’il continue de se défendre publiquement de cette accusation, assurant notamment sur RTL, fin mars, que « jamais les juges ne pourront démontrer » que ces emplois n’étaient pas réels.

3. Une note d’un « spécialiste »… qui affirmait que François Fillon ne pouvait être mis en examen

CE QUE DIT LA RUMEUR

Dernier élément de l’article du blog LeScrutateur.com : « La note de l’ancien rapporteur général du budget, Philippe Auberger, montre l’inanité des autres accusations, qui ne reposent sur aucun texte applicable. » Bref, « tout cela est une bonne nouvelle », conclut l’auteur.

POURQUOI CELA NE TIENT PAS

Ici, il est fait référence à une analyse de Philippe Auberger, ancien député UMP de l’Yonne, reprise notamment par le blog Les-Crises.fr le 11 mars, et une semaine plus tôt sur le site de soutien au candidat LR Fillon-Versailles.fr. Cette analyse, antérieure à la mise en examen de François Fillon, le 14 mars, affirmait en effet prouver que l’affaire Fillon ne reposait sur aucun fondement juridique. Notamment que les fonds utilisés à l’Assemblée nationale par François Fillon pour rémunérer sa femme « ne seraient pas des fonds publics ».

En voici la conclusion :

« Sur la base des faits connus, la justice ne dispose d’aucun moyen juridique pour mettre en examen M. et Mme Fillon. Si elle avait ces moyens, elle aurait fait une citation directe en correctionnelle au lieu de faire traîner l’affaire à loisir, de mobiliser trois juges d’instruction et de manipuler l’opinion publique à coup de communiqués de presse. »

Les arguments juridiques invoqués dans la démonstration de Philippe Auberger ont été contestés par de nombreux juristes. Surtout, la mise en examen du candidat LR le 14 mars a battu en brèche l’argument sa conclusion selon lequel le dossier n’aurait aucun fondement.

François Fillon reste présumé innocent, n’ayant pas été jugé pour l’heure. Mais il est complètement erroné d’écrire que les accusations à son encontre ne reposeraient « sur aucun texte applicable ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/04/13/la-curieuse-theorie-qui-veut-faire-croire-que-francois-fillon-a-ete-blanchi_5110844_4355770.html#d56GFdQLgTzxVpwU.99


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Attaque sur les Champs-Elysées à trois jours de la présidentielle

Attaque sur les Champs-Elysées à trois jours de la présidentielle

Des policiers en faction sur les Champs-Elysées, jeudi soir, ont été la cible de tirs à l’arme lourde. Un policier et mort et deux ont été grièvement blessés.

Un policier a été tué, deux autres blessés, jeudi soir, lors d’une fusillade qui a eu lieu peu avant 21h sur les Champs-Elysées. L’assaillant ou l’un des assaillants a été abattu.

Pierre-Henri Brandet, le porte-parole du ministère de l’Intérieur et François Molins, le procureur de Paris, ont tenu un point de presse improvisé, peu après minuit, sur les Champs-Elysées, revenant sur le déroulé de l’attaque qui s’est produite à 20h50 : « un individu armé d’un fusil d’assaut a tiré sur des policiers en faction, au niveau du magasin Marks and Spencer sur les Champs-Elysées, entraînant la mort d’un policier, et en blessant deux autres, un légèrement, l’autre beaucoup plus gravement » a expliqué le procureur de Paris. Une passante, « ressortissante étrangère », a également été blessée, « vraisemblablement touchée par des éclats« . Quant à l’assaillant,« le terroriste a été neutralisé par des tirs de riposte », a ajouté le procureur.

Le pronostic vital du policier le plus gravement blessé « n’est plus engagé » a expliqué Pierre-Henri Brandet qui a annoncé que Mathias Fekl, le ministre de l’Intérieur, s’est rendu au chevet des policiers blessés et de la touriste.

Ce que l’on sait du ou des assaillants

L’identité de l’assaillant « est connue » et « vérifiée », a indiqué François Molins, qui a refusé de révéler dans l’immédiat son identité car « des perquisitions » et « des investigations » sont en cours, a-t-il expliqué. Les enquêteurs veulent notamment savoir si l’homme « a bénéficié ou pas de complicités », a précisé le procureur.

Selon des sources policières, l’assaillant présumé, né en 1977, était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers. Il avait été condamné en février 2005 à quinze ans de réclusion pour trois tentatives d’homicide volontaire, dont deux visant des policiers. Des perquisition ont eu lieu en Seine-et-Marne au domicile de cet homme, titulaire de la carte grise du véhicule utilisé sur les Champs-Elysées.

L’attaque a très vite été revendiquée par le groupe djihadiste État islamique via un communiqué de son organe de propagande, l’agence Amaq :« L’auteur de l’attaque des Champs-Elysées dans le centre de Paris est Abu Yussef le Belge, et c’est un des combattants de l’État islamique », annonce le communiqué.

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête notamment pour assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.

François Hollande : « Nous sommes convaincus que la piste est d’ordre terroriste »

A l’issue d’une réunion de crise tenue à l’Elysée et à laquelle participaient le Premier ministre Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Interieur Mathias Fekl, et le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, François Hollande s’est exprimé depuis le perron.

L’air grave et le ton solennel, le Président a annoncé la tenue d’un conseil de défense à 8h vendredi matin et un hommage national rendu au policier tué. « Nous serons d’une vigilance absolue notamment par rapport au processus électoral » a dit le Président qui a consacré la majeure partie de son intervention aux forces de police et à « la confiance et la solidarité » dont les Français doivent faire preuve à leur égard.

Mon message s’adresse à tous nos concitoyens. Ils sont protégés, ils doivent l’être et le seront, mais le principe de base c’est la confiance et la solidarité à l’égard des forces de sécurité.

« Nous devons tous prendre conscience que nos forces de sécurité font un travail particulièrement difficile, qu’elles sont exposées –on le voit encore ce soir– et que le soutien de la nation est total à leur égard […] Tout doit être fait pour que ces policiers, gendarmes et militaires, puissent exercer leur mission, bien sûr dans l’État de droit, et avec le respect des procéduresmais avec la confiance de toute la Nation ».

Les Champs-Elysées fermés toute la soirée

L’intervention a été longue car la police recherchait de possibles complices. Un périmètre de sécurité a isolé jusqu’à minuit et demi les Champs-Elysées du reste de la ville. Des scènes de panique ont eu lieu sur le trottoir ou dans les restaurants, magasins et galeries marchandes qui ont été bouclées, parfois avec des passants à l’intérieurs qui s’étaient mis à l’abris après avoir entendu des coups de feu. Certains étaient encore confinés après 23h. Les images spectaculaires de gyrophares et d’hélicoptères survolant la « plus belle avenue du monde » ont été à la une des télévisions du monde entier.

« 15 minutes pour convaincre », la dernière émission politique de la campagne perturbée

A trois jours du premier tour de la présidentielle, cet attentat prends une dimension particulière. Alors que les Champs-Elysées étaient bouclés et qu’une réunion de crise se tenait à l’Elysée, les 11 candidats à la présidentielle passaient, l’un après l’autre, leur dernier « grand oral » sur France 2.

À lire

L’attaque connue, elle a fait dévier la deuxième partie de l’émission et même la fin de la campagne. Les onze candidats à l’élection présidentielle ont unanimement condamné l’attentat djihadiste. François Fillon a même estimé qu’il « n’y avait pas lieu » de poursuivre la campagne.

L’ancien Premier ministre et Marine Le Pen ont annoncé leur intention d’annuler leurs déplacements prévus ce vendredi.

► POUR EN SAVOIR PLUS | Lire : Attentat sur les Champs-Élysées : Fillon appelle à la fin de la campagne

 https://www.franceinter.fr/justice/attaque-sur-les-champs-elysees-a-trois-jours-de-la-presidentielle

Policier tué aux Champs-Elysées : un vendredi sous haute tension

Policier tué aux Champs-Elysées : un vendredi sous haute tension

La fusillade mortelle survenue jeudi soir en plein Paris promet un dernier jour de campagne présidentielle mouvementé

L’ESSENTIEL EN DIRECTParis encore frappée en plein coeur. L’attentat qui a tué un policier sur les Champs-Elysées jeudi soir annonce un vendredi agité, alors que se termine à 23h59 la campagne présidentielle. François Hollande tient à 8h un conseil de défense après cet attentat terroriste revendiqué par l’État islamique et commis par un assaillant dont l’identité a été « connue et vérifiée ». Suivez ici en direct les dernières informations sur le sujet.

Les principales infos à retenir

– François Hollande a convoqué un conseil de défense à 8h

– L’attentat a été revendiqué par l’État islamique

– Polémique sur la fin de campagne présidentielle

Conseil de défense à 8h et hommage national au policier. François Hollande a « convoqué » un conseil de défense à 8h, à l’issue jeudi soir d’une réunion de crise au cours de laquelle le Chef de l’Etat s’est entretenu avec le Premier ministre Bernard Cazeneuve et les ministres de l’Intérieur et de la Justice, Matthias Fekl et Jean-Jacques Urvoas. François Hollande s’est dit « convaincu » que la fusillade était « d’ordre terroriste », promettant d’être d’une « vigilance absolue » pour sécuriser la présidentielle, dont le premier tour se tient dimanche. Le Chef de l’Etat a annoncé qu’un « hommage national » sera rendu au policier tué.

Une attaque revendiquée très vite par l’État islamique. L’attaque, qui a eu lieu vers 21H00, a été presque aussitôt revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), à l’origine de la plupart des attentats, parfois de masse, qui ont fait 238 autres morts depuis 2015 en France. « L’auteur de l’attaque des Champs-Elysées dans le centre de Paris est Abu Yussef le Belge, et c’est un des combattants de l’Etat islamique », selon un communiqué publié par son organe de propagande Amaq.

La fusillade mortelle survenue jeudi soir en plein Paris promet un dernier jour de campagne présidentielle mouvementé

L’ESSENTIEL EN DIRECTParis encore frappée en plein coeur. L’attentat qui a tué un policier sur les Champs-Elysées jeudi soir annonce un vendredi agité, alors que se termine à 23h59 la campagne présidentielle. François Hollande tient à 8h un conseil de défense après cet attentat terroriste revendiqué par l’État islamique et commis par un assaillant dont l’identité a été « connue et vérifiée ». Suivez ici en direct les dernières informations sur le sujet.

Les principales infos à retenir

– François Hollande a convoqué un conseil de défense à 8h

– L’attentat a été revendiqué par l’État islamique

– Polémique sur la fin de campagne présidentielle

Conseil de défense à 8h et hommage national au policier. François Hollande a « convoqué » un conseil de défense à 8h, à l’issue jeudi soir d’une réunion de crise au cours de laquelle le Chef de l’Etat s’est entretenu avec le Premier ministre Bernard Cazeneuve et les ministres de l’Intérieur et de la Justice, Matthias Fekl et Jean-Jacques Urvoas. François Hollande s’est dit « convaincu » que la fusillade était « d’ordre terroriste », promettant d’être d’une « vigilance absolue » pour sécuriser la présidentielle, dont le premier tour se tient dimanche. Le Chef de l’Etat a annoncé qu’un « hommage national » sera rendu au policier tué.

Une attaque revendiquée très vite par l’État islamique. L’attaque, qui a eu lieu vers 21H00, a été presque aussitôt revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), à l’origine de la plupart des attentats, parfois de masse, qui ont fait 238 autres morts depuis 2015 en France. « L’auteur de l’attaque des Champs-Elysées dans le centre de Paris est Abu Yussef le Belge, et c’est un des combattants de l’Etat islamique », selon un communiqué publié par son organe de propagande Amaq.

 http://www.europe1.fr/societe/policier-tue-aux-champs-elysees-un-vendredi-sous-haute-tension-3306722

Poutou veut désarmer les policiers, tollé sur Twitter après la fusillade des Champs-Elysées

CE MEC EST BON POUR L ASILE …. MAIS QUI A EU L IDÉE DE LUI DONNER LES SIGNATURE A UNE TELLE BUSE ?

Poutou veut désarmer les policiers, tollé sur Twitter après la fusillade des Champs-Elysées

POLITIQUE Le candidat à la présidentielle a été pris à partie par des policiers après l’émission politique de France 2…

Difficile de faire pire comme timing. Alors qu’on apprenait qu’une fusillade avait eu lieu sur les Champs-Elysées, faisant un mort et deux blessés chez les policiers, jeudi soir, Philippe Poutou passait son oral de 15 minutes dans l’émission politique de France 2. Visiblement pas au courant des événements, il a expliqué qu’il voulait désarmer la police pour lutter contre les dérives lors des manifestations. Sans surprise, les internautes lui ont expliqué le fond de leur pensée.

Des tweets qui mettent le feu aux poudres

Après le passage de Nicolas Dupont-Aignan, David Pujadas interrompt brièvement l’émission pour informer les spectateurs de la fusillade et du décès d’un policier. En coulisses à ce moment, Philippe Poutou arrive sur le plateau. Pendant ses quinze minutes, il défend notamment sa position de désarmer les policiers, expliquant : « On a vu ce qu’il s’est passé lors des manifestations de la loi Travail, il y a des agressions de la police ». Il dénonce également « la répression policière dans les quartiers, avec 10 à 15 jeunes qui sont tués sous les coups de la police chaque année ».

Le ton monte en ligne, mais ce sont deux tweets de son community manager, un quart d’heure plus tard, à 22h06 – soit environ 40 minutes après l’annonce de la fusillade, qui mettent le feu aux poudres.

« On vt désarmer les policiers car ils agressent les manifs, les jeunes et les #quartierspopulaires. #JeVotePoutou #15minutesPourConvaincre puis La police au contact de la population n’a pas besoin d’être armée ! »

« Indécence », « Pas trop honte ? », « Peut-être pas le moment idéal pour dire ça », « Un policier est mort et tu oses écrire ça ? », « Tu sais qu’un policier vient de se faire tuer » ? « Ta gueule »… Ses deux tweets ont généré plus de 800 réponses, très négatives pour la plupart.

Poutou pris à parti après l’émission

Le candidat tente de se rattraper en fin d’émission, lors de sa conclusion. « Je vais évidemment commencer par l’actualité dramatique du jour, la mort de ce policier, pour dire que nous aussi on est attristés ». Il embraie toutefois : « Je voudrais dire que la lutte contre le terrorisme, c’est d’abord la lutte contre la politique française à l’international, et il y a un soutien à exprimer d’urgence aux populations du Moyen-Orient qui sont victimes de la dictature de Bachar al-Assad. »

Selon le chercheur Julien Salingue, le candidat a été pris à partie après le débat par des policiers en uniforme, qui lui ont lancé : « On a besoin de nos armes, enculé, ordure ! »

À la sortie du débat de France 2, Philippe Poutou pris à partie par des policiers en uniforme : « On a besoin de nos armes, enculé, ordure ! »

 http://www.20minutes.fr/high-tech/2053851-20170421-poutou-veut-desarmer-policiers-tolle-twitter-apres-fusillade-champs-elysees?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&xtref=twitter.com&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1492748009

Présidentielle: Fin de campagne bouleversée par l’attentat des Champs-Elysées

Encore une fois le seul qui propage des mensonges c est Fillon lisez l article, indigne jusqu’ au bout !

Présidentielle: Fin de campagne bouleversée par l’attentat des Champs-Elysées

PRESIDENTIELLE Deux jours avant le premier tour de la présidentielle, la fusillade qui a coûté la vie à un policier, bouscule le programme des candidats…

La campagne officielle s’achève ce vendredi à minuit, les médias n’ayant plus le droit de publier ou de diffuser sondages ni déclarations des candidats jusqu’à dimanche 20h, lorsque les premiers résultats seront annoncés.

>> A lire aussi : Présidentielle: Que proposent les candidats en matière de lutte contre la radicalisation?
Dans cette dernière ligne droite, et alors que le match s’annonce serré entre les quatre favoris des sondages (Macron-Le Pen-Fillon-Mélenchon), les onze candidats avaient tous prévu meeting, déplacement ou discours pour tenter de convaincre les indécis. Un programme qui a volé en éclat après avoir appris depuis les locaux de France 2, où ils participaient tous à l’émission « Quinze minutes pour convaincre », qu’ une fusillade venait d’avoir lieu sur les Champs-Elysées et avait tué un gardien de la paix et blessé deux autres, ainsi qu’une passante.

Une partie des candidats fait le choix de suspendre la campagne

Les candidats à la présidentielle ont unanimement rendu hommage au policier tué et, plus généralement, aux forces de l’ordre mobilisées dans un pays touché depuis 2015 par une vague d’attentats terroristes qui ont fait 238 morts.

Certains, comme François Fillon et Marine Le Pen, ont aussitôt annoncé qu’ils annulaient leurs déplacements et désiraient suspendre leur campagne. L’ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy a ainsi estimé que « » dans le contexte que nous vivons, il n’y a pas lieu de poursuivre (…) une campagne électorale parce que nous devons montrer la solidarité (…) aux victimes ». Pas de visite de terrain non plus pour la présidente du FN qui à cependant prévu de faire une déclaration depuis son siège de campagne à 10h ce vendredi.
Emmanuel Macron les a suivis quelques heures plus tard en annulant ses deux meetings prévus à Rouen et Arras et devrait lui aussi s’exprimer « devant les Français » vendredi midi.

Maintenir la campagne pour ne pas interrompre le processus démocratique

Pour l’insoumis Jean-Luc Mélenchon, il ne faut pas « interrompre le processus de notre démocratie de manière à bien démontrer que les violents n’auront pas le dernier mot contre les républicains ». Son entourage a confirmé le maintien de son programme pour vendredi. Il participera notamment à 19h à Paris à l’un des nombreux « apéros insoumis » organisés dans toute la France, accompagné notamment du leader de Podemos, l’Espagnol Pablo Iglesias.

Le candidat PS Benoît Hamon a lui coupé la poire en deux : un déplacement annulé dans matinée mais un discours maintenu à 17h30 à Carmaux, terre de Jaurès. « Ce serait une grave erreur de tomber dans la peur et de mettre entre parenthèses le débat démocratique », a-t-il déclaré.

Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Pouton (NPA) et Nathalie Arthaud (LO) poursuivent quant à eux la ligne de route qu’ils s’étaient fixée.

Le risque de la récupération

A quarente-huit heures seulement du scrutin, beaucoup d’internautes craignent une récupération politique de cette nouvelle tragédie.

Course de vitesse entre François Fillon et Marine Le Pen pour récupérer l’attentat des Champs-Élysées.

Le Front National aurait ainsi sponsorisé un tweet affirmant que Marine Le Pen était la seule à pouvoir agir face aux terroristes, une heure à peine après l’attaque.


La récupération immédiate par le FN est écoeurante et indigne

rq : Il s’agit d’un tweet sponsorisé

Demain vendredi dernier jour de campagne avant silence radio des équipes de campagne : et vont surfer à fond sur l’attentat

Certains n’ont pas attendu demain et choisissent l’abject. Ce tweet est sponsorisé, cad que ce •a payé• pour être lu (via @EDomenach) pic.twitter.com/SVzy56X4e7

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François Fillon a également été montré du doigt sur les réseaux sociaux, après avoir propagé une fausse rumeur sur d’éventuelles autres fusillades en cours à Paris.

Champs-Elysées:Fillon critiqué pour avoir évoqué à tort « d’autres violences ailleurs dans Paris » https://www.google.fr/amp/mobile.francetvinfo.fr/politique/francois-fillon/video-attaque-de-policiers-sur-les-champs-elysees-fillon-critique-pour-avoir-evoque-a-tort-d-autres-violences-ailleurs-dans-paris_2155793.amp 

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VIDEO. Attaque de policiers sur les Champs-Elysées : Fillon critiqué pour avoir évoqué à tort…

Le candidat Les Républicains réagissait sur le plateau d’une émission de France 2 juste après l’annonce de la fusillade dans laquelle un policier a été tué.

francetvinfo.fr

indigne jusqu’au bout.Donner de fausses infos en direct. Et dire que ça a été 1er ministre

Alors que la France est à nouveau victime d’une attaque terroriste, il devrait être difficilement pardonné aux candidats de profiter du drame pour tenter de récupérer des voix au prochain scrutin…

Présidentielle: recevoir les résultats en direct  http://www.20minutes.fr/elections/presidentielle/2053855-20170421-presidentielle-fin-campagne-bouleversee-attentat-champs-elysees?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&xtref=twitter.com&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1492748012